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Résidence de recherche et de création pour les diplômés de l'UQAM issus de l’immigration et des minorités visibles

Le 12 avril 2021  ̶  L’École des arts visuels et médiatiques (ÉAVM) de l'UQAM, en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal (CAM) et le Centre d’art contemporain Optica, lance un appel de candidatures destiné aux artistes professionnels membres des minorités ethniques et visibles et issus de l’immigration, qu’ils et elles soient nés à l’étranger ou ici, mais dont les parents sont originaires d’un autre pays. Les candidates et candidats éligibles au nouveau programme de résidence de recherche, de création et de production «Intersections» doivent également être diplômés récents de la maîtrise en arts visuels et médiatiques (entre 2017 et 2021).Une séance d’information virtuelle sur le nouveau programme aura lieu le 13 avril prochain, à 11 h. Pour participer à la séance, il faut s’inscrire par courriel à intersections@uqam.ca.

Le projet pilote vise à offrir du soutien à une ou un artiste, dont un accès aux ateliers techniques spécialisés de l’École des arts visuels et médiatiques, et à un studio de création pour une durée d’un an ainsi que trois mois de résidence de recherche à l’automne 2021 au Centre d’art contemporain Optica. L’objectif est de réaliser une exposition solo qui sera présentée chez Optica. De l’accompagnement professionnel sera aussi offert à l’artiste, à raison de 60 heures au total, dont la moitié par le professeur de l’ÉAVM Romeo Gongora et l’autre par un membre du Centre Optica. « Il est difficile pour les artistes émergents issus de la diversité de se tailler une place dans le milieu professionnel, affirme le professeur en approches critiques des diversités culturelles, qui est également cofondateur du Centre d’art et de recherche sur les diversités culturelles. Un accompagnement donné par un autre artiste professionnel peut les aider à mieux réussir la transition entre le milieu académique et la pratique. »

Selon le professeur, le programme «Intersections» est unique en son genre au Canada, puisqu’il réunit à la fois une université, un conseil des arts et un centre d’artistes. « Le projet pilote permettra également de documenter et de mieux comprendre la réalité des artistes issus de l’immigration et des minorités visibles, note Romeo Gongora. Nous voyons le projet comme un lieu d’échange et de rencontre entre ces artistes et le milieu institutionnel. » Romeo Gongora espère que ce nouveau partenariat suscitera l’intérêt des jeunes artistes provenant des minorités visibles et ethniques et qu’il aura des retombées sur les inscriptions à l’École des arts visuels et médiatiques.

Pour poser sa candidature, on doit transmettre son curriculum vitæ, une lettre de motivation (500 mots maximum) dans laquelle on décrit le projet de recherche proposé, les objectifs prévus, l’échéancier pour les trois mois de la résidence et sa pertinence pour la démarche artistique, une courte biographie (100 mots maximum), des explications sur sa démarche artistique (500 mots maximum) ainsi qu’un portfolio d’images ou d’extraits vidéo ou audio.

La date limite pour déposer une demande de candidature est le 25 avril 2021, à minuit. Le dossier de candidature doit être transmis à l'adresse courriel intersections@uqam.ca

La personne sélectionnée recevra une subvention de recherche (1500 dollars maximum), un cachet de production (3 000 dollars), d’exposition (2 120 dollars) et de présentation publique (125 dollars). À l’issue de la résidence, l’artiste présentera une exposition solo dans les locaux du Centre Optica au cours de l'année 2023. La lauréate ou le lauréat fera également une présentation publique sur sa pratique artistique.

L'article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 1 avril 2021 sous le titre Nouvelle résidence de recherche et de création.

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* Le professeur Romeo Gongora est disponible pour accorder des entrevues. Vous pouvez le joindre directement par courriel gongora.romeo@uqam.ca, ou par mon entremise.

