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Les appareils mobiles bousculent les frontières entre travail et vie familiale conclut une professeure de l'UQAM

Le 15 août 2019  ̶  Répondra, répondra pas? C'est l'heure du souper en famille. Même si chacun fait un effort pour être présent, on finit inévitablement par entendre l'alerte annonçant l'entrée d'un texto, d'un courriel ou d'un appel. Qui flanchera le premier: vous ou votre conjoint(e)? «Les comportements que nous adoptons lorsqu'il est question de nos appareils mobiles influencent grandement la satisfaction à l'égard de la relation de couple», observe Ariane Ollier-Malaterre. La professeure du Département d'organisation et ressources humaines de l'ESG UQAM a signé un article à ce sujet dans Frontiers in Psychology.

Ariane Ollier-Malaterre travaille depuis une dizaine d'années sur la notion d'équilibre de vie. «La gestion des frontières entre le travail et la vie familiale est cruciale à cet égard, et se trouve de plus en plus bousculée par les appareils mobiles», souligne-t-elle.

En collaboration avec son collègue Marcello Russo, de l'Université de Bologne, en Italie, la chercheuse s'est intéressée à 104 couples dont les deux individus travaillent et utilisent un téléphone intelligent. «Puisque l'étude a été réalisée en Italie, un pays plutôt traditionnel sur le plan des rôles familiaux, nous nous attendions à ce que l'homme soit très investi au travail et que la femme, même si elle travaille aussi, prenne davantage soin de la famille et s'occupe des tâches domestiques», précise-t-elle. Les réponses obtenues allaient effectivement en ce sens, 79 % des participants ayant désigné la femme comme étant principalement responsable des soins familiaux (à un enfant, à un parent âgé ou à un autre membre de la famille).

Différences entre les genresPour les besoins de l'étude, les chercheurs ont concentré leur analyse sur deux cas de figure: lorsqu'une demande familiale nécessite d'interrompre le travail durant la journée ou, à l'inverse, lorsqu'une activité familiale est interrompue par des impératifs professionnels. «On peut penser à de nombreuses déclinaisons, mais cela peut être aussi simple que de prendre un appel de son conjoint lorsqu'on est au travail ou de vérifier ses courriels professionnels pendant un repas en famille», illustre Ariane Ollier-Malaterre.

De manière générale, les résultats indiquent que la satisfaction à l'égard de la relation diminue si le partenaire interrompt les activités familiales à cause du travail. «Pas de surprise ici, car ce comportement est perçu par le partenaire comme un désintérêt à l'égard de la relation. Inversement, la satisfaction augmente quand le partenaire interrompt son travail pour la famille.»

Les chercheurs ont également noté que les femmes tirent une plus grande satisfaction (quant à leur relation de couple) de voir leur conjoint interrompre son travail pour répondre à une demande familiale. «Les attentes n'étant pas les mêmes selon le genre, les femmes remarquent davantage lorsque les hommes prennent du temps pour le couple ou la famille, explique Ariane Ollier-Malaterre. C'est aussi ce qu'on observe encore dans les parcs en Europe: les papas seuls avec leurs enfants font sensation, alors qu'au Québec, c'est tout à fait normal.»

Une femme italienne qui interrompt son travail pour la famille n'est pas perçue de la même façon, poursuit la chercheuse. «C'est ce qu'on attend d'elle, alors ce n'est pas considéré comme un acte de générosité.» En revanche une femme qui interrompt les activités à la maison pour régler quelque chose concernant son travail fera davantage sourciller. «Si les deux partenaires ont convenu qu'ils partageaient les responsabilités familiales, cela n'affectera pas la satisfaction de l'homme à l'égard du couple, mais autrement c'est un comportement hors norme qui contrevient aux attentes.»

Et au Québec ?Plusieurs personnes sont conscientes de leur gestion des frontières entre le travail et la famille lorsqu'il est question d'appareils mobiles, mais pas nécessairement de son impact sur leur conjoint(e).«On en revient toujours à la communication: il faut clarifier et expliquer nos attentes, autrement cela peut devenir un sujet de discorde», observe Ariane Ollier-Malaterre.

Si la même étude avait été réalisée au Québec, les différences de genre auraient été moins marquées, mais quand même présentes, estime la chercheuse. Ce sont encore les mamans qui se font appeler en premier par l'école ou le service de garde lorsqu'un enfant est malade, et il y a toujours plus de mamans qui attendent leurs enfants à la sortie des écoles, illustre-t-elle. «Même ici, il y a encore du chemin à parcourir en matière d'égalité de genre par rapport aux responsabilités familiales. Cela dit, le Québec a une longueur d'avance. En France, la sortie des classes a longtemps été désignée comme étant "l'heure des mamans". Heureusement, on dit désormais "l'heure des parents"!»

L'article a d'abord été publié dans Actualités UQAM, le 7 janvier 2019.La professeure Ariane Ollier-Malaterre est disponible pour accorder des entrevues dès le 19 août. Vous pouvez la joindre directement par courriel: ollier.ariane@uqam.ca

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SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxmeunier.julie@uqam.ca514 987-3000, poste 1707

 

jeudi 15 août 2019
Spécialiste du français acadien le professeur Philip Comeau de l’UQAM a contribué à une capsule des Minutes du patrimoine sur le Grand Dérangement de 1755

Le 15 août 2019 - Le professeur Philip Comeau du Département de linguistique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a participé à titre d'expert à une capsule de la série des Minutes du patrimoine portant sur le Grand Dérangement et les Acadiens. La capsule a été dévoilée à l'occasion de la fête nationale de l'Acadie, le 15 août. «Les concepteurs voulaient recréer la langue parlée autour de 1755 et ils m’ont demandé de les aider», précise le chercheur, dont les travaux portent sur la diversité et l'évolution du français acadien.

La série des Minutes du patrimoine est composée de courts métrages de 60 secondes chacun qui dressent le portrait d'une personnalité canadienne d'importance ou racontent un événement significatif de l'histoire canadienne. Présentées pour la première fois en 1991, ces capsules sont diffusées à la télévision, au cinéma et sur le Web.

Philip Comeau s'est joint au projet en octobre dernier par l'entremise de Melissa O'Neil, qui travaille pour l'organisme Historica Canada, réalisateur des Minutes du patrimoine. «Melissa est une locutrice native d'une variété de français acadien de la Baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse, et je l'embauche ponctuellement depuis quelques années pour faire de la transcription d'entrevues dans le cadre de mes recherches», raconte le professeur.

Historica Canada a fourni à Philip Comeau le scénario de la capsule. «Une Acadienne y raconte que ses ancêtres sont venus de France pour se bâtir une meilleure vie. On y voit des bateaux britanniques lors de la prise de possession des colonies françaises et la narratrice explique que les officiers ont séparé les hommes des femmes et des enfants. Ce sont des images dures qui évoquent les tragédies vécues par ces familles brisées. À la fin, une femme plus âgée offre une mise en contexte du Grand Dérangement. Elle conclut en soulignant que malgré ces événements, la culture acadienne persiste dans le Canada atlantique.»

