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Première mondiale : une équipe de l'UQAM développe une carte interactive de la forêt urbaine
C'est la première fois au monde qu'un outil permet le suivi de tous les arbres d'une section de forêt urbaine.  

Le 2 juillet 2020 - Après un travail de terrain minutieux impliquant de nombreux relevés et mesures, Alain Paquette, professeur au Département des sciences biologiques de l'UQAM et les étudiantes de son laboratoire dévoilent le nouvel outil de suivi de la forêt urbaine autour du Complexe des sciences Pierre-Dansereau. «Cette carte interactive inventorie les 1567 arbres présents sur le territoire de la placette permanente que nous avons établie l'an dernier, laquelle fait environ un kilomètre carré, précise le professeur. En quelques clics, on peut identifier un arbre en particulier et consulter plusieurs informations à son sujet.»

Dans le jargon de la foresterie, une placette-échantillon permanente est une unité d’échantillonnage qui permet de suivre la croissance individuelle de chaque arbre. Il en existe des milliers dans la forêt québécoise. Ces placettes font l’objet d’un suivi et constituent une source d’information sur la croissance et l’évolution des forêts. Dans le cadre du projet d’Alain Paquette, le concept a été appliqué à la forêt urbaine. La carte interactive a été créée par la candidate à la maîtrise en sciences de l'environnement Margaux Dubé, en collaboration avec l'agente de recherche Elyssa Cameron.

Arbres publics, institutionnels et privés

C'est la première fois au monde qu'une telle initiative de suivi de la forêt urbaine est mise sur pied, note fièrement le professeur, qui est également chercheur au Centre d’étude de la forêt (CEF). «Plusieurs villes possèdent un inventaire de leur forêt urbaine, mais, dans tous les cas, cela se limite aux arbres dont la ville est responsable, soit moins de 50 % de l'inventaire réel. Ça ne permet pas d'obtenir un portrait global.»

En plus de la Ville de Montréal, l'équipe d'Alain Paquette a contacté tous les propriétaires, autant institutionnels (comme la Place des Arts) que résidentiels, afin d'obtenir la permission de fouler leur terrain et de récolter des données. «Nous avons même eu accès à la cour intérieure d'un consulat qui se trouve dans le périmètre étudié, sous la surveillance étroite des employés», raconte le chercheur.

Les étudiants stagiaires Kaila Langille, Diane Robach, Maxime Célérier et Maxime Kozyra ainsi que l'étudiante au baccalauréat en biologie en apprentissage par problèmes Marianne Roxbourgh-Lepage et la candidate à la maîtrise en biologie Alex-Anne Couture ont effectué les relevés sur le terrain, identifiant les espèces d'arbres et mesurant leur diamètre et leur hauteur. La diplômée au DESS en systèmes d'information géographique Eugénie Morasse Lapointe, l'étudiant au baccalauréat en géographie Louis Quintal et le doctorant Jean-François Prieur ont utilisé la télédétection par laser pour repérer et mesurer la taille des cimes, qui est utile pour calculer les services écosystémiques rendus par chaque arbre.

La carte révèle que sur les 1567 arbres inventoriés, 594 appartiennent à la Ville de Montréal. «La forêt urbaine privée, qui inclut le résidentiel, l'institutionnel et le commercial, constitue donc un peu plus de 60 % de l'inventaire», note le professeur.

Les espèces dominantes

Comme c’est souvent le cas dans les villes du nord-est de l'Amérique du Nord, il y a trois espèces dominantes à Montréal: l'érable de Norvège, l'érable argenté et le frêne de Pennsylvanie. «Avant d'être décimé par l'agrile, le frêne constituait le cinquième de la canopée à Montréal», précise Alain Paquette.

Les six espèces dominantes sur le territoire de la placette sont le févier d'Amérique (157 individus), l'érable à Giguère (147) – «Une espèce souvent ignorée dans les inventaires, puisque rarement plantée, note le spécialiste. Elle s’installe naturellement partout… même dans les fissures de l’asphalte!» –, le thuya occidental (127), le chicot du Canada (118), l'érable de Norvège (113) et l'érable argenté (107).

La surutilisation des érables est problématique, observe Alain Paquette. «L'érable de Norvège, qui constitue un peu plus de 20% de la canopée montréalaise, est une espèce exotique envahissante que l'on ne plante plus près des grands parcs, explique-t-il. Et l'érable argenté, une espèce indigène magnifique comme l'était le frêne, est immense et peu d’emplacements sont suffisamment vastes, en ville, pour lui permettre de croître à sa guise.»