Source

Julie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et évènements spéciauxService des communications, UQAMCell. : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

lundi 12 avril 2021
Une étude de l'ESG UQAM révèle que la mobilité sociale intergénérationnelle s’affaiblit pendant que les inégalités de revenus augmentent

Le 8 avril 2021  ̶  Les personnes qui se trouvent au bas de l’échelle sociale au Canada éprouvent de plus en plus de difficultés à changer de statut socio-économique. Non seulement les inégalités entre riches et pauvres ont augmenté depuis le début des années 1960, mais la probabilité qu’un enfant accède à un meilleur revenu que celui de ses parents a diminué, révèle une étude de l'ESG UQAM menée par les professeures du Département des sciences économiques Marie Connolly et Catherine Haeck, et par le chercheur David Lapierre (M.A. économique, 2016), dont les résultats sont présentés dans l’article « Tendances de la mobilité intergénérationnelle du revenu et de l’inégalité du revenu au Canada ».

« Nous avons travaillé en collaboration avec Statistique Canada à partir de données fiscales afin d’établir des comparaisons intergénérationnelles en matière de mobilité du revenu, explique Marie Connolly, directrice du Groupe de recherche sur le capital humain. Pour comprendre à quel point le revenu d’une personne est influencé par celui de ses parents et de quelle manière il a évolué dans le temps, nous avons utilisé les données sur les jeunes nés dans les années 1960, 1970 et 1980. »

Jusqu’à tout récemment, il n’était pas possible de comparer la mobilité intergénérationnelle du revenu des différentes cohortes de naissance au Canada, en raison du manque de données. « La situation a changé avec l’ajout de nouvelles cohortes à la Base de données sur la mobilité intergénérationnelle du revenu (BDMIR) de Statistique Canada, remarque la professeure. Élaborée au milieu des années 1990, cette base contient des données fiscales longitudinales de cohortes successives de parents et de leurs enfants. » Les cohortes initiales de la BDMIR concernaient les enfants nés entre 1963 et 1970, inclusivement, lesquels étaient observés à l’adolescence en 1982, en 1984 et en 1986. Des cohortes plus récentes de personnes nées entre 1972 et 1985 ont été ajoutées à la base de données.

Pour mener leur recherche, Marie Connolly et Catherine Haeck ont obtenu un appui financier du Fonds de recherche du Québec Société et culture (FRQSC), dans le cadre d’un programme d’action concertée visant à soutenir des projets de recherche sur la pauvreté et l’exclusion sociale.

Baisse de la mobilité socialeAfin de mesurer la mobilité intergénérationnelle du revenu au Canada, les chercheuses ont utilisé un échantillon composé de cinq cohortes de Canadiens, nés entre 1963 et 1985, et ont examiné leurs revenus à l’adolescence, alors qu’ils vivaient avec leurs parents, puis à l’âge adulte, soit à la fin de la vingtaine et au début de la trentaine. « Nos calculs indiquent que la relation entre le rang des enfants dans la répartition du revenu et celui de leurs parents devient plus forte au fil du temps dans les cinq cohortes, dit la professeure. En d’autres termes, la corrélation entre revenu d’un enfant à l’âge adulte et le revenu de ses parents suit une tendance croissante, depuis la cohorte de naissance de 1963 à 1966 jusqu’à celle de 1982 à 1985. »

Concernant les enfants nés dans les familles du quintile le plus pauvre, la probabilité qu’ils en soient au même point une fois parvenus à l’âge adulte est passée de 27 % à près de 33 %, entre la plus ancienne cohorte et la plus récente. « La mobilité sociale est encore plus faible dans la tranche des revenus les plus bas, ce qui signifie que le cycle de la pauvreté se reproduit d’une génération à l’autre », souligne Marie Connolly.

Cette baisse de la mobilité sociale se remarque tant à l’échelle nationale que provinciale ou territoriale, mais dans une proportion moins grande au Québec que dans d’autres provinces, comme le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta, la Colombie-Britannique et l’Ontario. « Cela est probablement attribuable au filet social dont le Québec s’est doté au fil des ans et à ses efforts dans la lutte contre la pauvreté », observe la chercheuse. Le régime d’assurance-médicaments, le système public de services de garde, les programmes de supplément du revenu, le régime d’assurance parentale et la politique d’équité salariale sont autant de mesures ayant permis d’atténuer les effets de la hausse des inégalités de revenus.

