Hiver et printemps 2025 à la Galerie de l’UQAM : jouer, engager, hacker, imaginer
Le 17 décembre 2024 — La Galerie de l’UQAM poursuit sa belle lancée entamée à l’automne 2024 et est fière de dévoiler les expositions de sa programmation pour l’hiver et le printemps 2025.
Les expositions en cours à la Galerie, Inventaires d’une collection, et Sarah-Jeanne Landry. À propos de la parole, se poursuivent après le retour des fêtes jusqu’au 18 janvier 2025. Plusieurs activités sont offertes dans le cadre de ces expositions, dont une table ronde sur la muséologie d’enquête, le 14 janvier.
La Galerie enchaîne avec deux expositions qui invitent à la participation du public. Dès le 13 février, le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) et la Galerie de l’UQAM s’unissent pour présenter This Situation, une œuvre emblématique de Tino Sehgal. Présentée pour la première fois en 2007 et acquise par le MAC en 2011, This Situation s’apparente à un salon contemporain où des discussions ouvertes sur un éventail de concepts philosophiques engagent une réflexion critique collective sur le monde actuel. Au même moment, Marion Schneider, qui termine sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM, présente En frappant le fond de l’eau avec un bâton, on peut faire du feu sur l’eau, une exposition hacktiviste qui explore l’art numérique interactif selon une perspective queer et écologique. En avril, Passage à découvert permettra, comme à chaque année, d’apprécier les travaux des finissantes et finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM.
S’ajoutent également à ce programme l’exposition virtuelle Françoise Sullivan. Une ligne imaginaire, accessible en ligne jusqu’en mai 2028, ainsi que L’art cultive, une série de trousses éducatives numériques offertes gratuitement au corps enseignant du Québec pour initier les jeunes à l’art contemporain.
EXPOSITIONS EN SALLE
13 février – 29 mars 2025
Tino Sehgal
Une exposition coprésentée par la Galerie de l’UQAM et le Musée d’art contemporain de Montréal
Tino Sehgal (né en Grande-Bretagne en 1976 et établi à Berlin) détient une formation en danse et en économie politique. Depuis plus de 20 ans, il présente ce qu’il appelle des « situations construites » faites de séquences chorégraphiées et d’instructions orales exécutées par des players, ou « interprètes », à l’intérieur de divers lieux d’exposition. Se différenciant explicitement de l’art de la performance, du théâtre ou de la danse, ces œuvres sont présentées en continu durant les heures d’ouverture des musées ou lieux d’exposition qui les accueillent. Foncièrement immatérielle, l’œuvre This Situation remet en question les rapports traditionnels entre le public et la perception de ce que doit être une exposition d’art contemporain. Le caractère conceptuel de la pratique de Sehgal émane d’une réflexion sur ce qui constitue une œuvre d’art et d’une cristallisation de l’expérience de l’art qui, pour l’artiste, débouche sur une interaction directe entre le public et les interprètes dans des situations soigneusement chorégraphiées.
Marion Schneider. En frappant le fond de l’eau avec un bâton, on peut faire du feu sur l’eau
Personne finissante de la maîtrise en arts visuels et médiatiques, UQAM

Photo : Marion Schneider
L’exposition-installation En frappant le fond de l’eau avec un bâton, on peut faire du feu sur l’eau résulte d’un processus de recherche-création hacktiviste et explore les possibilités offertes par l’art numérique dans une perspective queer et écologique. L’œuvre nous invite à prendre une grande respiration et à imaginer un monde au-delà des binarismes et de la culpabilité accablante, où tout se mélange, s’hybride et se transforme. Sur une trame sonore mélancolique composée par l’artiste, les robots deviennent empathiques et l’organique fusionne avec le technologique. Chaque heure, un robot-poète ChatGPT présente ses excuses à une roche pour la crise environnementale en lui dédiant un poème, tandis qu’un deuxième robot invite le public à le faire pleurer pour arroser une plante.
25 avril – 3 mai 2025

Galerie de l’UQAM.
Photo : Galerie de l’UQAM
Passage à découvert 2025
Finissantes et finissants du baccalauréat en arts visuels et médiatiques, UQAM
Passage à découvert est l’occasion de découvrir les travaux des artistes contemporains et des pédagogues de demain qui occuperont les musées, galeries et écoles. L’exposition illustre la vivacité créatrice, la curiosité et la liberté des étudiantes et étudiants et témoigne du professionnalisme des personnes diplômées, ainsi que de l’engouement que génèrent leurs projets. Présentée chaque année, cette exposition souligne la richesse et la diversité des programmes offerts par l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, laquelle privilégie une formation pluridisciplinaire.
EXPOSITION VIRTUELLE
Jusqu’en mai 2028

Galerie de l’UQAM.
Photo : Paul Litherland
Françoise Sullivan. Une ligne imaginaire
Commissaire : Louise Déry
sullivan-uneligneimaginaire.ca
Prenant le relais de l’exposition Françoise Sullivan. Les années 1970 présentée en juin 2021 à la Galerie de l’UQAM, l’exposition virtuelle Françoise Sullivan. Une ligne imaginaire résulte de la découverte de nouveaux éléments de connaissance et de plusieurs œuvres inédites réalisées pendant les années 1970. Au cours de cette période, Françoise Sullivan découvre en Italie plusieurs artistes de l’art conceptuel et de l’arte povera qui l’incitent à explorer des correspondances novatrices entre le travail de la pensée, l’image et le geste. Son travail s’ancre alors dans la photographie, le film, le texte et les actions performatives ouvrant sur des réalités qui témoignent d’un regard prolongeant l’impulsion du Refus global de 1948 : les luttes étudiantes, féministes, syndicales, sociales et politiques se déroulent sous ses yeux et infusent sa démarche. Sous le commissariat de Louise Déry, directrice de la Galerie de l’UQAM, une « ligne imaginaire » est tracée sur un horizon qui fusionne à chaque moment l’art, la vie, le temps et le monde.
TROUSSES PÉDAGOGIQUES

L’art cultive
L’art cultive est une nouvelle série de trousses éducatives développée par l’équipe de la Galerie de l’UQAM. Avec cette initiative, la Galerie souhaite offrir au corps enseignant du Québec des ressources et outils pour initier leurs élèves à l’art contemporain. Les trousses visent à démontrer l’étendue et la variété des enjeux abordés par les artistes d’aujourd’hui, en plus de souligner la nécessaire place de l’art dans les conversations qui animent nos milieux de vie, d’études et de travail. Construites autour d’expositions présentées récemment à la Galerie, les trousses L’art cultive rassemblent des reproductions d’œuvres, des vues d’exposition, des capsules vidéo, des informations textuelles ainsi que des pistes pour lancer des échanges et des projets créatifs avec les jeunes publics.
La programmation de l’hiver 2025 à la Galerie de l’UQAM est réalisée avec l’appui de :

Adresse et heures d’ouverture
Galerie de l’UQAM
Pavillon Judith-Jasmin, salle J-R120
1400, rue Berri, angle Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro Berri-UQAM
Entrée libre
Mardi – samedi, 12 h – 18 h
Renseignements
Tél. : 514 987-6150
galerie.uqam.ca / Facebook / Instagram
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Source :
Julie Meunier
Conseillère en communication
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Tel.: 514 987-3000, poste 1707
Cell.: 514 895-0134
meunier.julie@uqam.ca