Diversité et groupes fonctionnels

La prédominance d’un nombre limité d’espèces en milieu urbain est un enjeu important, comme on l’a vu par le passé avec les ormes et comme on le constate depuis quelques années avec le frêne. Il est toutefois possible de contrebalancer cela avec une approche basée sur un élément essentiel à toute forêt en santé: la diversité fonctionnelle. «On pense habituellement que la biodiversité se limite au nombre d'espèces sur un territoire donné, mais c'est plus complexe que cela, explique Alain Paquette. La distribution des abondances est extrêmement importante, mais, en plus, certaines espèces se ressemblent beaucoup et risquent de réagir de la même façon à un stress, comme un manque d'eau ou un insecte. Pour augmenter la résilience d'une forêt, il faut choisir des espèces qui réagissent différemment les unes des autres.»

Le postdoctorant Michaël Belluau, le stagiaire Tristan Lambry et le professeur Paquette ont identifié ce qu'ils ont appelé des groupes fonctionnels, c'est-à-dire des espèces d'arbres pouvant potentiellement réagir de la même façon aux différents stress. «Nous avons créé un outil d'aide à la décision pour aider les gens comme les élus et les horticulteurs des municipalités qui doivent sélectionner les espèces à planter, explique le chercheur. Il leur suffit de choisir des arbres dans différents groupes fonctionnels pour obtenir une forêt plus résiliente, un peu comme dans une stratégie de placements!» Alain Paquette a développé cette approche alors qu’il était postdoctorant au laboratoire du professeur Christian Messier, dont il est devenu le collègue.

Lorsqu'on consulte la fiche détaillée d'un arbre à partir de la carte interactive, on peut noter son groupe fonctionnel et se référer à ce concept très utile en aménagement de la forêt urbaine.

La carte montre que les forêts urbaines résidentielles, institutionnelles et publiques de la placette sont très différentes en composition et en diversité, poursuit le spécialiste. «C'est rassurant: les propriétaires privés, institutionnels et l’administration publique font des choix différents et, en conséquence, la forêt urbaine montréalaise est plus résiliente, car les espèces présentes sont complémentaires.»

Un suivi dans le temps

Cette placette permanente de suivi de la forêt urbaine sert d'ores et déjà à l'enseignement: en février dernier, des étudiants étaient sur le terrain par un froid glacial afin de mesurer des arbres. L'un des laboratoires du cours Écologie forestière sera consacré, chaque année, à remesurer une partie de l'inventaire, confirme Alain Paquette. «L'objectif ultime de la placette est d'observer, d'analyser et de mieux comprendre comment poussent tous ces arbres au fil du temps», conclut-il.

Cet article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 18 juin 2020.

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Margaux Dubé, candidate à la maîtrise en sciences de l'environnement et créatrice de la carte interactive, est disponible pour des entrevues.

SourceJoanie DoucetConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMCellulaire : 514 297-2771doucet.joanie@uqam.ca 

jeudi 2 juillet 2020
Cyberespionnage et COVID-19 : un chercheur de l'UQAM se penche sur la question

Le 29 juin 2020 - Alors que des milliers de chercheurs à travers le monde sont à pied d’œuvre afin de trouver un vaccin ou un traitement contre la COVID-19, des États ont recours au cyberespionnage pour obtenir des secrets médicaux ou pharmaceutiques. Alexis Rapin, chercheur en résidence à l’Observatoire des conflits multidimensionnels de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM, s'intéresse à la question.

Au début mai, deux agences de sécurité, le National Cyber Security Centre (NCSC), en Angleterre, et la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), aux États-Unis, ont affirmé dans une déclaration commune que des États mobilisaient des hackers (pirates informatiques) pour espionner des instituts de recherche, des entreprises pharmaceutiques et des agences sanitaires gouvernementales dans le but de collecter des données sur l’état de leurs recherches, corroborant des constats similaires établis par le FBI un mois plus tôt.

«Des hackers iraniens et sud-coréens se seraient livrés à des cyberattaques contre l’Organisation mondiale de la santé pour récolter de l’information sur les dispositifs sanitaires de certains pays dans le contexte de la lutte contre la pandémie», indique Alexis Rapin. «Dans un deuxième temps, on a assisté à des manoeuvres de hackers qui se sont introduits dans les systèmes informatiques de laboratoires universitaires ou pharmaceutiques afin de dérober des données sensibles liées aux recherches sur la COVID-19», poursuit le jeune chercheur, auteur de l’article «COVID-19: le cyberespionnage s’invite dans la course au remède».