Inégalités du revenuLa recherche souligne que l’inégalité du revenu est en progression au Canada, comme dans la plupart des autres régions du monde. « Au Canada, la part du revenu national accaparée par la tranche de 1 % des personnes les plus riches a augmenté de 1980 à 2010, passant de 8,9 % à 13,6 %, indique Marie Connolly. Au cours de la même période, elle a progressé encore davantage aux États-Unis, grimpant de 10,7 % à 19,8 %, ainsi qu’au Royaume-Uni, où elle est passée de 5,9 % à 12,5 %. »

Le Canada se situe en fait au milieu du peloton, derrière les pays d’Europe du Nord (Suède, Norvège, Danemark), assez près de l’Allemagne et de l’Australie, et loin devant les États-Unis et le Royaume-Uni.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer l’accroissement des inégalités du revenu au cours des dernières décennies. Certains observateurs pointent du doigt le rétrécissement des programmes sociaux et les baisses d’impôt, d’autres insistent sur la baisse du taux de syndicalisation, d’autres encore relèvent l’essor des technologies, dont l’évolution rapide a fait augmenter la demande en travailleurs qualifiés auxquels sont attribués les meilleurs salaires, ou bien la forte concurrence de pays tels que la Chine, l’Inde ou la Corée, qui a frappé de plein fouet le secteur manufacturier et forcé les entreprises à réduire leurs coûts de main-d’œuvre. Enfin, la financiarisation de l’économie a favorisé, à partir de la fin des années 1990, la délocalisation de la production et une pression à la baisse sur les salaires.

Plus une société est inégalitaire, plus il est difficile de changer de statut socio-économique. Les économistes appellent cette relation « la courbe de Gatsby le magnifique ».

Corrélation entre inégalités et mobilitéÀ l’instar d’autres travaux récents, Marie Connolly, Catherine Haeck et David Lapierre mettent en lumière la corrélation entre l’accroissement des inégalités du revenu et la faible mobilité sociale, indiquant ainsi que plus une société est inégalitaire, plus il est difficile de changer de statut socio-économique. Les économistes appellent cette relation « la courbe de Gatsby le magnifique », en référence au personnage du célèbre roman de l’écrivain américain Francis Scott Fitzgerald. « De plus grandes inégalités semblent aller de pair avec une plus faible mobilité sociale, souligne Marie Connolly. À ce stade-ci de nos recherches, nous n’établissons pas un rapport direct de cause à effet, mais une corrélation. »

Ce qui est en jeu, dit la chercheuse, c’est le fonctionnement de l’ascenseur social. « Si on se représente la distribution des revenus comme une échelle où chaque marche constitue un point de la distribution, l’accroissement des inégalités entre les revenus fait en sorte que la distance entre les marches s’accroît avec le temps. Plus les marches sont hautes, plus il devient difficile de s’élever dans l’échelle sociale. »

Prochaine étapeLes deux professeures ont l’intention de poursuivre leurs recherches dans la même voie, en exploitant au maximum les microdonnées de Statistique Canada dans le but de mieux comprendre les causes de l’accroissement de inégalités et de l’affaiblissement de la mobilité. De nombreuses questions demeurent. Comment expliquer que la mobilité soit plus faible dans une région du pays que dans une autre? Que faire pour éviter que la mobilité continue de se détériorer d’une génération à l’autre? Y a-t-il des leviers que l’on peut utiliser pour agir sur les mécanismes à l’œuvre?

« Nous voulons examiner les inégalités et la mobilité de revenu dans les différentes régions du Québec et analyser la transmission de la richesse, incluant le patrimoine, d’une génération à l’autre, dit Marie Connolly. Puis, nous allons croiser les données fiscales de la mobilité intergénérationnelle du revenu et celles du recensement (niveau d’éducation, professions, statut d’immigration). »

Le niveau d’éducation des femmes sera aussi sous la loupe des chercheuses. « Entre les cohortes de 1963 et de 1985, on constate une hausse du niveau d’éducation des femmes, ce qui a probablement contribué à atténuer la baisse de la mobilité sociale. Il est important d’analyser le rôle joué par les dépenses de l’État en éducation et en santé, et celui des politiques sociales en général, lesquelles peuvent favoriser une plus grande égalité des chances. »

L'article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 18 mars 2021 sous le titre Panne de l'ascenseur social au Canada: pendant que les inégalités de revenus augmentent, la mobilité sociale intergénérationnelle s’affaiblit, révèle une étude.

