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Un projet de recherche de Paquito Bernard de l’UQAM obtient un appui financier de la Fondation cancer du sein du Québec

Contrer la détresse par l’activité physique – Un projet de recherche de Paquito Bernard obtient un appui financier de la Fondation cancer du sein du Québec.

Le 19 janvier 2021 – Le professeur Paquito Bernard, du Département des sciences de l’activité physique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) figure parmi les six chercheurs lauréats du concours «1 million pour aider» de la Fondation cancer du sein du Québec. Lancé en janvier 2020, ce concours permet de soutenir financièrement des projets qui visent à améliorer la qualité des soins et la qualité de vie des patientes et patients ainsi que les programmes éducatifs en cancer du sein. La Fondation versera au total près d’un million de dollars aux lauréats.

Paquito Bernard étudie les retombées de l'activité physique sur la santé mentale de personnes ayant une maladie chronique ainsi que son rôle de prévention de plusieurs problèmes de santé (obésité, diabète, maladies coronariennes, cancer). Il a reçu près de 69 000 dollars de la Fondation cancer du sein du Québec pour évaluer les effets d’une intervention d’activité physique adaptée (APA) sur les symptômes anxiodépressifs et le sommeil de patientes atteintes d’un cancer du sein qui vivent une forme sévère de détresse émotionnelle. Le projet sera mené en collaboration avec une équipe de psychologues des hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et Santa Cabrini ainsi qu’avec une équipe pluridisciplinaire de chercheurs du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île- de-Montréal.

Le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez la femme au Canada (à l’exclusion des cancers de la peau autres que le mélanome). C’est la deuxième principale cause de décès par cancer chez les Canadiennes. Le cancer du sein peut aussi apparaître chez l’homme, mais ce n’est pas fréquent.

On estime que 10 % à 35 % des femmes aux prises avec un cancer du sein souffrent de détresse émotionnelle. Pour leur venir en aide, les équipes cliniques en oncologie offrent des traitements qui, généralement, prennent la forme d’un suivi psychologique ou d’antidépresseurs. Cependant, aucune intervention d’activité physique adaptée n’a été spécifiquement développée pour ces femmes jusqu’à maintenant.

«Au Canada, comme à l’échelle internationale, les lignes directrices concernant la prise en charge des troubles dépressifs majeurs recommandent que le personnel soignant fasse la promotion d’activités physiques, notamment auprès de personnes qui suivent des traitements en oncologie, rappelle Paquito Bernard. Malheureusement, ces directives sont peu appliquées, en particulier quand il s’agit de traiter des pathologies somatiques associées à des problèmes de santé physique.»

Pourtant, poursuit le professeur, des études ont montré que les activités physiques ont des effets bénéfiques sur la santé mentale, contribuant, entre autres, à la diminution des symptômes d’anxiété et de dépression. «Le défi ne consiste pas à prouver scientifiquement l’efficacité des interventions d’activité physique. On sait que l'activité physique donne d'aussi bons résultats que les antidépresseurs et la psychothérapie, qu'elle est aussi efficace à elle seule que combinée à la thérapie ou que la thérapie seule. Le défi est plutôt de prescrire davantage l'activité physique dans le milieu de la santé.»

Activités personnaliséesLes activités physiques proposées par le chercheur pendant une période de 12 semaines – marche, activités de renforcement musculaire et d’endurance – seront adaptées aux besoins personnels des participantes, selon qu’elles vivent seules ou en famille, en milieu urbain ou rural. «Des études ont comparé différents types d’activités physique en termes d’efficacité pour atténuer les symptômes anxiodépressifs, note Paquito Bernard. Les résultats montrent qu’il n’y a pas de différences importantes entre la marche et des activités de renforcement musculaire ou d’endurance à intensité élevée ou modérée.»

L’équipe de recherche s’assurera d’abord que les participantes adhèrent au programme d’intervention. «Avant de démarrer, nous aurons des entretiens avec les  participantes afin d’identifier les activités qu’elles aiment ou n’aiment pas faire et pour savoir si elles veulent être supervisées ou non, indique le chercheur. Les personnes qui suivent des traitements en oncologie ne souhaitent pas toutes être accompagnées pendant qu’elles s’entraînent physiquement. Certaines, le tiers environ, préfèrent être seulement conseillées.» Les premières séances seront toutefois supervisées pour des raisons de sécurité et d’apprentissage. Ensuite, les participantes pourront choisir le type d’activité physique qui leur convient le mieux ainsi que la fréquence et le degré d’intensité.