Par ailleurs, de faux sites web liés à la COVID-19 ont commencé à apparaître, selon le Centre canadien pour la cybersécurité. Des auteurs de cybermenaces les utilisent dans le but de se faire passer pour des établissements de santé ou des ministères, de faire circuler de fausses informations ou de duper les gens.

D’importants enjeux d’ordre économique, politique et scientifique sont associés aux recherches portant sur un éventuel vaccin ou traitement contre la COVID-19. «Trouver une solution, c’est bien, mais la trouver avant les autres, c’est encore mieux, affirme Alexis Rapin. Le premier État qui mettra au point un vaccin contre la COVID-19 pourra le commercialiser et reprendre ses activités économiques plus rapidement. On se souviendra que l’administration Trump, à la mi-mars, avait tenté d’obtenir l'exclusivité sur un possible vaccin développé par une firme allemande.»

Être le premier État à découvrir une cure contre le virus constituerait en outre une démonstration de force scientifique et technologique, assurant un rayonnement international, ajoute le chercheur. «Un pays comme la Chine, par exemple, a tout intérêt à rehausser son image et à faire oublier qu’elle a été le foyer d’origine de la pandémie.»

Ces mystérieux hackersCertaines cybermenaces sont appelées «menaces persistantes avancées» (MPA), car leurs auteurs sont en mesure d’utiliser des techniques sophistiquées pour mener des opérations complexes et prolongées. Ces menaces sont généralement le fait d’agents financés par des États et de hackers organisés, particulièrement compétents.

«On sait que des hackers agissent de leur propre initiative et vendent au plus offrant les informations qu’ils parviennent à obtenir, alors que d’autres servent les intérêts d’un pays en particulier, note le chercheur. Même si des firmes de cybersécurité enquêtent sur leurs modes de fonctionnement, il demeure difficile de les identifier, de savoir d’où ils proviennent et pour qui ils travaillent.»

La Chine, la Russie et l’Iran comptent parmi les pays les plus soupçonnés de faire du cyberespionnage. «Les regards sont surtout tournés vers la Chine qui, depuis plus de 20 ans, se livre au vol de propriété intellectuelle et au cyberespionnage économique», observe Alexis Rapin. En 2019, un rapport de FireEye, une entreprise de sécurité informatique américaine, attribuait à deux groupes de pirates informatiques chinois plusieurs cyberattaques contre des organismes de recherche américains et japonais travaillant sur le cancer. La même année, le géant pharmaceutique allemand Bayer était lui aussi victime d’une brèche informatique, imputée à un autre groupe de hackers chinois.

«Le Canada, où plusieurs universitaires mènent des recherches en lien avec la COVID-19, fait partie des cibles potentielles du cyberespionnage, remarque le chercheur. Le Centre canadien pour la cybersécurité vient de publier un document révélant qu’une entreprise pharmaceutique aurait fait l’objet d’une cyberattaque de l’étranger à la mi-avril. C’est la première confirmation qu’un organisme au Canada a été pris pour cible dans le contexte de la pandémie et on peut présumer qu’il y en aura d’autres.»

Dépasser la logique nationaleLa lutte contre la pandémie représente un enjeu de sécurité qui traverse les frontières. Malheureusement, déplore Alexis Rapin, on assiste à un renforcement des logiques nationales au détriment de la recherche de solutions multilatérales, qui pourraient mettre à contribution des institutions internationales.

Une organisation transnationale d’experts en informatique et cybersécurité, la Cyber Threat Intelligence League, s’est formée à la mi-mars afin d’aider bénévolement les organismes sanitaires à faire face aux pirates tentant de profiter de la pandémie. «Elle regrouperait déjà quelque 1 400 volontaires dans près de 80 pays, selon son premier rapport publié fin mars, dit le chercheur. Ses activités semblent toutefois se concentrer davantage sur la cybercriminalité – les tentatives d’extorsion, notamment – plutôt que sur les activités d’espionnage orchestrées par des États.»

Aux États-Unis, l’administration Obama avait favorisé l’approche diplomatique en signant avec Pékin, en 2015, un accord censé mettre fin au vol de secrets industriels. «En 2018, face à une recrudescence du phénomène, Washington a donné un tour de vis en mettant en place des mécanismes judiciaires qui ont mené à plusieurs inculpations de hackers étrangers, indique Alexis Rapin. Une telle approche a peut-être eu un effet dissuasif, mais elle a aussi exigé d’investir beaucoup de temps et de moyens pour accumuler des preuves.»