Les professseures du Département des sciences économiques Marie Connolly et Catherine Haeck sont disponibles pour accorder des entrevues. Vous pouvez les joindre directement par courriel, connolly.marie@uqam.cahaeck.catherine@uqam.ca ou par mon entremise. 

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SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et évènements spéciauxService des communications, UQAMCell. : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

 

jeudi 8 avril 2021
Utilisation inappropriée du nom et du logo de l'Université du Québec à Montréal : une entente est intervenue entre les parties

Le 7 avril 2021 — Un règlement hors cour est intervenu aujourd’hui entre l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’étudiante qui avait utilisé de façon inappropriée et non autorisée le nom et le logo (parfois modifié) de l’Université, portant ainsi atteinte à l’image et à la réputation de l’institution ainsi qu’à sa marque officielle. Certaines photos servaient en outre à commercialiser la consultation payante du site web de photos intimes de l’étudiante. Ce règlement hors cour met fin aux procédures d’injonction intentées par l’UQAM.

Dès le 31 mars dernier, la Cour a été informée par les deux parties qu’elles avaient convenu d’une entente de principe dont les termes restaient à préciser. Les procédures d’injonction ont d’ailleurs été reportées à une date indéterminée par l’UQAM le jour même. Pour donner au processus de négociation toutes les chances de réussite possible, l’Université s’est abstenue de commenter largement la situation. Grâce aux efforts soutenus des parties, un règlement complet du litige a pu être conclu. Exceptionnellement, il a été convenu que le contenu de ce règlement pouvait être rendu public.

Rappelons les faits : à la fin février et en mars 2021, l’étudiante a publié des photos d’elle-même sur ses comptes sur les réseaux sociaux, dont l’une où elle relevait sa toge de finissante en dévoilant en partie ses seins et en tenant à la main un diplôme avec le logo de l’UQAM, et une autre où elle figurait partiellement dénudée levant un « doigt d’honneur » devant le logo de l’UQAM et le visuel de l’institution pour son 50e anniversaire.

Si l’UQAM n’a eu d’autre choix que de s’adresser aux tribunaux, c’est qu’en dépit de trois demandes formelles adressées à l’étudiante, celle-ci a continué à associer le nom de l’Université et son logo à ses photos intimes, et à en commercialiser certaines pour promouvoir la consultation payante de son site web. Il est regrettable qu’une démarche judiciaire ait été nécessaire pour faire cesser ces publications.

Selon l’entente intervenue aujourd’hui, l’étudiante s’engage sans limite de temps à ne pas publier, diffuser ni partager sur ses comptes sur les réseaux sociaux et sur toute autre plateforme, réseau social et autre outil de diffusion les photos intimes d’elle-même mentionnées ci-dessus et toute autre photo de même nature qui utiliserait le nom, le logo ou quelque référence directe ou indirecte à l’Université du Québec à Montréal, à l’UQAM ou à une version modifiée de son logo. En vertu de ce règlement, l’Université renonce à toute réclamation en dommages-intérêts et dommages punitifs à l’encontre de l’étudiante.

En aucun cas, l’UQAM n’a souhaité ni ne souhaite limiter la liberté d’expression, une valeur qui lui est chère. Elle ne nourrit pas non plus de préjugés à l’endroit du travail du sexe, comme certaines personnes l’ont prétendu. Le cœur de sa démarche est l’utilisation de son nom et de son logo dans un contexte inapproprié et la commercialisation de ceux-ci pour promouvoir un site web payant de photos intimes.

L’UQAM demeure cette université ouverte et inclusive, pionnière en études féministes et réputée pour son excellence et son innovation dans la formation, la recherche et la création en arts. Elle prend acte du mouvement d’appui des derniers jours à l’endroit de l’étudiante. Elle réitère le fait que les procédures judiciaires n’avaient aucunement pour but d’interdire à l’étudiante de diffuser des photos intimes d’elle-même. La liberté d’expression ne saurait toutefois justifier une atteinte au nom et au logo de l’UQAM ou à leur exploitation commerciale sans autorisation.

