Rentrée culturelle : la Galerie de l’UQAM dévoile sa programmation pour la saison 2025-2026

Le 3 juillet 2025 — La Galerie de l’UQAM a le plaisir de dévoiler sa programmation 2025–2026, une saison qui invite le public à explorer des territoires riches et contrastés : l’éloge de l’image manquante, les métamorphoses physiques et psychiques, les mises en scène de soi à l’ère du virtuel, ainsi que les rituels et mythes du passé qui résonnent dans le présent.

Parmi les propositions phares de la saison, soulignons les retrouvailles de la Galerie avec le sculpteur et diplômé de l’UQAM David Altmejd, de même que la toute première exposition nord-américaine de l’artiste ouzbèke Saodat Ismailova.

Fidèle à ses collaborations de longue date avec MOMENTA Biennale d’art contemporain et l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, la Galerie présentera également trois expositions individuelles dans le cadre de la 19e édition de la Biennale, articulées autour du thème Éloges de l’image manquante, ainsi que les projets de fin de maitrise de Jules Mayrand et Océane Buxton.

EXPOSITIONS EN SALLE

Raphaël Barontini, Queen Amina, 2023, acrylique, encre, sérigraphie et paillettes sur toile, 170 × 140 cm. Avec l’aimable autorisation de Mariane Ibrahim (Chicago, Paris, Mexico) © Raphaël Barontini / ADAGP, Paris / CARCC, Ottawa, 2025

5 septembre — 25 octobre 2025
Vernissage : le jeudi 4 septembre, 17 h 30

MOMENTA Biennale d’art contemporain : Éloges de l’image manquante

Commissaire : Marie-Ann Yemsi
Artistes : Raphaël Barontini, Gabrielle Goliath, Caroline Mauxion

Dans un monde saturé d’images, certaines font singulièrement défaut. Cette édition de MOMENTA resitue ces lacunes dans une perspective historique. Depuis l’avènement et la propagation de la photographie et du film durant l’expansion coloniale des 19e et 20e siècles, un lien idéologique s’est tissé entre ces médias et la construction des récits dominants. Il est particulièrement manifeste dans la fabrique de figures de l’altérité — géographique, culturelle, raciale, économique — et dans certains angles morts de l’histoire. Les récits qui n’entraient pas dans le cadre ont été annihilés. Ainsi, lorsqu’elles n’ont pas été tronquées, ces parties de nos histoires ont tout simplement disparu. En focalisant sur ce qui se dérobe à la vue, les silences et les brèches dans les mémoires individuelles et collectives, Éloges de l’image manquante interrogera aussi bien les enjeux contemporains de l’image que les conséquences actuelles des dynamiques complexes de construction des récits. Quelles histoires sont racontées, comment le sont-elles et par qui ?

Jules Mayrand, maybeTomorrow, 2023, installation vidéoludique. Photo : Sébastien Huot

Jules Mayrand. GG no RE, j’espère que tu vas bien

Finissant de la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

GLHF – GG no RE, j’espère que tu vas bien est une installation multimédia explorant les relations humaines telles qu’elles se construisent au sein de la culture gamer et de ses communautés. L’artiste étant lui-même gamer, cette exposition devient dès lors un moyen de comprendre sa propre place au sein de cette culture. Pour ce faire, Jules Mayrand est allé à la rencontre de personnes dont le gaming constitue le hobby principal, en dialoguant avec elles directement dans les jeux. L’exposition trace un portrait sensible de ces communautés sous les angles identitaire, politique et relationnel. Des entrevues menées dans VRChat examinent la mise en scène de soi rendue possible par la réalité virtuelle et les liens entre espace physique et numérique. Un journal de bord prenant la forme d’un jeu vidéo artistique relate l’échec des tentatives de l’artiste à entrer en contact avec des joueurs. Enfin, l’exposition explore la nature des amitiés masculines qui se forment à travers les jeux en ligne.

David Altmejd, Shaman, 2023, argile époxy, gel époxy, mousse expansive, yeux de verre, peinture acrylique, cristaux de quartz, cheveux humains, pierres de verre, crayon, acier, béton et résine, 87,63 x 41,91 x 41,91 cm. © David Altmejd

7 novembre 2025 – 24 janvier 2026
Vernissage : le jeudi 6 novembre, 17 h 30

David Altmejd. Agora

Commissaire : Louise Déry

Dans l’agora pensée par le sculpteur David Altmejd et la commissaire Louise Déry, plus d’une vingtaine de têtes et de bustes cohabitent comme autant de présences allégoriques incarnant divers rôles et postures devant l’univers. Au moyen d’une étonnante assemblée de caractères mythologiques et réels, de figures spirituelles et terrestres et de créatures humaines et non humaines s’exprime le fondement même de l’art de l’artiste : le monde qu’il édifie résulte d’une métamorphose induite par l’énergie créative et les forces de l’inconscient. Depuis les premiers crânes de loup-garou aux têtes et aux bustes plus récents, un fil se tisse entre le souffle et l’âme, entre le génie et le shaman, entre la nymphe et le magicien, entre le lièvre et le serpent. Ensemble, ces créatures fabuleuses se pressent : soutenir le poids du monde n’est pas sans exigence. L’exposition sera également l’occasion d’exposer La charge (2016), un bronze nouvellement acquis par l’UQAM avec l’appui de la Fondation de l’UQAM.