Au Canada, le Centre canadien de la sécurité des télécommunications (CST) publie régulièrement des études pour évaluer les risques de cyberattaques. «Des informations ont déjà circulé sur les organismes ciblés et sur l’ampleur des dégâts occasionnés, mais un flou artistique demeure, relève le chercheur. On dispose de peu de données permettant de confirmer que le Canada est bien armé pour faire face au cyberespionnage, ce qui ne facilite pas la tâche des chercheurs qui s’intéressent à ce sujet.»

Faire circuler les connaissancesAlexis Rapin ne croit pas que la menace associée au cyberespionnage puisse constituer un frein à la collaboration entre chercheurs, ralentissant ainsi les travaux visant à trouver un vaccin ou un remède contre le coronavirus. «Je ne sens pas un réflexe de repli sur soi au sein de la communauté scientifique. Le problème ne vient pas des chercheurs eux-mêmes. Plusieurs d’entre eux plaident pour la libre circulation des connaissances et des résultats de recherche. Ce sont davantage les responsables aux plus hauts échelons gouvernementaux qui craignent le partage des informations.»

Cet article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 5 juin 2020.

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Demande d'entrevuesChaire Raoul-Dandurand en études diplomatiques et stratégiquesCellulaire: 514 814-6782Dandurand-medias@uqam.ca

SourceJoanie Doucet, conseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communicationsTél.: 514 987-3000, poste 3268Cell.: 514 297-2771doucet.joanie@uqam.ca

lundi 29 juin 2020
Les finissants de l’École supérieure de mode de l'UQAM présentent leurs travaux dans une nouvelle publication

 Le 22 juin 2020  ̶  Une nouvelle publication de l’École supérieure de mode (ÉSM) de l'UQAM met en vitrine le travail et le talent des finissants de l’année 2020. Les étudiants en design et stylisme de mode, en gestion industrielle, en commercialisation de la mode ainsi qu’en mode, stratégie et gestion des affaires proposent un tour d’horizon de leurs projets finaux: créations de mode, plans d’affaires, services de consultation d’entreprises, développement technologique ou de produits, etc. Plusieurs de ces projets sont également des créations ou des initiatives durables, une tendance de plus en plus observée dans le domaine de la mode.

Un annuaire en remplacement de l'annuel Momentum« L’annuaire est un bon moyen d’immortaliser les projets de fin d’études de nos étudiants, soutient la professeure et directrice de l’ÉSM Marie-Ève Faust. Il y a, bien sûr, l’événement annuel Momentum au cours duquel leurs projets sont dévoilés, mais c’est une soirée éphémère et, en raison de la pandémie, la soirée a dû être annulée cette année. »

De facture sobre et élégante, l’annuaire présente plus d’une vingtaine de projets. « L’École de mode est, pour moi, un haut lieu d’expérimentation où l’on peut développer de nouvelles idées et prendre des risques, explique le designer et chargé de cours Rad Hourani, qui a assumé la direction artistique de l’annuaire ainsi que la conception graphique, en collaboration avec l’ancienne étudiante en design graphique Wendy Moran. J’ai voulu ainsi recréer l’atmosphère blanche, pure, un brin clinique des laboratoires. Un peu comme si on y entrait. »

Le recueil a été rendu possible grâce aux professeurs, aux chargés de cours, aux membres du personnel ainsi qu’au soutien des partenaires et des donateurs de l’École supérieure de mode de l'ESG UQAM.

Cet article a d'abord été publié dans Actualité UQAM le 9 juin 2020.

Le chargé de cours Rad Hourani est disponible pour des entrevues. Vous pouvez le joindre directement par courriel: hourani.rad@uqam.ca ou par l'intermédiaire de la soussignée.

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SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMTél. : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

 

lundi 22 juin 2020
Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain : dévoilement des lauréats 2020 de l’UQAM et de Concordia

Le 22 juin 2020  ̶  La candidate à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM Heidi Barkun et l’étudiante à la maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia Mara Eagle reçoivent la prestigieuse bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain.

D’une valeur de plus de 60 000 dollars chacune, sur une durée de deux ans, les Bourses Claudine et Stephen Bronfman offrent aux lauréats la reconnaissance et le soutien indispensables au perfectionnement de leurs œuvres et à l’avancement de leurs recherches créatrices, à un moment important de leurs parcours, alors qu’ils passent de la sphère universitaire au milieu professionnel. Les Bourses sont remises annuellement à deux finissants de la maîtrise ou du doctorat en arts visuels ou médiatiques de la Faculté des arts de l'UQAM et de la Faculté des beaux-arts de l'Université Concordia.