Recréer la langue acadienne parlée il y a plus de 250 ans constituait un défi intéressant, souligne le professeur, qui a d'abord dû sélectionner la variété de français acadien actuelle la plus semblable à celle de l'époque. «Personne ne parle aujourd'hui comme au 18e siècle, précise-t-il. En nous basant sur des travaux antérieurs menés sur le sujet, nous avons retenu les variétés de deux régions acadiennes de la Nouvelle-Écosse reconnues par plusieurs chercheurs comme étant les plus conservatrices.»

Philip Comeau a consulté des études sur le français acadien, mais aussi sur le français européen du 18e siècle. «Certaines formes acadiennes utilisées aujourd'hui existaient en France à cette époque, souligne-t-il. On en retrouve notamment dans des grammaires ou des pièces de théâtre.» À partir de cette littérature, il a travaillé à peaufiner les formes linguistiques du scénario. «J'ai participé à plusieurs échanges pour décider de la prononciation de certaines consonnes et de voyelles, mais aussi pour valider le choix des mots, les structures syntaxiques et les accords verbaux.»

Il a, par exemple, suggéré la prononciation du son «è» en «a», typique du français acadien. Le mot «terres» se prononce ainsi «tarres». On en entend également dans la capsule le «r» apical, dit «roulé», ainsi que le mot «homme» prononcé «houmme» - «un phénomène nommé l'ouisme», précise le chercheur.

La conjugaison au passé simple présente aussi des particularités. «Au lieu de prononcer "les Anglais se décidèrent", la narratrice dit "les Anglais se décidirent", illustre Philip Comeau. Il s'agit d'une forme non standard que l'on ne retrouve pas dans le Bescherelle, mais qui est attestée dans d'autres ouvrages plus anciens en France.» On retrouve également dans la bouche de cette Acadienne de 1755 une ancienne forme de la première personne du pluriel: le «je... -ons», comme dans «J'étions» et «Je vivions».

Philip Comeau est fier du résultat obtenu. «Cet exercice m'a donné l'occasion de rassembler les connaissances que j'ai accumulées au fil de mes recherches afin de recréer, dans la mesure du possible, le français du 18e siècle de la façon la plus authentique qui soit», conclut-il.

Cet article, intitulé Le français acadien de 1755 a été publié dans le journal Web Actualités UQAM, le 15 août 2019.

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Source : Rose-Aline LeBlanc, conseillère en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Tél. : 514 987-3000, poste 2248 leblanc.rose-aline@uqam.ca twitter.com/RoseAlineLeBlan

 

jeudi 15 août 2019
La Journée internationale des gauchers du 13 août sous la loupe d’un expert de l’UQAM

Le 5 août 2019 - Événement annuel et mondial, la Journée internationale des gauchers a lieu depuis 1976 le 13 août, dans l'optique de sensibiliser aux droits des gauchers contre la stigmatisation et la discrimination.

Bertrand Gervais, professeur au Département d'études littéraires de l'UQAM, est l'auteur du livre Un défaut de fabrication: élégie pour la main gauche, publié chez Boréal.

Disponible afin d'aborder différents thèmes en lien avec les gauchers, ses champs d'expertise incluent:

Les gauchers et l'éducation Les gauchers et la création artistique Le travail et les gauchers Les avantages d'être gaucher L'écriture et les gauchers Monsieur Gervais peut être joint directement ou par l'intermédiaire du soussigné.   Bertrand Gervais 514 987 3000, poste 4017 gervais.bertrand@uqam.ca bgervais@me.com  

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Source : Cyrille Batalla, conseiller en relations de presseDivision des relations avec la presse et événements spéciauxService des communications, UQAMTél. : 514 987-3000, poste 7975batalla.cyrille@uqam.ca

lundi 5 août 2019
L'humour et les femmes: une chargée de cours de l'UQAM questionne leur exclusion

Le 24 juillet 2019  ̶  Pas drôles, les femmes? La série «En classe!» s’invite dans le cours Féminismes et culture populaire de Sandrine Galand à l'UQAM. L’humour, souligne Sandrine Galand, est l'une des industries culturelles les plus florissantes, et les femmes en sont, à toutes fins pratiques, exclues. 

Le cours commence par un jeu. «J’aimerais que vous nommiez des femmes qui occupent des rôles principaux au cinéma ou à la télévision», demande la chargée de cours Sandrine Galand (M.A. études littéraires, 2012). Les étudiantes et étudiants (il y en a au moins trois) lèvent la main et suggèrent des noms : Emma Stone, Lupita Nyong’o, Kerry Washington, Keira Knightley, Brie Larson, Anne-Élisabeth Bossé, Florence Longpré, Sarah-Maude Beauchesne, Élise Guilbault, Gina Rodriguez, Laverne Cox… L’enseignante inscrit les noms au tableau et demande à la classe d’indiquer lesquelles, parmi les actrices mentionnées, sont considérées comiques, puis lesquelles font rire plutôt qu’être celles dont on rit…

À chaque étape, Sandrine Galand efface des noms du tableau. À la fin, il n’en reste plus beaucoup, surtout quand elle demande quelles actrices brisent les stéréotypes, de genre ou d’apparence… «Ce petit jeu l’illustre bien, les grands noms de l’humour sont des hommes!», dit l’enseignante.

L’humour, souligne-t-elle, est l'une des industries culturelles les plus florissantes, et les femmes en sont, à toutes fins pratiques, exclues. À preuve, la minime proportion de spectacles féminins au Festival Juste pour rire. À l’opposé, «les humoristes masculins se clonent à une vitesse effarante, au point qu’il devient difficile de les distinguer», note Sandrine Galand en affichant sur sa présentation Powerpoint des photos où Martin Matte et Maxim Martin se ressemblent au point de les méprendre, ce qui déclenche les rires de son auditoire.

Finissante au doctorat en études littéraires (sous la direction de la professeure Martine Delvaux), Sandrine Galand est la première à offrir Féminismes et culture populaire, un nouveau cours mis sur pied par l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF). Récemment interviewée dans La Presse sur Ariana Grande et la nouvelle génération de reines de la pop, cette spécialiste de la culture populaire (collaboratrice de revues telles que Pop en Stock et Liberté) baigne dans son sujet comme un poisson dans l’eau.

La séance d’aujourd’hui, l’une des dernières de la session, porte sur l’humour et le genre. Pourquoi les femmes sont-elles écartées du lucratif marché de l’humour? Pourquoi considère-t-on que les femmes ne sont pas drôles? Le sujet n’a pas été surexploité dans la littérature scientifique («Si ça vous intéresse, il y a de la place!», lance la chargée de cours), mais Sandrine Galand a retenu deux auteures qui se sont penchées sur la question : la classe a été invitée à lire des extraits de L’humour du sexe (2012), de la chercheuse de l’Université de Montréal Lucie Joubert, et de Commando Culotte (2016), de la bédéiste et blogueuse Mirion Malle.

Pourquoi considère-t-on que les femmes ne sont pas drôles?

