Un expert de l’UQAM cosigne un rapport sur l’importance de préserver les puits de carbone naturels au Canada

Le 6 décembre 2022 – Le professeur du Département des sciences biologiques Yves Prairie, titulaire de la Chaire UNESCO en changements environnementaux à l’échelle du globe, compte parmi les membres d’un comité d’experts du Conseil des académies canadiennes (CAC), signataires du rapport Solutions climatiques basées sur la nature, dont les résultats ont été dévoilés le 6 décembre. Selon ces experts, l’amélioration du stockage du carbone dans les écosystèmes naturels (milieux humides, forêts, prairies, terres agricoles et zones côtières marines) pourrait réduire de manière non négligeable les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada.

Le rapport souligne qu’un engagement énergique à réduire les émissions d’origine humaine et à préserver les paysages existants demeure d’une importance capitale afin d’assurer le succès des actions pour le climat. «En effet, le développement et les changements d’utilisation des terres ainsi que l’augmentation des températures rendent ces paysages vulnérables aux perturbations et risquent de provoquer une libération supplémentaire de GES dans l’atmosphère», indique le rapport.

Les solutions climatiques basées sur la nature (SCBN) comportent divers avantages, observent les experts, notamment sur le plan de la lutte contre les inondations côtières, de l’amélioration de la qualité de l’air et de l’eau, de la réduction de l’érosion des sols, de l’augmentation de la valeur des propriétés, de l’atténuation des effets des îlots de chaleur urbains et d’une plus grande biodiversité.

«À l’échelle planétaire, la quantité de carbone stocké dans les forêts, les zones humides, les prairies et les littoraux du Canada est très appréciable, déclare Glen MacDonald, président du comité d’experts. Le Canada peut donc devenir un chef de file en matière de solutions climatiques basées sur la nature.»


Respecter ses engagements

En tant que signataire de l’Accord de Paris sur le climat en 2015, le gouvernement du Canada s’est engagé à réduire les émissions de GES de 40 % par rapport aux niveaux de 2005, d’ici 2030, et à atteindre une économie carboneutre à l’horizon 2050. Le comité d’experts estime que les SCBN peuvent constituer un moyen de protéger, de restaurer et de gérer les écosystèmes qui séquestrent le carbone et de contribuer ainsi à l’atteinte des objectifs climatiques du gouvernement. Son rapport offre une vue d’ensemble du potentiel des puits de carbone naturels, traite des options pour améliorer la séquestration du carbone ou réduire les émissions de GES dans divers écosystèmes et aborde les bénéfices potentiels de ces solutions. Enfin, il explore en quoi les peuples autochtones sont des partenaires clés dans les initiatives de séquestration du carbone au pays.

Le CAC a été mandaté par Environnement et Changement climatique Canada ainsi que par six ministères et organismes fédéraux pour réaliser l’étude. Fondé par la Société royale du Canada, l’Académie canadienne du génie et l’Académie canadienne des sciences de la santé, le CAC est un organisme à but non lucratif qui confie à des comités d’experts la tâche d’effectuer des recherches dans divers domaines afin d’éclairer l’élaboration de politiques publiques au Canada.

Les principaux constats établis par le rapport Solutions climatiques basées sur la nature sont accessibles sur le site web du CAC.

*Cet article a d’abord été publié dans Actualités UQAM le 6 décembre 2022.

Le professeur Yves Prairie est disponible pour des entrevues. Vous pouvez le contacter par l’entremise de la soussignée.

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Source :
Évelyne Dubourg
Conseillère en communication
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Tel.: 514 987-3000, poste 20157
dubourg.evelyne@uqam.ca

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