Au total 18 femmes seront recrutées, neuf en cours de traitement pour leur cancer et neuf autres ayant terminé leur traitement depuis trois mois. «En phase de traitement, les symptômes anxiodépressifs peuvent disparaître rapidement, mais certains ont tendance à persister en période post-traitement», souligne Paquito Bernard. C’est le cas de l’insomnie, notamment, qui est difficile à combattre. «Environ 60 % à 70 % des femmes qui suivent un traitement éprouvent un trouble du sommeil et 40 % d’entre elles continuent de vivre avec ce problème après leur traitement», dit le professeur.

Outils technologiquesLes effets de l’activité physique sur les symptômes anxiodépressifs seront évalués quotidiennement à l’aide d’une application téléphonique qui a déjà été utilisée dans le cadre d’autres études. «Les participantes auront simplement à l’installer sur leur téléphone intelligent. Elles recevront deux à trois notifications chaque jour et auront à répondre à quelques questions un peu comme lorsqu’on est hospitalisé et qu’on nous demande d’évaluer notre douleur sur une échelle donnée. Cela permettra de mieux comprendre la vitesse d’apparition des symptômes et de mesurer le temps requis pour que les impacts de l’activité physique se fassent sentir.»

Quant aux effets sur le sommeil, ils seront évalués au moyen d’une «montre» qui, elle aussi, a fait l’objet d’études de validation. «Cet appareil très léger a l’apparence d’une montre à trois dollars chez Dollarama, remarque Paquito Bernard. Elle permet d’enregistrer les déplacements du corps durant la nuit. Plus on a des problèmes de sommeil, plus on a des difficultés à savoir combien d’heures on a dormi et combien de fois on s’est réveillé. Grâce à cette montre, nous aurons un portrait quotidien, plus juste et plus détaillé, de la qualité du sommeil des participantes.»

Cet article a d’abord été publié dans le portail de nouvelles Actualités UQAM, sous le titre «Contrer la détresse par l’activité physique – Un projet de recherche de Paquito Bernard obtient un appui financier de la Fondation cancer du sein du Québec.»

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Source : Rose-Aline LeBlanc, conseillère en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Tél. : 514 987-3000, poste 2248 leblanc.rose-aline@uqam.ca twitter.com/RoseAlineLeBlan

 

mardi 19 janvier 2021
ORBICOM, le réseau international des chaires UNESCO en communication abrité par l’UQAM, parraine une déclaration appelant les professionnels et scientifiques en communication à s’engager pour un monde plus sain

Montréal, le 19 janvier 2021 - ORBICOM, le réseau international des chaires UNESCO en communication abrité par l’UQAM est le fier parrain de la Déclaration internationale des membres de la communauté professionnelle et scientifique en communication pour un monde plus sain, viable, meilleur.

Portée par des spécialistes, chercheuses et chercheurs en communication interpelés par l’urgence sanitaire planétaire et les crises climatiques qui se multiplient, cette déclaration est un engagement aux valeurs humanistes qui vise à mobiliser une large solidarité à travers le monde. En endossant la Déclaration, les membres des communautés professionnelle et scientifique en communication s’engagent publiquement à mettre leurs expertises à contribution dans l’accompagnement des sociétés pour une transition nécessaire vers des valeurs plus saines.

En parrainant la Déclaration, Oumar Kane, secrétaire général de ORBICOM et professeur au Département de communication sociale et publique de l’UQAM, a lancé un vibrant appel en ce sens. « En ces temps incertains, la communication doit se poser comme une force qui peut nourrir l’espoir ainsi que l’action et la résilience sociales. Il est clair pour nous que l’inaction et le repli n’ont pas leur place face aux urgences de notre époque ».

Destinée à circuler mondialement pour mobiliser les liens de solidarité et d’unité entre les groupes associatifs, organisations, regroupements, collectifs, agences et réseaux professionnels et scientifiques en communication, la Déclaration a été traduite en six langues : Français, Anglais, Espagnol, Portugais, Italien, Allemand. « C’est un privilège pour ORBICOM, le réseau international des chaires UNESCO en communication, d'en devenir le porte-étendard aujourd'hui », a déclaré Oumar Kane.