Le sujet n’a pas été surexploité dans la littérature scientifique («Si ça vous intéresse, il y a de la place!», lance la chargée de cours). 

«Tout ce que l’on associe au féminin n’est pas drôle et le rire est forcément tributaire de choses que l’on attribue au masculin, observe la chargée de cours. En gros, c’est ce qui ressort de l’analyse.» Un article paru en 2007 dans la revue Vanity Fair sous la plume du polémiste Christopher Hitchens soutient exactement cette thèse. Cet article, intitulé Why women aren’t funny («sans point d’interrogation...»), avance trois arguments pour justifier l’absence relative des femmes de la scène humoristique.

Premier argument : les femmes ne sont pas drôles parce qu’elles sont belles. «Comme elles sont déjà convoitées par la gent masculine, les femmes n’ont pas besoin d’être drôles, contrairement aux hommes, qui sont drôles parce qu’ils doivent séduire…»

Deuxième argument : quand les femmes sont drôles, c’est parce qu’elles empruntent les codes masculins de l’humour. Dans les mots de l’auteur, elles sont «hefty, dykey or Jewish» (costaudes, lesbiennes ou juives) ou une combinaison des trois… «Autrement dit, elles se comportent comme des hommes et font rire pour les mêmes raisons (conquérir des femmes) ou alors elles sont juives, mais l’humour juif, prétend-il, est presque masculin par définition.»

Troisième argument : les femmes ne sont pas drôles parce qu’elles sont occupées par un destin plus noble. «Porter et élever des enfants est une chose sérieuse, qui exclut évidemment tout humour…»

Une question de culture

Sur les images du Powerpoint qui défilent, exposant les arguments de Hitchens, Sandrine Galand a ajouté en mortaise des GIFs de femmes humoristes prouvant, au contraire, que «l’humour n’est pas une question de genre, mais bien une question de culture». Dès l’enfance, on encourage les filles à développer des qualités incompatibles avec celles d’un stand-up, fait valoir la chargée de cours. Sur une planche de Commando Culotte, Miron Malle compare les injonctions que reçoivent la jeune femme et le jeune homme en devenir. D’un côté, «sois belle», «sois sensible» et «ne sois pas trop confiante, ça effraie». De l’autre, «sois un gros dur», «sois fort, ça plaît aux meufs», «et si ça marche pas, tu peux toujours être marrant».

«L’humour, ce n’est pas quelque chose que l’on a, c’est quelque chose que l’on apprend», dit Sandrine Galand, citant Lucie Joubert : «Les femmes sont censées être douces et aimables, et le stand-up, on le sait, nécessite une certaine forme d’agressivité, un cran ou une audace qui ont peu à voir avec la gentillesse.L’humour, ce n’est pas quelque chose que l’on a, c’est quelque chose que l’on apprend», dit Sandrine Galand.

«Les femmes sont rarement les sujets qui font rire, elles sont les objets dont on rit», rappelle la chargée de cours. Même Freud l’a démontré («N’allez pas me citer Freud dans vos travaux!», prévient-elle en riant). Dans Le mot d’esprit, le père de la psychanalyse explique que l’humour sert d’exutoire à la frustration sexuelle quand deux hommes s’échangent des grivoiseries sur le dos d’une femme. «En résumé, Freud dit qu’il faut deux hommes pour rire d’une femme», souligne l’enseignante.

Et si une femme s’aventure sur le terrain de l’humour, il lui est difficile d’échapper à certains stéréotypes : celui de la grande gueule, d’une certaine vulgarité… Elle ne doit pas être trop belle, mais pas trop moche non plus. «Pour qu’on la trouve drôle, une femme doit tomber dans l’autodérision, dit Sandrine Galand. Elle doit rire d’elle-même, ou des autres femmes.»

Un gala juste féminin

En 2016, le Festival Juste pour rire propose, à côté de galas consacrés à l’humour absurde ou engagé, un gala «Juste féminin». Dans les communications du festival, on précise que les «filles» (Sandrine Galand souligne l’utilisation du mot «filles» pour désigner les femmes humoristes, alors que l’on parle, bien sûr, des «hommes» quand il s’agit de leurs collègues masculins) ne sont pas tenues de parler de menstruations, mais on leur suggère des thématiques entièrement «féminines».

L’affaire provoque un tollé, au point que l’organisation doit annuler le gala «Juste féminin». «Des femmes humoristes, comme Cathy Gauthier, ont dénoncé ce qu’elles percevaient comme une forme de ghettoïsation de l’humour féminin», rapporte la chargée de cours.

Humour féministe

Pour Sandrine Galand, l’humour qui se veut féministe échappe à la binarité sur laquelle repose l’humour traditionnel. «Après la pause, nous allons visionner des extraits de spectacles de deux humoristes féministes qui déconstruisent les codes de l’humour dont on a discuté jusqu’à maintenant», annonce-t-elle.

La première, l’Américaine Tig Notaro, est reconnue pour son humour pince-sans-rire. Dans son spectacle Boyish Girl Interrupted, elle raconte une série de malheurs qui l’ont frappée, dont un cancer bilatéral qui a forcé l’ablation de ses deux seins (non suivie par une reconstruction). Cette humoriste à l’apparence androgyne n’hésite pas à faire de l’humour avec ses attributs féminins, particulièrement dans un passage où elle raconte la réaction d’une douanière qui doit la fouiller et qui ne sait plus si elle a affaire à un homme ou à une femme. Un peu plus loin, elle va jusqu’à se dénuder dans un striptease déroutant, enlevant sa veste et sa chemise pendant que le public, jouant le jeu, la siffle pour l’encourager.

«Le fait qu’elle continue ensuite à donner son spectacle pendant 30 minutes, torse nu, sans que sa nudité ne soit le sujet de la performance, opère un renversement par rapport à la représentation traditionnelle de la nudité féminine, observe Sandrine Galand. Sans seins, avec ses cicatrices, elle devient une représentation d’une féminité imparfaite, hors norme, qui déconstruit la vision codifiée, sexualisée, binaire que nous avons du féminin.»

Quand, à la toute fin du spectacle, l’humoriste invite le public à la toucher – «Touch me, I’m just a person!» –, elle déconstruit encore davantage cette binarité, poursuit la chargée de cours. «En répétant plusieurs fois "I’m just a person", ellle montre qu’elle n’a pas à être "le" féminin ou "le" masculin, et se donne le droit d’être un féminin autre.»

Un humour douloureux

Le cours se termine avec un extrait de Nanette, un spectacle de l’Australienne Hannah Gadsby, qui remet en cause la mécanique de l’humour traditionnel. «Ce spectacle illustre comment cet humour peut devenir douloureux», dit Sandrine Galand.

L’humour est constitué de deux moments: la tension créée par l’humoriste et le punch line. Or, l’expression le dit, il y a de la violence dans le punch line. Dans son spectacle, Hannah Gadsby, qui est lesbienne, confie qu’elle a fondé toute sa carrière sur l’autodérision et qu’elle n’a plus envie de se faire violence. Pour faire rire, raconte-t-elle, elle a changé son histoire, gardant pour elle la souffrance liée à l’homophobie, aux stéréotypes, aux insultes. Après le punch line, il y a dans la vie réelle un troisième moment qui n’est pas forcément drôle, explique-t-elle, et c’est ce dont elle va parler dans ce spectacle.