Un nouveau site web consacré aux artistesCette année, la remise des bourses coïncide avec le lancement d’un nouveau site web dédié à l’ensemble des lauréats. Le site web bilingue présente le travail d’une vingtaine d’artistes primés depuis le lancement de ces prestigieuses bourses en 2010. En partenariat avec la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman, l’UQAM et l’Université Concordia sont partenaires de cette initiative.

Les lauréates 2020Heidi Barkun« C'est un immense honneur de me retrouver parmi tous les artistes québécois qui ont été soutenus par la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain au cours de la dernière décennie. Dans ce moment de grande incertitude mondiale, j’aimerais exprimer ma gratitude pour la reconnaissance artistique ainsi que la stabilité financière offerte par cette bourse », affirme la lauréate Heidi Barkun.

« Je remercie mon directeur de recherche, Michael Blum, qui m’a aidé à m'épanouir pendant ma maîtrise à l'UQAM ; l'Institut des recherches et d'études féministes pour m’avoir ouvert les horizons théoriques ; tous les professeures, les professeurs, les techniciennes et les techniciens qui m’ont guidé en cours de route ; et les 27 participantes de l’œuvre LET’S GET YOU PREGNANT! pour leur courage et leur partage. Ma recherche de maîtrise explore l’expérience de l’échec de la fécondation in vitro dans une société pronataliste. Avec l’appui de la Bourse Bronfman, je pourrai poursuivre ma démarche d’art engagé qui valorise d’autres vécus dont on entend peu parler », précise Heidi Barkun.https://www.boursesbronfman.org/heidi-barkun

Mara Eagle« Je suis ravie de pouvoir continuer à travailler dans les installations de Concordia avec mes techniciennes et techniciens préférés. J’ai vécu une expérience formidable durant ma maîtrise en beaux-arts à Concordia, mais le temps a passé trop vite. Ce programme me permet en quelque sorte d’appuyer sur le bouton Rafraîchir. Recevoir ce prix est un honneur et un privilège énorme – je ne pourrais pas être plus emballée et reconnaissante », déclare Mara Eagle.« Grâce à l’appui du programme de bourses Claudine-et-Stephen Bronfman, je propose de créer une exposition immersive sur les croisements entre la biotechnologie, les monstres et la conception spéculative. Mariant vidéo, sculpture et installation, je réaliserai un nouvel ensemble d’œuvres explorant les façons dont la philosophie et la science occidentales ont formulé un concept de nature assujetti à l’industrialisation, à l’exploitation et au colonialisme. À mon sens, réévaluer les fondements philosophiques du concept de nature – lequel, de bien des façons, structure les discours sur la conservation, le militantisme et la réforme politique et économique – est essentiel pour planter les racines d’un avenir plus durable et équitable », ajoute l’artiste.https://www.boursesbronfman.org/mara-eagle

Renouvellement du programmeGrâce au renouvellement du programme de bourses Bronfman, les étudiantes et les étudiants des deux établissements phares en beaux-arts au Québec savent qu’ils peuvent compter sur l’appui de la Fondation familiale Claudine-et-Stephen-Bronfman pour s’engager avec détermination dans la voie professionnelle de leur choix.« Stephen et Claudine Bronfman savent ce que signifie cette transition pour nos étudiantes et nos étudiants sortants, surtout dans le contexte actuel d’instabilité. Grâce au programme de bourses et de mentorat qu’ils ont proposé, nous sommes à créer une plateforme de soutien à la professionnalisation absolument unique au Canada », affirme Rebecca Duclos, doyenne de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia.« Le renouvellement de l'entente avec la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman permet, pour une onzième année de suite, d'offrir un soutien financier à une artiste de la relève. C'est grâce à leur grande générosité que ces artistes, comme Heidi Barkun, peuvent poursuivre leur pratique et amorcer une transition vers le milieu professionnel dans des conditions très favorables », déclare Joanne Lalonde, doyenne par intérim de la Faculté des arts de l'UQAM,.

« Par ailleurs, le nouveau site web faisant la promotion de tous les lauréats de la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain permettra de faire rayonner les oeuvres des artistes », ajoute Joanne Lalonde.