Pour lire la Déclaration internationale des membres de la communauté professionnelle et scientifique en communication pour un monde plus sain, viable, meilleur dans son entièreté, cliquez ici.

Tous les membres de la communauté professionnelle et scientifique en communication sont invités à endosser cette Déclaration, en remplissant un formulaire en ligne, afin de rallier cet effort de mobilisation et de faire connaître leurs engagements.

À propos d’Orbicom, le réseau international des chaires UNESCO en communicationFondé en 1994 sous l'égide de l'UNESCO, ORBICOM est un réseau international de chaires en communication qui inscrit sa mission dans le développement et le partage de savoirs et d'expertises en communication par l'éducation, la recherche et l'action concrète. Abrité par l’UQAM, le réseau regroupe des universitaires et des spécialistes de la communication et des médias à travers le monde. Ses membres examinent notamment comment la communication en constante évolution peut contribuer à promouvoir la démocratie et un développement durable.

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Source : Cyrille Batalla, conseiller en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMTél. : 514 987-3000, poste 7975batalla.cyrille@uqam.ca

mardi 19 janvier 2021
ORBICOM, the international network of UNESCO chairs in communication, hosted by UQAM, is the proud sponsor of an international declaration inviting communication professionals and researchers to get involved for a healthier world.

Montréal, le 19 janvier 2021 - ORBICOM, the international network of UNESCO chairs in communication hosted by UQAM, is the proud sponsor of the International Declaration of Communications Professionals and Researchers for a healthier, viable, better world.

Driven by communication specialists and researchers concerned by the global health emergency and the growing climate crisis, this declaration is a commitment to humanist values that aim to mobilize broad solidarity throughout the world. By endorsing the Declaration, members of the professional and scientific communication communities publicly commit to putting their expertise to work in supporting societies for the necessary transition to healthier values.

By his support to the Declaration, Oumar Kane, ORBICOM’s Secretary General and professor at the Département de communication sociale et publique at UQAM, launched a strong appeal to this effect. “In these uncertain times, communication must emerge as a force that can nourish hope, action and social resilience. It is clear to us that inaction and withdrawal have no place in the face of the emergencies of our time.”

To emphasize the strength and solidarity of this gesture between associations, organizations, collectives, agencies, federations, professional and scientific networks, in all regions of the world, this declaration will circulate in six languages : French, English, Spanish, Portuguese, Italian, German. “It is a privilege for ORBICOM, the international network of UNESCO chairs in communication, to become its standard-bearer today,” said Oumar Kane.

To read the International declaration of communications professionals and researchers for a healthier, viable, better world in its entirety, click here.

All members of the professional and scientific communication communities are invited to endorse this mobilization effort by filling in an online form.

About ORBICOM, the international network of UNESCO chairs in communicationCreated in 1994 by UNESCO, ORBICOM is an international network of chairs in communication whose mission is to develop and share knowledge and skills in communication through education, research and concrete action. Hosted by UQAM, the network brings together communication and media academics and specialists from around the world. Its members examine, among other things, how evolving communication can help promote democracy and sustainable development.

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Source : Cyrille Batalla, conseiller en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMTél. : 514 987-3000, poste 7975batalla.cyrille@uqam.ca

mardi 19 janvier 2021
PARAMÈTRES XX : la relève étudiante en arts visuels et médiatiques de l’UQAM s’expose virtuellement sur le site de la Place des arts

Dates : 21 au 28 janvier 2021Vernissage en ligne : jeudi 21 janvier 17 h à 18 h 00

Le 18 janvier 2021  ̶  L’École des arts visuels et médiatiques (EAVM) de l’UQAM, en partenariat avec la Place des Arts, présente l’exposition annuelle Paramètres pour une 8e année consécutive. Les œuvres étudiantes ont été sélectionnées par un jury composé d'artistes et de professeurs afin de faire découvrir des artistes émergents. Cette exposition, exceptionnellement offerte en ligne, souligne la diversité des pratiques et des approches enseignées à l’EAVM ainsi que l'engagement et l'inventivité de ses étudiantes et étudiants.

L’École privilégie une formation pluridisciplinaire et Paramètres XX témoigne de la richesse de ses programmes grâce à la qualité des travaux dévoilés. En accueillant l’exposition, la Place des Arts permet à des créatrices et des créateurs de la relève de diffuser leurs œuvres sur son site web.