«Nanette, c’est plus qu’un spectacle, c’est une lettre ouverte», dit une étudiante. «Tout à fait, renchérit Sandrine Galand. C’est un essai qu’elle propose. L’humour sert ici à amener autre chose, à questionner ce qu’est l’humour et ce que peut être l’humour féministe.»

«C’est parce que cette réflexion métatextuelle prend la forme d’un spectacle d’humour, avec son point de bascule où le propos devient politique et presque tragique, que cela vient autant nous chercher», souligne un étudiant. «L’humour met les gens en confiance : si cela avait été présenté comme un discours politique, il n’y aurait certainement pas eu autant de visionnements sur Netflix», ajoute une autre.

Dans la classe, suit une discussion sur le risque qu’un tel spectacle produise un ressac par rapport au féminisme. «Il y aura toujours des spectacles plus consensuels, dit Sandrine Galand. Mais, il y a 10 ans, un spectacle comme celui d’Hannah Gadsby ou de Tig Notaro n’aurait pas été possible. Comme on l’a dit souvent dans ce cours, je pense qu’il faut une pluralité des discours dans l’espace public, comme il y a une pluralité des féminismes, pour que les choses continuent à bouger.»

L'article a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 16 avril 2019.

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SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et évènements spéciauxmeunier.julie@uqam.caTél. : 514 987-3000, poste 1707

 

mercredi 24 juillet 2019
Architecture et design graphique : le Centre de design de l’UQAM présente sa programmation 2019-2020

Le 23 juillet 2019 ─ L’architecture, le design urbain et le design graphique seront mis de l’avant pour la programmation 2019-2020 du Centre de design de l’UQAM.Le Centre ouvrira sa saison culturelle avec l’exposition Entre-deux : Ferrier Marchetti Studio ‒ une architecture de la résonance. Les commissaires Pauline Marchetti de l’agence FMS et Philippe Lupien, professeur à l’École de design de l’UQAM, veulent faire connaître une pratique exploratoire contemporaine.En novembre, le Centre de design fait place à l’exposition Le design graphique, ça bouge! Montée dans le contexte du 50e anniversaire de l’UQAM par les commissaires Marc H. Choko, en collaboration avec Louis-Charles Lasnier, l’exposition présente plusieurs projets phare des quelques dernières années en plus d’offrir une une mise en perspective des développements les plus significatifs dans le domaine à partir d’une sélection des productions ayant marqué l’histoire du graphisme au Québec durant les cinq dernières décennies.Au programmeEntre-deux : Ferrier Marchetti Studio ‒ une architecture de la résonanceDates : 19 septembre au 27 octobre 2019Vernissage : 18 septembre à 18 h Commissaires : Pauline Marchetti et Philippe Lupien

Le Centre de design de l’UQAM présente le travail des agences Jacques Ferrier architecture et Sensual City Studio regroupées désormais sous le nom de Ferrier Marchetti studio dans l’exposition Entre-deux : Ferrier Marchetti Studio – une architecture de la résonance. Conçue par Pauline Marchetti avec la collaboration de Philippe Lupien, l’exposition est ancrée dans une volonté de reconsidérer les infrastructures urbaines et l’architecture sous l’angle du développement durable et l’importance des sens dans la ville. Ferrier Marchetti Studio insiste sur l’urgence de placer l’homme au cœur de tout nouveau projet. « Nous prenons au sérieux la question des sens en architecture et nous mettons au premier plan la place du corps dans la ville. L'expérience quotidienne des citadins est au centre de notre façon de penser. Le plaisir du vécu des villes et des bâtiments est une valeur essentielle de notre expérience urbaine ».

Cette exposition propose les multiples formes que peut prendre l’expérience de l’urbain lorsque le sens s’appuie sur les sens. Comme le dit le philosophe Harmut Rosa dans son livre Résonance : « Tout dans la vie dépend de la qualité de notre relation au monde, c’est-à-dire de la manière dont les sujets que nous sommes font l’expérience du monde et prennent position par rapport à lui, bref de la qualité de notre appropriation du monde ».Or, la ville fonctionnelle, par son désir de contrôle absolu des atmosphères et des ambiances, produit des espaces aseptisés et décontextualisés. La ville sans qualité est partout et la capacité des habitants à s’approprier la ville est menacée. Ainsi, FMS propose de repenser radicalement le rôle de l’architecture et de la technique comme un moyen d’alléger la pression, de redonner à chacun la possibilité d’avoir une expérience unique, riche et sensible de la ville. « L'urbanisme géométrique doit céder la place à la ville sensuelle ».Comme l’indiquent les architectes et urbanistes Jacques Ferrier et Pauline Marchetti : « Nous ne voulons pas nous limiter à la conception d’objets, mais mettre en place les multiples relations que ces objets sont susceptibles de créer. Il s’agit de susciter des entre-deux à toutes les échelles, d’inventer une architecture de la résonance ».Le travail des étudiants résultant de l’atelier de design international qui s’est tenu en mai 2019 à l’École de design sous la direction de Jacques Ferrier, sera également exposé. Dans le contexte de cet atelier, les étudiants ont abordé la notion de seuil, un espace d’articulation, un entre-deux qui ne se laisse déterminer ni par un côté ni par l’autre. L’architecture internationale s’est débarrassée des seuils devenus obstacles à une logique entièrement fonctionnelle et vouée à la mobilité continue. Pourtant les seuils nous sont nécessaires. Ils permettent de créer des séquences d’ambiances variées qui sont autant de possibilités d’expériences individuelles, de vie collective et d’appropriation.Le design graphique, ça bouge!Dates : 14 novembre 2019 au 2 février 2020Vernissage : 13 novembre 2019 à 18 hCommissaires : Marc H. Choko, en collaboration avec Louis-Charles Lasnier