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Personne-ressource pour les médias :Jenny DesrochersDirectrice, Relations avec la presse, UQAMdesrochers.jennifer@uqam.ca

Source :Caroline TessierDirectrice, Service des communications, UQAMtessier.caroline@uqam.ca

mercredi 7 avril 2021
Poissons : notre appétit ravageur – Conférence virtuelle de Daniel Pauly au Cœur des sciences de l’UQAM le 8 avril à 12 h

Invitation aux médias

Le 7 avril 2021 – Le Cœur des sciences de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) recevra, le jeudi 8 avril à midi, le biologiste Daniel Pauly, un des plus grands spécialistes au monde des ressources marines. Investi dans la recherche sur l’impact de la pêche sur les écosystèmes marins, le professeur Daniel Pauly sonne l’alarme depuis plusieurs décennies sur la disparition accélérée des poissons dans tous les océans.

En 50 ans, la consommation moyenne de poisson, par personne, est passée de 9 kg à plus de 20 kg par année. Cette augmentation est telle qu’on estime que nous consommons actuellement, dans le monde, 150 millions de tonnes de poissons annuellement, et ce chiffre augmente sans cesse. La surpêche, la dégradation des habitats et de la biodiversité ainsi que le gaspillage des ressources menaçant gravement nos océans sont source de grandes préoccupations. S’ajoute à tout cela un enjeu de taille : les menaces qui pèsent sur la pêche artisanale et de subsistance dans les pays en voie de développement.

25 ans après les premiers accords internationaux pour instaurer une pêche durable, où en est-on? Que disent les recherches scientifiques les plus récentes et quelles sont les pistes de solution suggérées? Ce sont là quelques-unes des questions qu’abordera le professeur Daniel Pauly lors de la conférence virtuelle Poissons : notre appétit ravageur.

QUAND Jeudi 8 avril 12h00

En ligne – gratuit Pour participer à la conférence : Chaîne YouTube du Cœur des sciences de l’UQAM

À propos de Daniel Pauly Chercheur à l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver, le professeur Daniel Pauly est l’un des plus grands spécialistes au monde des ressources marines. Il dirige le projet Sea Around Us, dont la mission est d’étudier l’impact de la pêche sur les écosystèmes marins. En 2005, Daniel Pauly a reçu le prix international Cosmos. En 2016, il a été nommé scientifique de l’année de Radio-Canada.

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*Monsieur Daniel Pauly est disponible pour des entrevues.

Renseignements et organisation des entrevues Stéphan Chaix, directrice, Cœur des sciences de l'UQAM chaix.stephan@uqam.ca

Source : Rose-Aline LeBlanc, conseillère en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications leblanc.rose-aline@uqam.ca twitter.com/RoseAlineLeBlan

mercredi 7 avril 2021
L'UQAM apporte des précisions sur les négociations en cours relativement à l'utilisation inappropriée de son nom et de son logo

Le 6 avril 2021 — L’Université du Québec à Montréal (UQAM) tient à préciser qu’une entente de principe est intervenue entre les parties dès le mercredi 31 mars dernier dans le cadre des procédures judiciaires intentées à l’encontre d’une étudiante, en raison de l’utilisation inappropriée du nom et du logo de l’Université en lien avec des photos intimes.

Le 31 mars, les procédures judiciaires ont donc été reportées à une date non précisée pour permettre aux parties de continuer à négocier les modalités de cette entente de principe.

L’UQAM prend acte du mouvement d’appui des derniers jours à l’endroit de l’étudiante.  En aucun cas, l’UQAM n’a souhaité ni ne souhaite proscrire la liberté d’expression, une valeur qui lui est chère. Elle ne nourrit pas non plus de préjugés à l’endroit du travail du sexe. Elle réitère le fait que les procédures judiciaires n’ont aucunement pour but d’interdire à l’étudiante de diffuser des photos intimes d’elle-même sur les réseaux sociaux ou autrement.

L’UQAM demeure cette université ouverte et inclusive, pionnière en études féministes et réputée pour son excellence et son innovation dans la formation, la recherche et la création en arts. La liberté d’expression ne saurait toutefois justifier une atteinte au nom et au logo de l’Université ou à leur exploitation commerciale sans autorisation.

Pour donner au processus de négociation en cours toutes les chances de réussite possible, l’UQAM s’abstiendra d’émettre d’autres commentaires pour le moment. Elle demeure confiante que les efforts consentis ces derniers jours par les deux parties en vue d’en arriver à un règlement déboucheront prochainement sur une entente.