Le vernissage de l’exposition aura lieu en présence de la rectrice de l’UQAM, Magda Fusaro, de la présidente-directrice générale de la Place des arts, Marie-Josée Desrochers, de la doyenne par intérim de la Faculté des arts, Johanne Lalonde et du directeur des programmes de 1er cycle en arts visuels et médiatiques, Paul Landon.

Seront décernés au cours de l’événement plusieurs bourses et prix récompensant l’excellence des propositions artistiques de la communauté étudiante, parmi lesquels les bourses d’excellence de la Fondation McAbbie et la bourse d’excellence Hubert Rousseau, appuis indéfectibles et inestimables aux jeunes artistes.

Dates : 21 au 28 janvier 2021Lien vers l’exposition Paramètres XX

Producteurs / Diffuseurs : École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Les rendez-vous Place des Arts

Étudiantes et étudiants dont les œuvres seront exposées : Anie-Jade CharbonneauPhilomène Cloutier-JulienGeneviève DagenaisMarie-Danielle DuvalHansé Galipeau ThébergeMarie-Pier LachanceLouis LampronLaurent Le Bel-RouxStéphanie L'HeureuxVincent LussierNoelia Pacheco-BascopéLaurie PouliotAmanda PrevalAnna Quinn NguyenAnnie-Kim RainvilleRachèle Santos-Brault

InformationsJohanne DagenaisÉcole des arts visuels et médiatiques de l’UQAMdagenais.johanne@uqam.ca

 

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Source : Julie Meunier, conseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communicationsCell. : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

lundi 18 janvier 2021
Des professeures de l’UQAM démystifient l’univers de l’Internet, du Web et des médias sociaux pour le grand public

Le 18 janvier 2021  ̶  Pour démystifier l’univers du numérique, une équipe de recherche de l’UQAM dirigée par les professeures du Département de communication sociale et publique, Florence Millerand et Mélanie Millette, lance Le Numérique en questions, un projet de communication scientifique.

Au cours des derniers mois, avec la pandémie qui sévit sur toute la planète, l’Internet, le Web et les médias sociaux sont sollicités plus que jamais par un public de tous âges. Que ce soit pour les rapprochements sociaux, le magasinage en ligne, l’école à la maison, les rendez-vous en santé ou le télétravail, le numérique confirme de plus en plus son côté incontournable.

« En concevant ce projet, nous avons pensé à nos parents et à des gens qui ont moins d’expérience avec l’Internet. Mais il peut tout aussi bien être utile pour les adolescentes et adolescents, les jeunes adultes et les pédagogues voulant s’informer sur des thèmes en particulier », précise la professeure Mélanie Millette.

Le Numérique en questions aborde plusieurs thèmes : • Internet, c’est où?Les réseaux sociaux, c’est quoi? Les fausses nouvelles : se méfie-t-on de ce qui circule sur les écrans?Comment acheter en ligne en toute sécurité?Cyberdépendance : comment savoir si on est accro à l’écran? Comment faire un usage réussi des mots-clics?Navigateurs et moteurs de recherche : comment fonctionnent-ils?Cyberintimidation : quelles réalités et quelles ressources?

« Les termes et problématiques de l’univers numérique sont choisis et définis en étant ancrés dans la réalité du quotidien. Nous avons développé un site Web avec de courts textes qui permettent d’aller plus loin dans la compréhension », ajoute la professeure Florence Millerand.

C’est en gardant en tête le concept d’accessibilité et de vulgarisation que sont également diffusées sur Twitter des infographies captivantes, fournissant des explications simples et imagées aux questions que toutes et tous peuvent se poser.

Le Numérique en questions est une réalisation de la Chaire de recherche sur les usages des technologies numériques et les mutations de la communication.Les professeures Florence Millerand et Mélanie Millette sont disponibles pour accorder des entrevues. Veuillez contacter la soussignée.