Artistes et designers Aatoaa, Akufen, Atelier Chinotto, Atelier Louis-Charles Lasnier, Atelier Presse-Citron, Bang-Bang, Benoit Giguère, Benoit Tardif, By Haus, Bye Bye Bambi, Caserne, Champagne Club Sandwich, Cindy Boyce, Compagnie et Cie, Conifère, Cossette, Criterium, Denis Dulude, Deux Huit Huit, Elizabeth Laferrière, Featuring, Feed, Folklore, Georges Labrecque, GSM project, Isabelle Arsenault, Janice Nadeau, Julien Hébert, Karim Charlebois-Zariffa, Kuizin Studio, Lacava Design, Laurent Pinadel, lg2, Lino, Mélanie Crespin, Nicolas Ménard, Nouvelle administration, Olivier Charland, Panache, Paprika, Pierre Léonard, Ping Pong Ping, Polygraphe, Principal, Salamander Hill Design, Sébastien Lépine, Sid Lee, Stéphane Huot Design, STM, Urbania, Vallée Duhamel et Wolfgang Animation.Le Centre de design propose un panorama exceptionnel du design graphique québécois à travers les réalisations d’une cinquantaine de ses meilleures agences, dont une majorité compte des diplômés de l’UQAM. Art appliqué, art de commande, le design graphique n’en demeure pas moins un art à part entière, dont les manifestations multiformes se déploient au cœur de notre quotidien. Les projets retenus pour cette exposition le démontrent avec éclat.Domaine de création en pleine ébullition, le design graphique a vu ses possibilités exploser avec l’évolution des moyens technologiques mis à sa disposition. C’est un secteur qui évolue et se transforme à grande vitesse, tout en intégrant de plus en plus d’images en mouvement. Au 21e siècle, le design graphique, ça bouge!L’exposition illustre les divers aspects de cette évolution à travers les nombreuses déclinaisons du design graphique appliqué au multimédia : sites web, jeux vidéo, génériques de films et d’émissions de télévision, animations publicitaires. Le design graphique comme élément d’architecture urbaine est également représenté : signalétique, parcours multimédias, projections murales, etc. Finalement, on y trouve une sélection des meilleurs projets imprimés des dernières décennies : livres, journaux, brochures, affiches, emballages et autres images de marque. Un livre du même titre, Le design graphique, ça bouge! publié aux éditions Somme toute, accompagne l’exposition.Adresse et heures d’ouverture1440, rue SanguinetMétro Berri-UQAMEntrée libre Mercredi au dimanche entre midi et 18 h

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SourceJulie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et évènements spéciauxmeunier.julie@uqam.caTél. : 514 987-3000, poste 1707

 

 

 

 

mardi 23 juillet 2019
Faut-il boycotter l'avion? Une question soulevée lors d'une conférence à l'UQAM

Le 22 juillet 2019 ‒  Il est de plus en plus difficile pour les voyageurs d’ignorer l’impact climatique du transport aérien. En Suède, un mouvement baptisé «Flygskam» («la honte de prendre l'avion») a même vu le jour. Faut-il boycotter l'avion? C'est la question qui était soulevée dans le cadre d'un lunch-rencontre réunissant le professeur Mehran Ebrahimi, du Département de management et technologie de l'ESG UQAM, ainsi que Sylvain Lévesque et Kahina Oudjehani, respectivement ancien vice-président, stratégie, et cheffe en éco-conception et affaires environnementales chez Bombardier. L'événement était organisé dans le cadre des Journées de l'innovation de l'ESG UQAM.

Mehran Ebrahimi reconnaît que l'avion est en voie de devenir l'ennemi numéro un dans la lutte contre le réchauffement planétaire, mais il se demande si, ce faisant, on choisit la bonne cible. «Une jeune femme de ma famille, soucieuse de l'environnement, m'a demandé si je pouvais l'aider à dénoncer l'aviation dans les médias», raconte avec le sourire le spécialiste en aéronautique et en aviation civile. Sensible aux préoccupations soulevées par la jeune femme, le professeur a effectué quelques recherches qui l'ont amené à relativiser la part du transport aérien parmi les sources d'émissions de gaz à effet de serre (GES).

«L'aviation civile est responsable d'environ 2 % des émissions de CO2, contre 4 à 5 % pour les technologies de l'information, notamment en raison des matériaux nécessaires à la confection des téléphones et des ordinateurs, mais aussi des fermes de serveurs qui consomment énormément d'énergie. J'ai été étonné d'apprendre qu'en effectuant des requêtes sur Google, en téléversant des fichiers vidéo sur YouTube ou en utilisant le cloud, nous sommes, comme internautes, responsables de la moitié des émissions de CO2 émis par le web. Il y a là matière à réflexion, non?»

Mais revenons au transport aérien. En 2018, on a dénombré 4,3 milliards de passagers aériens et ce nombre doublera d'ici 2036. «L'aviation civile ne cessera pas ses activités. Plutôt que de penser à bannir l'avion, il vaut mieux développer de meilleures technologies pour réduire la consommation énergétique et l'empreinte carbone des appareils, estime le spécialiste. Et ça tombe bien, car le Québec compte parmi les leaders dans ce domaine.»

Sylvain Lévesque abonde dans ce sens, jugeant irréaliste la diminution du transport aérien dans l'écosystème économique moderne. «Les lois de la physique sont telles que faire voler un avion demande un déploiement d'énergie considérable, rappelle l'ancien vice-président de Bombardier. Cela dit, l'aviation est le domaine du transport qui a le mieux réussi à réduire sa consommation énergétique depuis les années 1960, en raison des avancées technologiques dans la conception des appareils. Ce sont ces mêmes avancées qui expliquent qu'un billet pour Paris que je payais 700 dollars en 1985 ne coûte pas tellement plus cher aujourd'hui.»

Comme tous les secteurs, l'industrie aérospatiale subit de nombreuses pressions liées aux préoccupations environnementales, reconnaît Kahina Oudjehani. «Nous nous mobilisons pour réduire notre empreinte environnementale. Cela inclut non seulement les émissions de CO2 liées au carburant brûlé en vol, mais aussi les niveaux sonores pour les communautés près des aéroports, la gestion du démantèlement des avions en fin de vie et les stratégies pour pallier la rareté à prévoir des matériaux comme le cuivre et le titane.»

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a formulé il y a quelques années des objectifs à atteindre pour limiter l'impact de l'industrie aérospatiale sur le réchauffement climatique, poursuit Kahina Oudjehani. «On doit réduire les émissions de CO2 de 50 % d'ici 2050, par rapport au niveau de 2005, réduire la consommation de carburant de 1,5 % par année pour la période 2010-2020, et atteindre une croissance carboneutre à partir de 2020.» Ces objectifs, précise-t-elle, pourront être atteints grâce à des améliorations dans la conception des appareils, des modifications dans les infrastructures aéroportuaires et la gestion du trafic aérien, l'utilisation de biocarburant et l'achat de crédits sur le marché du carbone.

«Sur le plan de l'efficacité énergétique, la dernière génération d'avions commerciaux, comme l'Airbus A220 (initialement connu sous le nom de Bombardier CSeries) est 20 % moins polluante qu'une voiture berline par passager pour 100 kilomètres parcourus», note la spécialiste. L'Airbus A220, ajoute-t-elle, est le premier avion au monde doté d'une déclaration environnementale de produit. «Nous fournissons la liste complète des matériaux composant l'appareil et leur impact environnemental, calculs détaillés à l'appui, de l'extraction des matériaux jusqu'à la fin de vie de l'appareil 20 ans plus tard, en passant par sa conception et sa construction. La déclaration indique également les niveaux sonores émis par l'appareil et le taux de recyclage de ses pièces. Nous en sommes à 74 % pour le A220, mais nous aimerions atteindre 100 % d'ici quelques années.»