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Personne-ressource pour les médias :Jenny DesrochersDirectrice, Relations avec la presse, UQAMdesrochers.jennifer@uqam.ca

Source :Caroline TessierDirectrice, Service des communications, UQAMtessier.caroline@uqam.ca

mardi 6 avril 2021
Intervenir auprès des personnes autistes – Nouveau programme en intervention comportementale offert à l’UQAM à l'automne 2021

Le 26 mars 2021 – À compter de l’automne 2021, la Faculté des sciences humaines de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) offrira un DESS en intervention comportementale auprès des personnes présentant un trouble du spectre de l'autisme (TSA). Ce programme remplace le DESS en intervention comportementale auprès des personnes avec un trouble envahissant du développement (TED), qui avait été créé au milieu des années 2000. «Le titre du programme a été modifié pour respecter la terminologie employée dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5) de l’American Psychiatric Association», souligne Nathalie Poirier, professeure au Département de psychologie.

Axé sur la pratique, le programme de deuxième cycle vise à outiller les étudiantes et les étudiants dans la planification de services de soutien qui tiennent compte des comportements sociaux et des contraintes de développement des personnes autistes. «Dès la fin du programme, les personnes diplômées pourront intervenir auprès de ces personnes en évaluant leurs besoins, en formulant des recommandations et en concevant des plans d'intervention auprès des jeunes et de leur famille», affirme la professeure.

Le DESS s’adresse à toutes les personnes qui détiennent un baccalauréat dans une discipline pertinente – psychologie, travail social, psychoéducation, orthophonie, sciences infirmières, médecine. Les milieux d’emploi sont variés: centres de la petite enfance, écoles primaires et secondaires, centres d’éducation des adultes, organismes communautaires, centres hospitaliers, cliniques privées, centres de réadaptation. «Les parents d’enfants autistes qui ont un baccalauréat peuvent aussi s’inscrire au DESS», mentionne Nathalie Poirier.

Le trouble du spectre de l’autisme se caractérise par des difficultés importantes sur le plan de la communication et des interactions sociales, de même que par des comportements répétitifs et des intérêts restreints. Entre 1% et 2% de la population souffre de TSA. «On observe une hausse des diagnostics de TSA au Québec, surtout chez les jeunes», précise Nathalie Poirier.

Intervenir sur les comportements Programme unique dans la francophonie, le DESS est fondé sur l’intervention comportementale intensive. Cette approche développée aux États-Unis vise à enseigner les comportements socialement acceptables, à réduire les comportements problématiques et à bonifier la qualité de vie par le développement des habiletés sociales et scolaires, de motricité, de langage, de jeu et d’autonomie. «Toutes les études récentes démontrent que cette approche donne les meilleurs résultats pour le développement de l’enfant», mentionne la professeure.

Puisque l’UQAM est la seule université francophone à offrir cette formation de deuxième cycle, le programme attire des étudiantes et des étudiants des quatre coins du monde, principalement d’Europe, d’Afrique et d’Amérique du Sud. «Environ le tiers des quelque 50 étudiants inscrits au programme annuellement proviennent de l’étranger, précise Nathalie Poirier. Le DESS constitue un bon tremplin pour les personnes qui ont une formation dans leur pays et qui souhaitent intervenir au Québec.»

Le programme comprend huit cours à suivre, tous obligatoires. «Tous les cours ont un volet pratique important, souligne la professeure. On enseigne comment intervenir sur les comportements, dans les différents milieux et à la maison.» Un stage en milieu de pratique d’une durée de 270 heures complète le programme. Les huit cours sont offerts le soir, alors que le stage doit être réalisé le jour.

Le DESS est offert à temps complet (un an) ou à temps partiel (2 à 3 ans). Il est possible de faire une demande d’admission avant le 1er juin.

Cet article a d’abord été publié dans le portail de nouvelles Actualités UQAM, sous le titre «Intervenir auprès des personnes autistes – Un programme revampé en intervention comportementale sera offert à l'automne 2021.»