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SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMCellulaire : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

 

lundi 18 janvier 2021
L'UQAM fait le point sur les autorisations de circuler en période de couvre-feu

Montréal, le 15 janvier 2021 – La Direction de l’UQAM tient à faire le point sur les autorisations de circuler des membres de son personnel enseignant en période de couvre-feu. Ainsi, seuls les membres du personnel enseignant ayant des cours du soir en présentiel recevront une attestation leur permettant de se déplacer de l’Université à leur domicile après leurs cours qui se terminent à 21 h, soit après le couvre-feu en vigueur jusqu’au 8 février prochain. « Ces attestations seront requises et exigées à compter du 18 janvier 2021 pour le personnel enseignant s’il est interpellé lors de ses déplacements à l’extérieur du campus pendant le couvre-feu », a tenu à préciser Louis Baron, vice-recteur au Développement humain et organisationnel de l’UQAM dans un message adressé au personnel enseignant. Les membres du personnel enseignant qui auraient à se présenter sur le campus en soirée pour des activités essentielles autres qu’un cours en présentiel devront demander une attestation particulière, qui pourrait leur être exceptionnellement octroyée par l’Université après examen de la requête. « En raison de préoccupations liées aux impératifs de santé publique et de sécurité, la plus grande retenue est de mise en matière de circulation après le couvre-feu », a rappelé Louis Baron.

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Source :Jenny DesrochersDirectrice, Relations avec la presseService des communications, UQAMdesrochers.jennifer@uqam.ca514-207-0464

vendredi 15 janvier 2021
Reconversions industrielles de régions québécoises: un uqamien s'intéresse à Sorel-Tracy et Drummondville

Le processus de repositionnement économique d'une ville ou d'une région doit émaner des acteurs locaux, analyse Marc-André Houle.

Le 11 janvier 2021 - La mondialisation a forcé plusieurs villes, voire des régions entières, à se repositionner économiquement au tournant des années 1970-1980. «L'économie de Sorel-Tracy était basée sur la construction navale et celle de Drummondville sur le textile», illustre Marc-André Houle, diplômé du doctorat en science politique de l'UQAM, qui s'est intéressé à la reconversion industrielle de ces deux villes. «Je voulais comprendre qui avait fait quoi et comment, en m'intéressant notamment à l'implication des différents paliers de gouvernement – municipal, MRC, provincial et fédéral», précise-t-il.

Pour y parvenir, il s'est plongé dans les archives des journaux afin de reconstituer le plus fidèlement possible la trajectoire industrielle et économique des deux villes, lesquelles présentent quelques similarités. «Il s'agit de deux villes de taille moyenne qui ont consolidé leur pôle monoindustriel au début du 20e siècle et qui ont largement profité de la forte croissance économique des Trente Glorieuses, entre 1945 et 1975», souligne-t-il.

Le cas de Drummondville

À la fin des années 1970, toutefois, rien ne va plus. «En 1977, le magazine L'actualité a désigné Drummondville comme étant une ville à l'agonie, note Marc-André Houle. Le magazine satirique Croc en avait même fait sa tête de turc, associant systématiquement tout ce qui était quétaine avec Drummondville.»

La libéralisation des marchés et la délocalisation des emplois dans le domaine du textile poussent les propriétaires d'usines à couper les salaires afin de demeurer compétitifs. Pour améliorer leurs conditions matérielles, les travailleurs et travailleuses doivent changer de métier… mais pour faire quoi? «Sous l'impulsion de la mairie et des organismes de développement économique, Drummondville a amorcé sa reconversion industrielle en misant sur l'entrepreneuriat, en soutenant le démarrage de petites et moyennes entreprises, raconte Marc-André Houle. Et ça a fonctionné. Pas étonnant que l'on associe souvent le Centre-du-Québec à l'esprit entrepreneurial!»

Outre son capital humain, la ville possédait plusieurs atouts de par sa géolocalisation: elle est située presqu'à mi-chemin entre Montréal et Québec, elle n'est pas très loin de la frontière américaine, elle dispose d'un accès direct à l'autoroute 20 et elle possédait plusieurs terrains industriels prêts à être exploités. «Aujourd'hui, il y a une dizaine de secteurs d'activités florissants à Drummondville, tels que machinerie, métal et transport; aliments et boissons; grossistes-distributeurs; papiers et produits finis; meubles et articles d'ameublement; électrique et électronique», souligne le diplômé.