Échanges avec le publicLes participants du public qui ont pris la parole lors de la période de questions ont été nombreux à citer les chiffres du GIEC sur le climat et à questionner le sérieux des engagements de l'industrie aéronautique en regard de ses émissions de GES. «Il ne nous reste qu'un budget limité de CO2 à "produire" avant de faire basculer la planète au-delà du seuil critique d'augmentation de 1,5 degré Celsius. Avec le nombre de passagers qui doublera, le GIEC prévoit que l'aviation consommera 27 % de ce budget au cours des prochaines années», a déploré un participant. Les spécialistes du panel ont réitéré qu'il était irréaliste de penser que l'aviation civile allait cesser ses opérations ou même réduire le nombre de vols offerts, et qu'il fallait plutôt se concentrer sur le développement de technologies permettant une meilleure consommation énergétique.

«Est-ce que l'idée d'une pile pour faire fonctionner un avion est valable?», a demandé un participant. «Non, cette solution a déjà été envisagée et la pile serait trop lourde pour l'appareil, répond Sylvain Lévesque. Les lois de la physique ne nous permettent pas de nous passer de carburant fossile pour l'instant.» Et le biocarburant?, a demandé un autre participant. «Certaines compagnies aériennes américaines font présentement des essais avec un mélange de kérosène et de biocarburant, mais il y a place à amélioration de ce côté-là», note Kahina Oudjehani.

Une autre participante a interpellé les panélistes sur la quantité de plastique utilisé en vol, notamment pour les repas et les collations. «Tout ce qui entre dans un avion est soumis à des contraintes strictes, a répondu Mehran Ebrahimi. Cela dit, plusieurs compagnies aériennes exigent désormais de leurs fournisseurs que le matériel soit recyclable.»

Un autre participant, signataire du Pacte sur la transition, a expliqué qu'il compensait désormais ses rares voyages en avion par des crédits carbone. «Est-ce qu'inclure la compensation carbone dans le prix des billets d'avion serait une bonne solution?», a-t-il demandé. «Introduire une telle taxe gonflerait les prix au point où cela ramènerait l'aviation à l'époque où seuls les plus riches pouvaient se permettre de voyager dans les airs, répond Mehran Ebrahimi. Or, les classes moyennes de la Chine et de l'Inde, qui ont vu les classes moyennes occidentales accéder à l'avion pour se déplacer à un coût raisonnable, souhaitent elle aussi en profiter. Peut-on les blâmer?»

L'aritcle a d'abord été publié dans Actualités UQAM le 16 avril 2019.

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Source Julie MeunierConseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et évènements spéciauxService des communications, UQAMmeunier.julie@uqam.ca514 987-3000, poste 1707

lundi 22 juillet 2019
Rentrée culturelle : la Galerie de l’UQAM dévoile sa programmation 2019-2020

 Le 22 juillet 2019 – Alors que notre environnement connaît d’importantes transformations, la saison 2019-2020 de la Galerie de l’UQAM questionnera nos rapports complexes à ce qui nous entoure.

La Galerie de l’UQAM démarre la rentrée en force en accueillant l’édition 2019 de MOMENTA | Biennale de l’image, La vie des choses. Dans une perspective critique vis-à-vis la surproduction matérielle, cette édition s’intéresse aux univers qui se construisent entre les individus et leur environnement. Suivra, à compter de novembre, une importante exposition solo d’Emmanuelle Léonard comprenant un corpus inédit de photographies et de vidéos. Une production de la Galerie de l’UQAM, Le déploiement fait suite à une résidence réalisée par l’artiste en 2018 avec l’Armée canadienne dans le Haut-Arctique.

En février 2020, la Galerie présentera l’exposition These Rooms of Earth and Stones. À partir d’une approche à la fois artistique et scientifique, les artistes Michel Boulanger et Katja Davar se penchent sur la transformation du paysage causée par les changements climatiques et l’exploitation de la terre par l’être humain. Au même moment, Heidi Barkun, finissante de la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, dévoilera l’exposition LET’S GET YOU PREGNANT!, qui s’appuie sur les témoignages de femmes ayant fait l’expérience de traitements infructueux de fécondation in vitro.

De plus, une nouvelle exposition individuelle de Françoise Sullivan se déploiera à Greve in Chianti, en Italie. Françoise Sullivan. Œuvres d’Italie comprend un ensemble d’œuvres qui témoignent des nombreux séjours de l’artiste en sol italien, où elle a fait la rencontre de plusieurs personnalités artistiques marquantes.

S’ajoutent également à ce programme l’évènement Passage à découvert, vitrine annuelle des finissantes et finissants au baccalauréat en arts visuels et médiatiques, de même que la poursuite de la très riche exposition virtuelle L’art au Canada comme acte d’histoire. Finalement, le 2 octobre prochain, il faudra surveiller le lancement du catalogue Le soulèvement infini, témoignant de l’adaptation montréalaise de l’exposition Soulèvements du commissaire Georges Didi-Huberman, au terme de sa circulation internationale.

EXPOSITIONS EN SALLE

5 septembre – 13 octobre 2019Vernissage : le mercredi 4 septembre, 17 h

La vie des chosesMOMENTA | Biennale de l’imageQuartier général : Galerie de l’UQAM et VOX, centre de l’image contemporaineCommissaire : María Wills Londoño, en collaboration avec Audrey Genois et Maude JohnsonArtistes à la Galerie de l’UQAM : Laura Aguilar, Kader Attia, Patricia Domínguez, Chun Hua Catherine Dong, Jeneen Frei Njootli, Gauri Gill, Jérôme Havre, Keyezua, Rafael Ortega, Victoria Sin, Cauleen Smith, Camille Turner

Pour sa 16e édition, MOMENTA présente La vie des choses avec la Galerie de l’UQAM et VOX, centre de l’image contemporaine qui agissent, une fois de plus, à titre d’exposition centrale. La biennale MOMENTA 2019 rassemble 39 artistes en provenance de 20 pays, dans 13 expositions et 12 lieux. Jetant un regard critique sur les enjeux de consommation qui caractérisent notre époque, elle examine cette production démesurée redéfinissant les limites de l’objet. Cette édition aborde les relations qui se construisent entre les individus et leur environnement, mettant en lumière les transferts qui se font entre sujet et objet. Pour ce faire, la biennale s’appuie sur quatre volets thématiques : « Objets culturels et culture matérielle » et « Êtres chosifiés ou objets humanisés » (Galerie de l’UQAM); « L’absurde comme contre-récit de l’objet » et « Nature morte à l’ère de la crise environnementale » (VOX).

1er novembre 2019 – 25 janvier 2020Vernissage : le jeudi 31 octobre, 17 h 30

Emmanuelle Léonard. Le déploiementCommissaire : Louise Déry

Le déploiement présente un corpus récent de l’artiste montréalaise Emmanuelle Léonard, amorcé dans le cadre d’une résidence de recherche dans le Grand Nord canadien au sein du programme d’art des Forces armées canadiennes. Dans la poursuite du travail photographique et vidéographique qu’elle opère depuis 15 ans à partir d’une exploration d’archives visuelles et de données diverses qui concernent des systèmes variés – judiciaire, administratif, militaire ou religieux –, l’artiste continue de s’intéresser aux fonctions d’autorité et aux mécanismes de détournements qu’elles engendrent. L’exposition Le déploiement inclut un imposant diptyque vidéographique, une série de portraits vidéographiques de soldats et un ensemble de photographies.