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Source : Rose-Aline LeBlanc, conseillère en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications leblanc.rose-aline@uqam.ca twitter.com/RoseAlineLeBlan

vendredi 26 mars 2021
Une recherche de l'UQAM dévoile le manque de reconnaissance des institutions culturelles envers les artistes sourds et handicapés

Le 24 mars 2021 ̶  Les artistes sourds et handicapés rencontrent plusieurs problèmes liés au financement, à l’accessibilité, à la représentation culturelle, à la communication ainsi qu’en matière d’équité et d’inclusion dans les milieux culturels, artistiques et médiatiques.Quelles sont les pratiques artistiques des personnes sourdes et handicapées au Canada? Qui sont ces artistes au statut particulier? Quels problèmes rencontrent-ils dans leur quotidien? Que proposent ces artistes pour rendre les milieux artistiques et culturels plus équitables, inclusifs et accessibles? La recherche dirigée par la professeure du Département de communication sociale et publique de l'UQAM Véro Leduc, en collaboration avec le Conseil des arts du Canada, dresse un portrait de la situation des artistes sourds et handicapés au pays tout en proposant différentes pistes de solution pour améliorer les pratiques au sein des institutions culturelles.

Afin de dresser un état des lieux, 85 participantes et participants, parmi lesquels des personnes artistes sourdes et handicapées et des travailleuses et travailleurs alliés des milieux artistiques, ont pris part à des entrevues et à des groupes de discussion tenus dans huit villes canadiennes durant l’été 2018. Les entretiens ont été réalisés en anglais, en français, en langue des signes québécoise et en langue des signes américaine. « C’est le premier projet de recherche pancanadien à inclure des personnes en situation de handicap et des personnes sourdes en tant que membres de l’équipe de recherche », affirme Mouloud Boukala, professeur à l’École des médias et cochercheur du projet, auquel a également collaboré Joëlle Rouleau, du Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal. « La réponse des répondantes et répondants a été très enthousiaste », poursuit le chercheur, qui a aussi participé à la mise en œuvre du programme court de 2e cycle Handicap et sourditude: droits et citoyenneté, en collaboration avec les professeurs Véro Leduc, qui est devenue, en 2017, la première personne sourde à occuper un poste de professeure dans une université au Québec, Mireille Tremblay et Jean Horvais.

Un outil précieuxLe document de recherche se veut également un outil destiné aux artistes sourds et handicapés ainsi qu’aux organismes culturels. Un répertoire des ressources, des témoignages d'artistes sourds et handicapés et un glossaire ont été inclus. Des termes tels qu’«audisme», « capacitisme » et « personne allié » y sont répertoriés et expliqués. Une fiche synthèse du projet de recherche a aussi été produite.

Les chercheurs ont identifié plusieurs problèmes rencontrés par les artistes liés au financement, à l’accessibilité, à la représentation culturelle, à la communication ainsi qu’en matière d’équité et d’inclusion dans les milieux culturels, artistiques et médiatiques. « Le langage trop complexe que l’on retrouve dans les demandes de financement pose problème, en particulier, pour les artistes ayant une déficience intellectuelle », illustre Mouloud Boukala. L’information pour remplir un formulaire ou obtenir une subvention n’est pas toujours disponible en langue des signes. Le chercheur note aussi des besoins importants pour du mentorat, « en particulier du mentorat par les pairs ».

Moins bien payésLes artistes sourds et handicapés sont aussi moins bien payés que les artistes entendants et non handicapés. «Ils et elles ne peuvent pas combiner une subvention reçue par le Conseil des arts et une pension pour personnes handicapées, observe le chercheur. Ils doivent choisir entre ces deux sources de revenu ou se voir imposer une pénalité financière.» Selon Mouloud Boukala, « il est impératif de mettre en place des mesures d’équité entre les différents programmes proposés par les organismes subventionnaires. »

Autre obstacle: l’accessibilité. « Les studios et coulisses ne sont pas toujours accessibles physiquement pour les personnes en fauteuil roulant, note Mouloud Boukala. La présence d’un interprète en langage des signes n’est pas toujours possible ou prévue à l’horaire. » Les institutions culturelles doivent faire l’effort d’être plus inclusives pour mieux accueillir le public handicapé, en mettant à sa disposition des rampes d’accès ou des corridors plus larges, par exemple.