Lauréats antérieursÀ ce jour, 22 artistes d’exception se sont vu remettre la Bourse. Les lauréats antérieurs sont :2019 : Céline Huyguebaert (UQAM) et Madeleine Mayo (Concordia)2018 : Frédérique Laliberté (Concordia) et Émilie Serri (UQAM)2017 : Andréanne Abbondanza (Concordia) et Martin Leduc (UQAM)2016 : Yannick Desranleau (Concordia) et Guillaume Adjutor Provost (UQAM)2015 : Velibor Božović (Concordia) et Myriam Jacob-Allard (UQAM)2014 : Marie Dauverné (UQAM) et Brendan Flanagan (Concordia)2013 : Nadia Seboussi (UQAM) et Kim Waldron (Concordia)2012 : Sébastien Cliche (UQAM) et Julie Favreau (Concordia)2011 : Aude Moreau (UQAM) et Pavitra Wickramasinghe (Concordia)2010 : Steven Bates (Concordia) et Véronique Savard (UQAM)

À propos de la Fondation de la famille Claudine et Stephen BronfmanLa Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman est un organisme de bienfaisance qui aspire à créer et à innover à l'échelle locale, nationale et internationale en mettant l'accent sur Montréal.

VERSION ANGLAISE

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SourceJulie Meunier, Conseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMTél. : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

 

lundi 22 juin 2020
Claudine and Stephen Bronfman Fellowship in Contemporary Art: 2020 UQAM and Concordia fellows unveiled

FRENCH VERSION

June 22, 2020  ̶  Heidi Barkun, master’s candidate in visual and media arts at UQAM, and Mara Eagle, MFA student at Concordia University, are the recipients of the prestigious Claudine and Stephen Bronfman Fellowship in Contemporary Art.

The Claudine and Stephen Bronfman Fellowships in Contemporary Art, each worth $60,000 over two years, provide the laureates with recognition and the support they need to refine their work and further their creative research at a turning point in their career paths, when they move out of academia and into the professional community. Each year, the fellowships are awarded to two students enrolled in a Master’s or PhD program in the media arts or visual arts programs at UQAM’s Faculty of Arts and Concordia University’s Faculty of Fine Arts.

A new website dedicated to artistsThis year, the presentation of the fellowships coincided with the launch of a new website dedicated to all the recipients. The bilingual site presents the work of the 22 artists who have won these coveted fellowships since 2010. UQAM and Concordia University are partners of the Claudine and Stephen Bronfman Family Foundation in this initiative.

The 2020 laureates

Heidi Barkun“It is a huge honour to be one of the Quebec artists who have received support from the Claudine and Stephen Bronfman Fellowship in Contemporary Art over the last decade. In this time of great global uncertainty, I would like to express my gratitude for the artistic recognition and the financial stability this fellowship provides,” said laureate Heidi Barkun.

“I want to thank my research supervisor, Michael Blum, who has helped me grow over the course of my master’s at UQAM, the Institut des recherches et d’études féministes for having broadened my theoretical horizons, all the professors and technicians who guided me along the way, and the 27 participants in the project LET’S GET YOU PREGNANT! for their courage and openness to sharing. My master’s research explores the experience of failed in-vitro fertilization in a pronatalist society. With the support of the Bronfman Fellowship, I will be able to continue my process of engaged art that highlights other experiences that we hear little about,” Barkun added.https://www.boursesbronfman.org/heidi-barkun

Mara Eagle“I’m thrilled to be able to keep working at Concordia’s facilities with my favourite technicians. I had an amazing experience doing my MFA at Concordia, but it went by too quickly. In a sense, this program is helping me press the reset button. It’s an honour and an enormous privilege to receive this award—I couldn’t be more excited and grateful,” declared Mara Eagle.“With the support of the Claudine and Stephen Bronfman fellowship program, I intend to create an immersive exhibit on the intersection of biotechnology, monsters and speculative design. Combining video, sculpture and installation, I will produce a new set of works that explore the ways philosophy and western science have formulated a concept of nature that is subjugated to industrialization, exploitation and colonialism. In my view, re-evaluating the philosophical foundations of the concept of nature, which, in many ways, structures discourse on conservation, activism and political and economic reform, is essential for planting the roots of a more sustainable and equitable future,” Eagle explained.https://www.boursesbronfman.org/mara-eagle

Renewal of the programWith the renewal of the Bronfman fellowships, students from both these leading fine arts institutions in Quebec know they can count on support from the Claudine and Stephen Bronfman Family Foundation to dedicate themselves to the career path of their choice.“Stephen and Claudine Bronfman know what this transition means for our graduating students, especially in the current context of instability. The grant and mentorship program they offer has allowed us to create a professionalization support platform unlike any other in Canada,” noted Rebecca Duclos, dean of Concordia’s Faculty of Fine Arts.“The renewed agreement with the Claudine and Stephen Bronfman Family Foundation makes it possible, for the eleventh year in a row, to provide financial support to an emerging artist. Thanks to the Bronfmans’ great generosity, artists like Heidi Barkun can pursue their practice and begin the transition to the professional community under very favourable conditions,” declared Joanne Lalonde, interim dean of UQAM’s Faculty of Fine Arts.