Saodat Ismailova, Melted into the Sun (image tirée de la vidéo, détail), 2024, vidéo, couleur, son, 35 min © Saodat Ismailova

6 février 2026 – 4 avril 2026
Vernissage : le jeudi 5 février, 17 h 30

Saodat Ismailova. Filmer à la feuille d’or

Commissaire : Louise Déry

Saodat Ismailova. Filmer à la feuille d’or est la première exposition de l’artiste en Amérique du Nord et permet d’ouvrir le regard sur les traditions ancestrales, les rituels, les mythes et l’héritage postsoviétique de l’Asie centrale. Ses installations vidéo et ses films documentaires associent souvent des archives et des témoignages aux scènes qu’elle crée et filme dans divers lieux de la région centrasiatique, particulièrement dans son pays l’Ouzbékistan. Les thèmes de la mémoire, de la spiritualité, de l’immortalité et de l’extinction, notamment à travers la place des femmes, jouent un rôle essentiel dans son œuvre empreinte d’histoire et de poésie. La carrière de Saodat Ismailova connait en ce moment un essor remarquable avec des expositions récentes au EYE Filmmuseum d’Amsterdam (2023), à la Fondation Pirelli de Milan (2024-2025) et des présentations à la Biennale de Venise (2013, 2022 et 2024) et à Documenta 15 (2022). Elle partage son temps entre Paris et Tashkent.

Océane Buxton, Modeste à Miami, 2024, impression numérique, approx. 114 x 76 cm. Photo : Océane Buxton et Sera Davis

Océane Buxton. Prophétesse

Finissante de la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

Prophétesse est une exposition de photographie et d’art vidéo qui fait ressortir l’ambiguïté entre réalité et fiction, tant dans la manière dont les individus se mettent en scène dans l’espace public que dans la construction des récits nourrissant l’imaginaire collectif. Mêlant enquête documentaire et potinage, elle interroge les liens entre la culture du vedettariat et les légendes urbaines. La protagoniste de l’exposition est une vedette locale énigmatique de Thetford Mines nommée Modeste Niquette. Cette femme polarisante affirmait qu’elle vivait des expériences récurrentes avec des forces extraterrestres, qu’elle documentait par la photographie. Elle distribuait ses clichés dans toute la ville et livrait des prophéties qui suscitaient de vives réactions parmi les habitantes et habitants. Elle fut finalement portée disparue dans des circonstances troublantes, mais son histoire est restée peu médiatisée. À partir de ses archives photographiques, l’exposition retrace les moments glorieux ou controversés de son parcours, brossant le portrait d’une figure fantomatique dont l’absence inexpliquée n’a fait que renforcer le statut mythique dans le folklore de sa ville natale.

24 avril – 2 mai 2026

Vernissage : le jeudi 23 avril, 17 h 30

Passage à découvert 2026

Finissantes et finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

Passage à découvert est l’occasion de découvrir les travaux des artistes contemporains et des pédagogues de demain qui occuperont les musées, galeries et écoles. L’exposition illustre la vivacité créatrice, la curiosité et la liberté des étudiantes et étudiants et témoigne du professionnalisme des personnes diplômées, ainsi que de l’engouement que génèrent leurs projets. Présentée chaque année, cette exposition souligne la richesse et la diversité des programmes offerts par l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, laquelle privilégie une formation pluridisciplinaire.

Vue de l’exposition Françoise Sullivan. Les années 1970, 2021, Galerie de l’UQAM. Photo : Paul Litherland

EXPOSITION VIRTUELLE

Jusqu’en mai 2028

Françoise Sullivan. Une ligne imaginaire

Commissaire : Louise Déry

sullivan-uneligneimaginaire.ca

Prenant le relais de l’exposition Françoise Sullivan. Les années 1970 présentée en juin 2021 à la Galerie de l’UQAM, l’exposition virtuelle Françoise Sullivan. Une ligne imaginaire résulte de la découverte de nouveaux éléments de connaissance et de plusieurs œuvres inédites réalisées pendant les années 1970. Au cours de cette période, Françoise Sullivan découvre en Italie plusieurs artistes de l’art conceptuel et de l’arte povera qui l’incitent à explorer des correspondances novatrices entre le travail de la pensée, l’image et le geste. Son travail s’ancre alors dans la photographie, le film, le texte et les actions performatives ouvrant sur des réalités qui témoignent d’un regard prolongeant l’impulsion du Refus global de 1948 : les luttes étudiantes, féministes, syndicales, sociales et politiques se déroulent sous ses yeux et infusent sa démarche. Sous le commissariat de Louise Déry, une « ligne imaginaire » est tracée sur un horizon qui fusionne à chaque moment l’art, la vie, le temps et le monde.

TROUSSES PÉDAGOGIQUES

L’art cultive

L’art cultive est une série de trousses éducatives développée par l’équipe de la Galerie de l’UQAM. Avec cette initiative, la Galerie souhaite offrir aux corps enseignants du Québec des ressources et outils pour initier leurs élèves à l’art contemporain. Les trousses visent à démontrer l’étendue et la variété des enjeux abordés par les artistes d’aujourd’hui, en plus de souligner la nécessaire place de l’art dans les conversations qui animent nos milieux de vie, d’études et de travail. Construites autour d’expositions présentées récemment à la Galerie, les trousses L’art cultive rassemblent des reproductions d’œuvres, des vues d’exposition, des capsules vidéo, des informations textuelles ainsi que des pistes pour lancer des échanges et des projets créatifs avec les jeunes publics.

La programmation de la saison 2025-2026 à la Galerie de l’UQAM est réalisée avec l’appui de :

Adresse et heures d’ouverture
Galerie de l’UQAM
Pavillon Judith-Jasmin, salle J-R120
1400, rue Berri, angle Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro Berri-UQAM
Entrée libre

Dès le 5 septembre : Mardi — samedi, 12 h – 18 h

Renseignements
Tél. : 514 987-6150
galerie.uqam.ca / Facebook / Instagram

Version anglaise

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Source :
Julie Meunier
Conseillère en communication
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Tel.: 514 987-3000, poste 1707
Cell.: 514 895-0134
meunier.julie@uqam.ca

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