La reconversion réussie de Drummondville tient en partie à deux acteurs clés, a constaté Marc-André Houle. La mairesse Francine Ruest-Jutras a été en poste de 1987 à 2013, tandis que le commissaire industriel de l'époque, entré lui aussi en fonction en 1987, est devenu par la suite le directeur général de la Société de développement économique de Drummondville. Il est toujours en poste aujourd'hui. «Cette stabilité a été cruciale pour la ville, estime-t-il. En 2018, le magazine L'Actualité a publié un article intitulé: "La ville la plus fière du Québec" en parlant de Drummondville. Tout un revirement de situation!»

Le cas de Sorel-Tracy

La reconversion ne s'est pas déroulée de la même façon à Sorel-Tracy, les chantiers maritimes étant un milieu très syndicalisé. «Le grand-père et le père ayant gagné de très bons salaires dans les chantiers maritimes, on a toujours gardé espoir que les chantiers redémarrent ou qu'une grande entreprise vienne s'installer pour offrir de bons emplois», a constaté Marc-André Houle en allant sur le terrain à la rencontre des acteurs du milieu. «Pendant longtemps, on a cru que seuls les syndicats pouvaient inspirer une vision en termes de développement régional», ajoute-t-il.

L'industrie navale avait attiré l'industrie métallurgique (Rio Tinto a toujours une usine dans la municipalité voisine) et plusieurs entreprises polluantes s’étaient installées à cet endroit stratégique, au confluent de la rivière Richelieu et du fleuve Saint-Laurent. Ironiquement, c'est lorsque les gouvernements québécois et canadien ont décidé d'assainir le fleuve et de forcer les entreprises à changer leur pratique qu'ont émergé des stratégies de reconversion s'appuyant sur l'environnement, le développement durable et l'écologie industrielle. «Plusieurs acteurs et organismes ont participé à cette reconversion, mais à la fin des années 1990, la création du Centre de transfert technologique en écologie industrielle a consolidé les efforts. Ce centre est d'ailleurs à la base de plusieurs initiatives québécoises en matière d'économie circulaire et il est devenu une référence mondiale», souligne Marc-André Houle.

En 2012, Sorel-Tracy a été reconnue comme Technopole en écologie industrielle. Le cégep a créé une Chaire de recherche sur l'écologie industrielle et territoriale, développant également un programme de formation technique. «Le bilan de la transformation de l'économie à Sorel-Tracy demeure mitigé, note toutefois Marc-André Houle. Il reste du travail à faire.»

Le processus des fusions municipales, qui a lié Sorel et Tracy en 1999, a laissé des traces, explique le chercheur. «Il y a encore des guerres de clochers là-bas et, même 20 ans plus tard, cela fragilise le processus de reconversion industrielle. De nouveaux dirigeants et administrateurs se sont succédé, chacun proposant sa vision pour la ville. Or, les processus de reconversion sont des démarches qui nécessitent une vision à long terme afin d'obtenir le soutien des gouvernements pour la mettre en œuvre.»

Pas de stratégie unique

En somme, la même stratégie de reconversion industrielle ne fonctionne pas nécessairement dans toutes les régions. «Il faut laisser la concertation faire son œuvre entre les acteurs du milieu concerné, conclut Marc-André Houle. Cela peut prendre du temps. Certaines villes réussissent leur reconversion en 15 ans, mais, pour d'autres, cela peut prendre 30 ou 40 ans!»

De la recherche au travail sur le terrain

Marc-André Houle a eu quelques charges de cours à l'UQAM par le passé – il a notamment donné le cours Politique de finances publiques à 11 reprises. Il adore la recherche et l'enseignement, mais il se décrit lui-même comme «un gars de terrain». «Je voulais faire du développement régional et j'ai trouvé l'emploi idéal à Victoriaville», dit celui qui agit depuis peu à titre d'agent du Fonds Écoleader pour le Centre-du-Québec. «La mission du Fonds est d'encourager les entreprises à adopter des pratiques écoresponsables», explique le diplômé, qui est également agent de développement durable pour l'Écoparc industriel Daniel-Gaudreau et qui travaille en parallèle à une version remaniée de sa thèse en vue d’une publication.

Cet article a d'abord été publié dans le portail de nouvelles Actualités UQAM le 10 décembre 2020.

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Marc-André Houle est disponible pour des entrevues.

SourceJoanie DoucetConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMTél. : 514 987-3000, poste 3268Cell.: 514 297-2771doucet.joanie@uqam.ca  

lundi 11 janvier 2021
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