Peu exposésLes œuvres réalisées par les artistes sourds et handicapés sont rarement exposées dans des musées et des galeries d’art. « Elles sont davantage diffusées dans des centres communautaires ou de petites galeries, relève Mouloud Boukala. Les artistes sourds et handicapés utilisent le web pour diffuser leurs œuvres, briser l’isolement et partager des ressources. » Selon le chercheur, il y a encore beaucoup à faire « pour amener les galeristes, conservatrices et conservateurs de musées à présenter de tels artistes ou à proposer des têtes d’affiches sourdes ou handicapées lors de grands événements ». Les musées commencent toutefois à être plus inclusifs, fait remarquer le chercheur. « Il faut dépasser le concept de la démocratisation culturelle pour en arriver à la citoyenneté culturelle, dit-il. Les artistes sourds et handicapés sont des artistes à part entière. »

Les artistes sourds et handicapés plaident également pour une meilleure reconnaissance de leur statut professionnel. «Ils et elles arrivent à produire des œuvres de qualité, peu importe la pratique artistique», précise le chercheur.

Le handicap, une tragédie?Les répondantes et répondants interrogés dénoncent la manière dont les personnes « capacitées » (non-handicapées et entendantes) abordent ou s’imaginent le handicap et la surdité. « Une répondante a confié aux chercheurs que, chaque fois qu’on lui propose un rôle, on insiste sur le handicap ou l’état de surdité du personnage, rapporte Mouloud Boukala. Trop d’histoires mettent l’emphase sur les aspects tragiques du handicap. »

La plupart des personnes sourdes se considèrent comme des membres d’une minorité linguistique et culturelle. « Elles déplorent le fait que les personnages sourds soient encore trop souvent interprétés par des actrices et acteurs entendants », dit le professeur. Pour contrer l’appropriation culturelle, les répondantes et répondants suggèrent de développer une politique de la représentation culturelle au sein des institutions. « Il faut mettre fin aux stéréotypes et au manque de diversité dans les milieux artistiques et culturels », insiste Mouloud Boukala. Au sein des organismes subventionnaires, il faut déconstruire certains systèmes normatifs, embaucher et intégrer davantage de personnes sourdes et handicapées qui connaissent le milieu des arts et comprennent les besoins des personnes sourdes et handicapées. « Il faut sensibiliser la population au capacitisme et à l’audisme, un ensemble de croyances, d'actions et d'attitudes valorisant les personnes capacitées et leur manière de vivre au détriment d'une diversité de mobilités et de langues », poursuit le chercheur.

Quand il est question de travailler avec des personnes handicapées ou sourdes, les dramaturges, les metteuses et metteurs en scène et autres chorégraphes doivent s’adapter et revoir, notamment, leur notion du temps. « La temporalité handicapée est différente, plus flexible, note Mouloud Boukala. Le processus de création et de mise sur pied du spectacle peut prendre plus de temps. » Si le spectacle est interprété en langue des signes, les personnes sourdes qui assistent à la représentation ne peuvent pas voir le spectacle en même temps qu’elles regardent l’interprète! « C’est tout simplement impossible, relève le chercheur. Il faut donc trouver d’autres solutions. Cela soulève toutes sortes d’enjeux artistiques. »

Plusieurs des artistes sourds et handicapés interrogés revendiquent leur appartenance aux minorités sourdes et handicapées, se servent de leur handicap comme moteur de création, déconstruisent les préjugés, transforment les représentations culturelles tout en créant du changement social. Les pratiques artistiques des personnes sourdes et handicapées restent toutefois méconnues des personnes capacitées. « Il existe un manque de connaissance et de curiosité de la part de la culture dominante, remarque Mouloud Boukala. On croit à tort que les personnes sourdes ne perçoivent pas la musique et ne peuvent donc en faire. Des personnes sourdes telles que la professeure Véro Leduc sont pourtant musiciennes. »

Cet article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 5 mars 2021 sous le titre Les pratiques artistiques des personnes sourdes et handicapées. Un rapport de recherche met en lumière le manque de reconnaissance, d’équité et de soutien des institutions culturelles envers ces artistes.

La professeure Véronique Leduc est disponible pour accorder des entrevues avec son interprète LSQ ainsi que le professeur Mouloud Boukala. Vous pouvez les joindre directement par courriel: leduc.veronique@uqam.ca et boukala.mouloud@uqam.ca ou par mon entremise. 

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SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et évènements spéciauxService des communications, UQAMCell. : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

 

 

mercredi 24 mars 2021
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