Un don de 250 000 $ pour les 35 ans de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM
Le 17 décembre 2025 – À l’occasion de son 35e anniversaire de fondation, l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) annonce un legs testamentaire de 250 000 $ de l’enseignante au collégial Mireille Trudeau. Ce don renforcera le soutien déjà accordé aux personnes étudiantes en études féministes à l’UQAM dès l’automne 2026.
Mireille Trudeau, membre de l’IREF depuis sa création en 1990, a été professeure au Cégep du Vieux-Montréal. Elle s’est démarquée par son dévouement à l’éducation, à la justice sociale et à la condition des femmes. Au terme de sa vie, elle a souhaité prolonger son engagement féministe en faisant un legs testamentaire destiné à l’IREF, versé dans un fonds capitalisé.
Ce geste altruiste permettra d’accorder 10 000 $ par année en bourses aux personnes étudiantes inscrites en études féministes à l’UQAM, et cela pour une période d’au moins 35 ans. Dès l’automne 2026, une nouvelle bourse Mireille Trudeau de 5 000 $ verra le jour. Une autre partie du legs ira en soutien aux personnes étudiantes qui ont des contrats de recherches à l’IREF, entre autres pour les projets reliés au Portail bibliographique en études féministes BiblioFEM*, à la revue PréfiX et à la tournée féministe des CÉGEPS.
Des boursières témoignent
Au fil des années, les bourses offertes par l’IREF ont soutenu le parcours de nombreuses étudiantes devenues diplômées.
Danielle Coenga Oliveira (Ph.D. science politique, 2025), qui a complété un doctorat en science politique avec une concentration en études féministes, est aujourd’hui professeure à l’Université de Montréal. Récipiendaire en 2018 de la bourse de 3e cycle de l’IREF, elle témoignait: « L’IREF, une organisation féministe internationalement reconnue, a fortement contribué à ma décision d’immigrer au Québec. Cette bourse prestigieuse (…) renforce mon implication dans des recherches féministes dédiées à comprendre les rapports de pouvoir et à transformer des rapports sociaux, économiques et politiques qui maintiennent les inégalités de genre au Québec, au Brésil et partout dans le monde.»
L’artiste montréalaise Heidi Barkun (M.A. arts visuels et médiatiques, 2021) qui a aussi complété une concentration en études féministes, poursuit une pratique transdisciplinaire qui s’articule autour de l’expérience de la maladie, de l’infertilité, de l’identité et de l’échec. Sa démarche imbrique les sciences de la santé et les sciences sociales dans sa pratique d’installation contextuelle, comme on avait pu le voir dans l’exposition LET’S GET YOU PREGNANT! tenue à la Galerie de l’UQAM en 2020. Cette détentrice de la prestigieuse bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain en 2020 avait d’abord reçu la bourse Anita Caron de l’IREF en 2017 ainsi que la bourse de l’IREF au 2e cycle en 2018. «À l’institut, j’ai trouvé une communauté ouverte et accueillante, avait-elle déclaré à l’époque. Cela m’a aidée à bâtir ma confiance en moi et en mes capacités de recherche pour aborder un sujet tabou dans mon domaine.»
Stéphanie Fortin, étudiante à la maîtrise en études littéraires avec concentration en études féministes en 2024-2025 a aussi bénéficié de la bourse Anita Caron. Elle a confié dans sa lettre de remerciement que la bourse l’encourage à poursuivre ses études au doctorat en études littéraires. «Je souhaite continuer de faire avancer les réflexions entourant l’écriture de soi, le rôle des discours sociaux dans la façon de raconter ou de mettre en récit les violences sexuelles et la nécessité de développer de nouveaux espaces de parole, a-t-elle écrit. Merci de croire en mon potentiel et à l’utilité de mon projet.»
Trente-cinq ans de recherche féministe à l’UQAM
Officiellement créé le 18 décembre 1990, l’IREF a pris son envol le 8 mars 1991, Journée internationale des droits des femmes. Depuis 35 ans, l’Institut soutient les cours et les recherches féministes de ses membres. En 2025, l’IREF compte 92 personnes enseignantes et plus de 500 personnes étudiantes qui ont choisi de poursuivr+e leurs études et recherches en adoptant des perspectives féministes. En tout, l’Institut regroupe plus de 700 membres professeures et professeurs, chercheuses et chercheurs, personnes chargées de cours, professionnelles de recherche, étudiantes et membres associées.
Le rapport d’activités 2024-2025 de l’IREF témoigne de leur dynamisme. Depuis ses débuts, l’IREF a chapeauté plus de 140 projets de recherche. En 2025, les projets de ses membres totalisent près de 9 millions de dollars en subventions.
Le premier cours en études féministes a été donné à l’UQAM en 1972 (voir «Pionnière des études féministes»). Aujourd’hui, l’Université offre de plus de 60 cours au 1er cycle et dans près de 20 programmes aux trois cycles. Ces cours permettent d’aborder l’évolution des féminismes au sens pluriel du terme ainsi que les revendications et les répercussions qui en découlent sur le plan social, politique, citoyen et culturel, tout en considérant les lieux géographiques où ils se manifestent, que ce soit au Québec ou ailleurs.
Cet article a d’abord été publié dans Actualités UQAM le 16 décembre 2025.
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La directrice par intérim de l’IREF, Chiara Piazzesi, est disponible pour des entrevues.
Source :
Joanie Doucet
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