L’UQAM annonce la refonte de son baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire

Le 26 janvier 2026 – À l’approche de la Semaine des enseignantes et des enseignants (1er au 7 février), l’Université du Québec à Montréal (UQAM) annonce que son baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire fera peau neuve à compter de l’automne 2026. La nouvelle structure du programme permettra de soutenir la réussite étudiante, d’outiller les futures enseignantes et futurs enseignants face aux réalités des classes d’aujourd’hui ainsi qu’à faciliter leur insertion professionnelle.

«Cette refonte était nécessaire pour refléter le nouveau référentiel des compétences professionnelles adopté par le ministère de l’Éducation en 2020, souligne Pierre Chastenay, professeur au Département de didactique et directeur du programme. Nous avons profité de l’occasion pour modifier la structure du programme, qui était la même depuis 15 ans, et identifier les domaines où les connaissances ont évolué.»

La première année du baccalauréat de quatre ans a été entièrement repensée afin de mieux soutenir la réussite étudiante. Elle est dorénavant consacrée aux cours de fondement en français et en mathématiques, des disciplines associées à des taux d’échecs et d’abandon plus élevés. «Afin d’assurer une meilleure maîtrise de ces fondements, la matière est répartie sur les deux premiers trimestres, ce qui permet aux étudiantes et étudiants de consolider leurs acquis et d’aborder la suite du parcours dans des conditions optimales de réussite», précise Pierre Chastenay.

La première année sera aussi concentrée sur l’éducation préscolaire, avec des cours d’éducation motrice, de gestion de classe et de didactique des arts, de la lecture, de l’écriture et de l’oral. Le stage au préscolaire conclura la première année. «L’éducation au préscolaire met la table pour le reste de la formation, affirme Sophie Desbiens, professeure invitée au Département de didactique. Les concepts d’apprentissage expérientiel, par le jeu ou par atelier, de développement global et d’évaluation pourront ensuite être facilement transférés à l’enseignement primaire.»

De meilleurs outils pour la classe d’aujourd’hui

Les deuxième et troisième années porteront sur la formation disciplinaire – didactique des mathématiques, du français, de l’univers social, des sciences et de la culture et citoyenneté québécoise – subdivisée entre les trois cycles du primaire. L’évaluation, la gestion de classe et l’orthodidactique du français et des mathématiques feront aussi partie des thèmes abordés. «Les classes du primaire ont beaucoup changé en 15 ans, avec une plus grande proportion d’élèves ayant des plans d’intervention, mentionne Pierre Chastenay. Les futures enseignantes et futurs enseignants seront mieux outillés pour faire face aux enjeux actuels.»

Les deuxième et troisième stages se tiendront dans des classes ordinaires du primaire. Le stage 3 peut être remplacé par un stage hors Québec dans une école francophone n’importe où dans le monde.

Trois profils

La quatrième et dernière année de formation offre trois profils de sortie, menant tous au brevet d’enseignement. Le profil de formation pratique est constitué d’un stage long étalé sur deux trimestres et d’un accompagnement par une communauté de pratique. «Le stage pourrait se faire en situation d’emploi avec un contrat d’au moins 60% d’une tâche à temps plein, ce qui devrait favoriser l’insertion professionnelle», souligne Sophie Desbiens. Cette mesure, combinée à un accompagnement plus personnalisé, devrait favoriser l’insertion professionnelle.

Le profil d’approfondissement propose un stage court sur un seul trimestre, suivi de cours dans divers domaines comme la neurodidactique, l’éducation à la sexualité, les perspectives autochtones et l’éducation relative à l’environnement. Ces cours seront donnés en soirée et les fins de semaine.

Enfin, le profil de passage au deuxième cycle propose également un stage court, suivi par des cours qui pourront être reconnus à la maîtrise en éducation. «Le stage court peut aussi se faire en situation d’emploi», note Sophie Desbiens.

Le programme peut être suivi à temps complet, mais également à temps partiel pour les personnes enseignantes non qualifiées légalement. Un cheminement DEC-BAC intégré est aussi offert en collaboration avec le cégep Édouard-Montpetit de Longueuil.

Il est possible de faire une demande d’admission avant le 1er mars.

Cet article a d’abord été publié dans Actualités UQAM le 22 janvier 2026.

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Le professeur Pierre Chastenay est disponible pour des entrevues.

Source :

Joanie Doucet
Conseillère en communication
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