“The new website promoting all the laureates of the Claudine and Stephen Bronfman Fellowship in Contemporary Art will also help provide exposure for the artists’ work,” added Lalonde.

Previous winners22 exceptional artists have received the fellowships to date. The previous fellows are:2019: Céline Huyguebaert (UQAM) and Madeleine Mayo (Concordia)2018: Frédérique Laliberté (Concordia) and Émilie Serri (UQAM)2017: Andréanne Abbondanza (Concordia) and Martin Leduc (UQAM)2016: Yannick Desranleau (Concordia) and Guillaume Adjutor Provost (UQAM)2015: Velibor Božović (Concordia) and Myriam Jacob-Allard (UQAM)2014: Marie Dauverné (UQAM) and Brendan Flanagan (Concordia)2013: Nadia Seboussi (UQAM) and Kim Waldron (Concordia)2012: Sébastien Cliche (UQAM) and Julie Favreau (Concordia)2011: Aude Moreau (UQAM) and Pavitra Wickramasinghe (Concordia)2010: Steven Bates (Concordia) and Véronique Savard (UQAM)About the Claudine and Stephen Bronfman Family FoundationThe Claudine and Stephen Bronfman Family Foundation is a charitable organization that strives to create and innovate locally, nationally and internationally with a strong focus on Montreal.

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SourceJulie Meunier, Press Relations OfficerPress Relations and Special Events DivisionCommunications Service, UQAMTel.: 514-895-0134meunier.julie@uqam.ca

 

lundi 22 juin 2020
Ouverture de la Coop Berri-UQAM

La nouvelle boutique abrite une librairie, un comptoir informatique et une épicerie en vrac.

Le 19 juin 2020 - Située dans les locaux précédemment occupés par la librairie Le Parchemin, la nouvelle boutique Coop Berri-UQAM a ouvert ses portes le 11 juin dernier, au cœur de la station de métro du même nom. «On y retrouve trois espaces distincts: les produits informatiques, la librairie et une épicerie 100 % vrac, tendance zéro déchet», annonce Thierry Bachelier, directeur général de la Coop UQAM.

L’aire technologique abrite un comptoir de produits Apple, ainsi qu’une large gamme de produits Asus, une première à Montréal, souligne Thierry Bachelier. On y retrouve donc ordinateurs portables, tablettes, moniteurs, imprimantes, ainsi que plusieurs accessoires informatiques. «Nous avons notre propre service de réparation technique, certifié Premium par Apple et agréé par Asus et Toshiba, lequel fonctionne 6 jours sur 7», précise-t-il.

La librairie offre plus de 30 000 titres variés: littérature québécoise, littérature étrangère, littérature jeunesse, guides de voyage, livres de recettes et autres livres pratiques. Les ouvrages universitaires, toutefois, sont offerts dans les boutiques sur le campus – la librairie PK, la librairie Jasmin et la librairie ESG (qui déménagera du pavillon Hubert-Aquin au pavillon J.-A.-DeSève). Cette aire culturelle abrite également des produits de papeterie, ainsi qu’une offre de presse nationale et internationale. «Nous aimerions en arriver progressivement à environ 200 titres de journaux et revues hebdomadaires et mensuels», précise le directeur général. Une section est également dédiée aux jeux de société pour petits et grands.

La grande nouveauté de cette nouvelle boutique est l’ajout d’une épicerie en vrac comportant des aliments, des produits d’hygiène corporelle, des produits ménagers et des sacs de tous styles. «Tous ces produits sont majoritairement fabriqués ou transformés au Québec par des gens riches de leurs savoir-faire que nous sommes fiers de mettre en valeur, affirme Thierry Bachelier. Ce virage vers le vrac s’inscrit dans la volonté de la Coop UQAM de réitérer son engagement envers le développement durable.»

La carte de membre de la Coop UQAM coûte 25 dollars à vie, sans frais de renouvellement annuels. «La Coop Berri-UQAM offre des rabais immédiats sur pratiquement tous ses produits à ses membres, dont 10 % sur la nourriture en vrac, souligne Thierry Bachelier. Il n’est toutefois pas nécessaire d’être membre pour visiter la boutique, qui est ouverte du lundi au samedi, de 10 h à 18 h.»

Cet article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 16 juin 2020.