7 février – 21 mars 2020Vernissage : le jeudi 6 février, 17 h 30

These Rooms of Earth and Stones Commissaire : Simone ScholtenArtistes : Michel Boulanger, Katja Davar

Michel Boulanger (Montréal) et Katja Davar (Cologne, Allemagne) partagent un intérêt commun pour les traces laissées par l’exploitation de la terre par l’humain, plaçant ainsi la transformation du paysage au centre de leurs échanges en tant que thème clé. Travaillant principalement à partir du champ élargi qu’est le dessin, Boulanger et Davar s’interrogent sur les croisements grandissants entre culture humaine, environnements naturels et technologie. These Rooms of Earth and Stones combine les changements visibles du paysage horizontal et une exploration artistique des couches de sédimentation souterraine verticale, juxtaposant sol et sous-sol. À partir d’une variété de médiums, cette exposition cherche à montrer que nous nous trouvons dans une (re)négotiation dynamique et permanente avec notre environnement. Elle engendre également une rencontre culturelle, où un artiste québécois ainsi qu’une commissaire et une artiste allemandes sont amenés à collaborer sur un projet commun.

Heidi Barkun. LET'S GET YOU PREGNANT!Finissante de la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

Dès un jeune âge, l’idée que la maternité est centrale à l’identité des femmes leur est transmise. Vue comme une solution à l’infertilité ou à tout autre statut sans-enfant, la fécondation in vitro est une commodité moderne à travers laquelle on nous laisse croire que chaque essai mènera à un succès. Pourtant, il s’agit d’une technologie biomédicale expérimentale dont le taux de réussite mondial ne s’élève qu’à 25 %. LET’S GET YOU PREGNANT! dévoile l’expérience de l’échec de la fécondation in vitro dans le cadre de systèmes sociaux, politiques et médicaux qui mettent la maternité au premier plan des vies des femmes. Une installation sonore crée une conversation virtuelle entre 28 participantes, incluant l’artiste, qui ont suivi des traitements infructueux et qui ne sont pas mères. Des artefacts issus de ces traitements complètent l’exposition.

17 avril – 25 avril 2020Vernissage : le jeudi 16 avril, 17 h 30

Passage à découvert 2020Finissantes et finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM

Passage à découvert est l’occasion de découvrir les travaux des artistes contemporains et des pédagogues de demain qui occuperont les musées, galeries et écoles. L’exposition illustre la vivacité créatrice, la curiosité et la liberté des étudiants et témoigne du professionnalisme des diplômés, ainsi que de l’engouement que génèrent leurs projets. Présentée chaque année, cette exposition souligne la richesse et la diversité des programmes offerts par l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, laquelle privilégie une formation pluridisciplinaire.

EXPOSITION EN CIRCULATION

22 septembre – 30 septembre 2019

Françoise Sullivan. Œuvres d’ItalieCommissaire : Louise DéryProduite par la Galerie de l’UQAM en partenariat avec La Macina di San CresciLa Macina di San Cresci, Greve in Chianti

Au cours des années 1970, Françoise Sullivan effectue plusieurs séjours en Italie pour s’imprégner des courants artistiques qui se développent autour de l’Arte Povera. À Rome, elle rencontre plusieurs personnalités artistiques de premier plan, telles que Jannis Kounellis, Mario Diacono et Graziella Lonardi. Pendant l’été 1972, tout particulièrement, elle séjourne en Toscane avec ses fils où elle fréquente régulièrement Gianfranco Sanguinetti, théoricien révolutionnaire membre de la section italienne de l'Internationale situationniste. En sa compagnie, elle rencontre à plusieurs occasions Guy Debord, fondateur du mouvement situationniste et auteur de La Société du spectacle. Dans le cadre de l’exposition Françoise Sullivan. Œuvres d’Italie qui la ramène en sol italien, Sullivan revient sur le lieu même de ces rencontres, une part peu connue de sa longue carrière d’artiste, et expose plusieurs œuvres réalisées en Toscane et à Rome ou inspirées de ces moments qui ont constitué un tournant et donné un véritable élan à sa vision artistique.

EXPOSITION VIRTUELLE

L’art au Canada comme acte d’histoireCommissaire : Josée Desforges150ans150oeuvres.uqam.ca

Rassemblant plus de 150 artistes, le projet L’art au Canada comme acte d’histoire vise à réintégrer l’art dans le fil de l’histoire canadienne en entremêlant œuvres canoniques et découvertes inusitées, évènements artistiques et anachronismes visuels. L’exposition est produite par la Galerie de l’UQAM et mise en ligne avec le soutien du Musée virtuel du Canada, une initiative de Patrimoine canadien.

La programmation de la saison 2019-2020 à la Galerie de l’UQAM est réalisée avec l’appui de :

Adresse et heures d'ouvertureGalerie de l'UQAMPavillon Judith-Jasmin, salle J-R1201400, rue Berri, angle Sainte-Catherine Est, MontréalMétro Berri-UQAMEntrée libre

Horaire régulier :Mardi - samedi, 12 h - 18 h

Horaire spécial MOMENTA :Mardi - vendredi, 12 h - 18 hSamedi - dimanche, 11 h - 17 h

Renseignements514 987-6150galerie.uqam.ca / Facebook / Twitter / Instagram

Version anglaise

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Source Julie Meunier, conseillère en relations de presseDivision des relations avec la presse et évènements spéciauxService des communications, UQAMmeunier.julie@uqam.ca514 987-3000, poste 1707

lundi 22 juillet 2019
New season: Galerie de l’UQAM unveils its 2019-2020 program

French version

Montréal, July 22, 2019 – Galerie de l’UQAM’s 2019-2020 season will question our complex relations to our surroundings, at a time when our environment is experiencing significant changes.

Galerie de l’UQAM will start the year off on a strong note, hosting the 2019 edition of MOMENTA | Biennale de l’image, The Life of Things. In a critical perspective regarding material overconsumption, this edition brings out universes that are constructed between individuals and their environment. This event will be followed by an important solo exhibition displaying never-before-seen photographs and videos by Emmanuelle Léonard in November. Produced by Galerie de l’UQAM, Deployment is the result of a 2018 artist residency with the Canadian Forces in the High Arctic.

In February, the gallery will present These Rooms of Earth and Stones. Applying an approach both artistic and scientific, artists Michel Boulanger and Katja Davar explore landscape transformation caused by climate change and processing of the earth by humankind. Heidi Barkun, graduating Master’s student in Visual and Media Arts, will simultaneously showcase LET’S GET YOU PREGNANT!, an exhibition largely based on testimonies from women who have gone through unsuccessful in vitro treatments.

Moreover, a new solo exhibition featuring Françoise Sullivan will take place in Greve in Chianti, Italy. Françoise Sullivan. Œuvres d’Italie is comprised of a body of works that attest to her numerous trips to Italy, where she met several leading figures in the art world.

We should also mention Passage à découvert, an annual event for graduates of the Bachelor's program in Visual and Media Arts, as well as the continuation of the extensive virtual exhibition Canadian Art as Historical Act. Finally, keep an eye on the launch of Le soulèvement infini, on October 2. This catalog will present the Montréal adaptation of Uprisings, curated by Georges Didi-Huberman, at the end of the exhibition’s international tour.

 ON-SITE EXHIBITIONS

September 5 – October 13, 2019Opening: Wednesday, September 4, 5 p.m.

The Life of ThingsMOMENTA | Biennale de l’imageHeadquarters: Galerie de l’UQAM and VOX, centre de l’image contemporaineCurator: María Wills Londoño, in collaboration with Audrey Genois and Maude JohnsonArtists at Galerie de l’UQAM: Laura Aguilar, Kader Attia, Patricia Domínguez, Chun Hua Catherine Dong, Jeneen Frei Njootli, Gauri Gill, Jérôme Havre, Keyezua, Rafael Ortega, Victoria Sin, Cauleen Smith, Camille Turner

For its 16th edition, MOMENTA presents The Life of Things with Galerie de l’UQAM and VOX, centre de l’image contemporaine, once again acting as its central exhibition. This edition brings together 39 artists from 20 countries, in 13 exhibitions and 12 venues. Casting a critical gaze at the issues of consumption that characterize contemporary life, the biennale examines the excessive production that redefines the limits of the object. MOMENTA 2019 addresses the relationships built between individuals and their environment, highlighting the transfers that occur between subject and object. The biennale is divided into four thematic components: “Cultural Objects and Material Culture” and “Thingified Beings or Humanized Objects” (Galerie de l’UQAM); “The Absurd as Counter-Narrative of the Object” and “Still Life in an Age of Environmental Crisis” (VOX).

November 1, 2019 – January 25, 2020Opening: Thursday, October 31, 5:30 p.m.

Emmanuelle Léonard. Deployment Curator: Louise Déry

Deployment presents a recent body of work by Montréal-based artist Emmanuelle Léonard, initiated within an artist residency in Northern Canada, as part of the Canadian Forces Artists Program. In pursuing the photo and video work she has been undertaking for the past 15 years, based on a variety of visual archives and data surrounding different systems – judicial, administrative, military or religious –, Léonard continues to harbour an active interest in authoritative functions and the subversion mechanisms they generate. Deployment includes an imposing video diptych, a series of video portraits of soldiers, as well as a selection of photographs.

February 7 – March 21, 2020Opening: Thursday, February 6, 5:30 p.m.

These Rooms of Earth and Stones Curator: Simone ScholtenArtists: Michel Boulanger, Katja Davar

Michel Boulanger (Montréal) and Katja Davar (Cologne, Germany) share a common interest in the tracks left by human processing of the earth, having thus made landscape transformation a key theme in their discussion. Working predominantly in the expanded field of drawing, both Boulanger and Davar investigate the increasing interconnections of human culture, natural environments and technology. These Rooms of Earth and Stones combines the visible changes of the horizontal landscape profile with an artistic exploration of the subterranean vertical sedimentary layers, juxtaposing soil and subsoil. This exhibition seeks, through a variety of mediums, to show how we are in a dynamic and permanent (re)negotiation with our environment. It furthermore serves as a cultural exchange between an artist from Québec and a curator and an artist from Germany who have been developing this project collaboratively over some time.

Heidi Barkun. LET'S GET YOU PREGNANT!Graduating Master’s student in Visual and Media Arts (MFA), UQAM

From a young age, it is conveyed to women that motherhood is central to their identity. Seen as a solution to infertility or childlessness, in vitro fertilization is a modern convenience in which we are led to believe that every attempt succeeds. However it is an experimental biomedical technology with a global success rate of only 25%. LET’S GET YOU PREGNANT! exposes the experience of failure of in vitro fertilization from within the social, political and medical systems that place motherhood at the forefront of women’s lives. A sound installation creates a virtual conversation between 28 female participants, including the artist, who have gone through failed treatment cycles and who are not mothers. Artefacts from these cycles complete the exhibition.

April 17 – April 25, 2020Opening: Thursday, April 16, 5:30 p.m.

Passage à découvert 2020Graduating students in Visual and Media Arts (BFA), UQAM

Passage à découvert is an opportunity to discover the work of tomorrow’s contemporary artists and teachers who will one day occupy our museums, galleries and schools. The exhibition illustrates the creative energy, curiosity and freedom of these graduating students and demonstrates their professionalism as well as the enthusiasm generated by their projects. An annual event, this exhibition also highlights the richness and diversity of the programs offered by the École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, which fosters multidisciplinary training.

TOURING EXHIBITION

September 22 – September 30, 2019

Françoise Sullivan. Œuvres d’ItalieCurator: Louise DéryProduced by Galerie de l’UQAM in parternship with La Macina di San Cresci

During the 1970s, Françoise Sullivan visited Italy on multiple occasions to immerse herself in the artistic movements being developed around Arte Povera. In Rome, she met several leading figures in the art world such as Jannis Kounellis, Mario Diacono and Graziella Lonardi. Particularly in the summer of 1972, she stayed in Tuscany with her sons, where she regularly met with Gianfranco Sanguinetti, a revolutionary theorist and member of the italian Situationist International branch. Alongside him and on several occasions, she met Guy Debord, founder of the Situationist movement and author of The Society of the Spectacle. In Françoise Sullivan. Œuvres d’Italie, Sullivan once more visits the sites where these encounters took place, during a lesser-known period of the artist’s extensive career, and showcases works either created in Tuscany and Rome, or inspired by these moments that embody a true turning point and gave impetus to her artistic vision.

VIRTUAL EXHIBITION

Canadian Art as Historical ActCurator: Josée Desforges150ans150oeuvres.uqam.ca

Bringing together more than 150 artists, Canadian Art as Historical Act attempts to integrate art into Canadian history by interweaving works from the canon with unfamiliar discoveries, artistic events and visual anachronisms. The exhibition is produced by Galerie de l’UQAM and displayed online with the support of the Virtual Museum of Canada, an initiative of Canadian Heritage.

The 2019-2020 program at the Galerie de l’UQAM is produced with the support of:

 

Address and opening hoursGalerie de l’UQAMJudith-Jasmin Pavilion, Room J-R1201400 Berri, corner of Sainte-Catherine East, MontrealBerri-UQAM MetroFree admission

Regular schedule:Tuesday - Saturday, noon - 6 p.m.

Special MOMENTA schedule:Tuesday Friday, noon - 6 p.m. Saturday - Sunday, 11 - 5 p.m.

Information 514 987-6150galerie.uqam.ca / Facebook / Twitter / Instagram

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Source Julie Meunier, Press Relations OfficerPress Relations and Special Events DivisionUQAM Communications Servicemeunier.julie@uqam.ca514 987-3000, poste 1707

lundi 22 juillet 2019
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