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Source:Joanie Doucet, conseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communicationsCell.: 514 297-2771doucet.joanie@uqam.ca

vendredi 19 juin 2020
Un prix Écran pour la professeure de l'École des médias de l'UQAM Sophie Leblond

Le 16 juin 2020  ̶  Toute production audiovisuelle nécessite une phase de montage. C’est le montage qui donne un sens aux sons et aux images. Il n’est d’ailleurs pas surprenant qu’on parle du montage comme de la « troisième écriture d’un film ». Bien que cette étape soit cruciale, elle est souvent délaissée par les étudiants, qui préfèrent la scénarisation ou la réalisation. Ironiquement, c’est grâce aux étudiants que la monteuse Sophie Leblond, professeure à l’École des médias de l'UQAM, a découvert sa passion.

« Je suivais un cours sur l’esthétique du film à l’Université du Québec à Chicoutimi, alors que j’étais encore au CÉGEP. Dans le cadre d’un projet d’équipe, aucun étudiant ne voulait s’occuper du montage. Je l’ai donc fait. Dès le premier instant où j’ai assemblé deux images, j’ai constaté la multitude de sens que je pouvais donner à une séquence », confie la professeure.

Originaire du Saguenay, Sophie Leblond effectue le montage de films, de documentaires et de publicités depuis plus de 20 ans. Elle vient de recevoir le prix Écran, dans la catégorie Meilleur montage dans un long métrage documentaire, pour l’œuvre Alexandre le fou de Pedro Pires. Cette récompense, décernée par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision, s’ajoute à une dizaine de prix et nominations récoltés par la monteuse depuis 1999. Elle est actuellement en nomination aux prix Iris, également pour Alexandre le fou, ainsi qu’à l’association des Monteurs du cinéma canadien, pour le meilleur montage d’un long métrage de fiction, pour Kuessipan de Myriam Verreault. En mars dernier, elle a reçu de cette association le prix du meilleur montage de fiction pour le long métrage Black Conflux de Nicole Dorsey. En 2013, elle a été en nomination au prix Écran pour Inch’Allah d’Anaïs Barbeau-Lavalette.Professeure à l’École des médias depuis six mois, Sophie Leblond est une étudiante dans l’âme. Après avoir complété son baccalauréat en production cinématographique à l’Université Concordia, en 1992, elle a étudié d’autres disciplines, telles que la psychologie, la philosophie, l’histoire de l’art et l’anthropologie, pour assouvir sa curiosité. « Le métier de monteur est obsessif. On travaille dans le détail. Le fait d’aller suivre des cours à l’université me permet d’adopter d’autres points de vue et de prendre du recul. J’ai besoin de voir large quand je sors d’un projet de montage », explique celle qui poursuit une maîtrise en recherche-création en cinéma à l’Université de Montréal.

Le passage à l’enseignement a été naturel pour Sophie Leblond. C’est en offrant plusieurs heures de consultation à des artisans de l’industrie cinématographique au cours des 10 dernières années que la monteuse a assumé sa position de mentore. « J’aime la rencontre d’une autre génération. C’est une façon pour moi de rester allumée et à l’affût des nouveaux courants esthétiques dans mon domaine. Faire du montage est un métier très solitaire, alors l’idée de sortir de ce cocon pour aller à la rencontre d’un groupe d’étudiants me plait beaucoup », confie Sophie Leblond.

La monteuse se rappelle ses premières années d’université et encourage ses étudiants à avoir de l’initiative dans un métier où leur embauche est déterminée par la singularité de leurs créations. « En tant que pigiste, on sait que les premières années sont plus dures financièrement. Alors plutôt que d’attendre du travail, on peut s’en créer », explique-t-elle. C’est après la réalisation d’un premier long métrage avec des amis que Sophie Leblond a débuté sa carrière et qu’elle a été recrutée par Denis Villeneuve. Dans la jeune vingtaine, elle était en nomination aux prix Jutra en montage pour le film Un 32 août sur terre.

Elle a depuis monté plus de 50 films auprès des plus grands réalisateurs québécois, dont André Turpin, Philippe Falardeau, Louise Archambault, Stéphane Lafleur, André-Line Beauparlant, Robert Morin et Denis Côté. Elle œuvre essentiellement dans le cinéma d’auteur.

Portant également le chapeau de réalisatrice à temps partiel, Sophie Leblond travaille actuellement sur Lhasa, un portrait documentaire de la chanteuse américano-mexicaine Lhasa de Sela, qui avait adopté le Québec, où elle décédée d’un cancer à l’âge de 37 ans, en 2010.

Cet article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 9 juin 2020.

La professeure de l'École des médias Sophie Leblond est disponible pour accorder des entrevues. Vous pouvez la joindre directement par courriel: leblond.sophie@uqam.ca

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SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMCellulaire : 514 895-0134meunier.julie@uqam.ca

 

mardi 16 juin 2020
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