Gala Mosaïque 2023 : une soirée en l’honneur de 7 personnes exceptionnelles qui forment la grande mosaïque des diplômés de l’UQAM

Montréal, le 14 avril 2023 – Sept personnes diplômées de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) ont été honorées lors du Gala des prix Mosaïque, tenu à l’Espace Saint-Denis le 13 avril dans le cadre du Mois de la reconnaissance. Anciennement appelés prix Reconnaissance, les prix Mosaïque récompensent des personnes qui se sont démarquées par la qualité exceptionnelle de leur parcours, par leur contribution au développement, à l’essor et au rayonnement de leur secteur d’activité, par le caractère novateur de leurs réalisations, dont les impacts se sont fait sentir à l’échelle locale, nationale ou internationale, et par leur engagement auprès de la collectivité.

Les lauréates et lauréats 2023 des prix Mosaïque ont été sélectionnés par le Conseil des personnes diplômées de l’UQAM. Une œuvre d’art créée par l’artiste Marin Blanc, qui étudie au certificat en arts visuels, leur a été remise à l’occasion du gala.

L’animation de la soirée était assurée par Meeker Guerrier (C. animation culturelle, 2005), journaliste et animateur télé chez Bell Média.

Les récipiendaires


Crédit photo : Frédéric Faddoul

Marie-José Auclair

(B.Sc. biologie, 1978; M.Sc. sciences de l’environnement, 1985), lauréate du prix Mosaïque de la Faculté des sciences 

Biologiste, Marie-José Auclair œuvre en environnement depuis plus de 40 ans, dont 20 ans au sein d’Environnement Canada, où elle a notamment été conseillère en évaluation environnementale pour les instances fédérales et représenté le gouvernement fédéral au sein des comités d’environnement de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. Elle a également été responsable de la production de documents d’information et de communication scientifique sur l’état de santé du Saint-Laurent, afin d’impliquer les communautés riveraines dans le cadre du Programme Zones d’intervention prioritaires (ZIP).

La diplômée a été commissaire au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement du Québec (BAPE) en 2004 et en 2005, en plus d’agir comme consultante pour divers organismes, tels que la Biosphère, le Réseau environnement, Ouranos et le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ). Également autrice et reporter, elle a signé quatre ouvrages et plus d’une cinquantaine d’articles sur l’environnement, l’écotourisme, le plein air et la biodiversité.

Marie-José Auclair a reçu plusieurs prix durant sa carrière, dont le Prix d’excellence lors du 25e anniversaire d’Environnement Canada, en 1996, et le prix du Chef de la fonction publique en 1998. La Société Provancher d’histoire naturelle du Canada lui a décerné le certificat Des gens d’action, en 2018, pour son implication dans la conservation de la nature. Depuis 2021, elle est conseillère municipale pour la ville de Sutton, en Estrie.


Crédit photo : Frédéric Faddoul

François Avard

(C. création littéraire, 1991; B.A. enseignement du français langue première, 1996), lauréat du prix Mosaïque de la Faculté des sciences de l’éducation

Auteur et scénariste récompensé par plusieurs prix Gémeaux et Olivier, François Avard a débuté son parcours comme enseignant à l’École nationale de l’humour en 1992. La série Les Bougons, c’est aussi ça la vie, diffusée à Radio-Canada de 2004 à 2006, dont il est le créateur et coauteur, a révélé son talent au grand public.

François Avard a collaboré aux scénarios de plusieurs séries télévisées à succès, dont Les Beaux MalaisesCaméra Café, C.A. et La Maison Bleue. Il a créé et scénarisé la populaire série Le Bonheur, a collaboré aux scripts de nombreux Bye Bye et a été le scénariste de l’émission Les Enfants de la télé durant 12 saisons. Au cinéma, il est l’auteur du scénario d’Ego Trip et coscénariste de Votez Bougon, Le Mirage et Le Guide de la famille parfaite. Le diplômé a également publié L’Esprit de bottine, Les Uniques, Bancs publics et Avard chronique.

Personnalité engagée, François Avard a signé, en 2008, les textes de la vidéo Culture en péril, dénonçant les compressions du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Il a organisé des spectacles-bénéfice ayant permis de récolter près de 95 000 $ après le tremblement de terre de 2010 en Haïti et plus de 100 000 $ dans le cadre de SOS Afrique, afin de lutter contre la famine dans les pays de la Corne de l’Afrique.


Crédit photo : Frédéric Faddoul

Martin Gagnon

(B.A.A., 1989), lauréat du prix Mosaïque de l’ESG UQAM

Martin Gagnon compte plus de 30 ans d’expérience dans les secteurs bancaire, de la gestion d’actifs et des sociétés de courtage. Après son baccalauréat en administration à l’UQAM, il obtient un MBA en finance de l’Université de la Colombie-Britannique et commence sa carrière à la Banque Nationale en 1987, où il devient quatre ans plus tard gestionnaire principal. Il joint par la suite Goldman Sachs Canada, à Toronto, et se hisse à la vice-présidence de la division américaine, à New York, en 1996. De retour à la Banque Nationale en 2003, à titre de cochef de la direction de la filiale Gestion de Placement Innocap, il devient en 2011 premier vice-président – Solution d’affaires aux intermédiaires, puis premier vice-président à la direction – Gestion de patrimoine et coprésident et cochef de la direction de la Financière Banque Nationale en 2016.

Le diplômé est reconnu pour son leadership, pour ses compétences en gestion de risques, en recherche, en développement de produits, en structure organisationnelle et en négociation. Martin Gagnon a été administrateur à l’Institut de finance mathématique de Montréal, à la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain et à l’Association des femmes en finance du Québec. Il a aussi été président de la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et co-gouverneur de plusieurs campagnes de financement pour Centraide. Il a pris sa retraite de la Banque Nationale le 1er avril dernier.


Crédit photo : Frédéric Faddoul

Catherine Loubier

(M.A. science politique, 1996), lauréate du prix Mosaïque de la Faculté de science politique et de droit

Catherine Loubier débute sa carrière en 1996 en tant qu’adjointe au président, puis directrice du développement des affaires chez Groupe Vaugeois, une entreprise ayant contribué à faire de Montréal l’une des villes phares en nouvelles technologies. En 2000, elle devient directrice de la planification stratégique au Centre financier international de Montréal, avant de conseiller des chefs d’entreprise dans divers secteurs.

En 2006, la diplômée joint l’équipe de tournée de Stephen Harper et occupe, par la suite, divers postes au sein du gouvernement conservateur, dont celui de conseillère principale pour le Québec du premier ministre. Après avoir été directrice des communications à l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, en France, et avoir œuvré comme consultante dans le secteur privé, elle est embauchée par le premier ministre François Legault, en 2018, pour diriger la transition de son nouveau gouvernement et agir à titre de directrice adjointe de son cabinet. Déléguée générale du Québec à New York de 2019 à 2021, elle a dirigé d’importants travaux visant à finaliser le contrat de vente d’hydroélectricité entre le Québec et l’État de New York.

Aujourd’hui conseillère et administratrice de sociétés, Catherine Loubier siège, notamment, aux conseils d’administration de NanoXplore et du Conseil commercial canado-américain ainsi qu’au Conseil des relations canado-américaines.


Crédit photo : Frédéric Faddoul

Nathalie Maillé

(B.A. danse/enseignement, 1992), lauréate du prix Mosaïque de la Faculté des arts

Au secondaire, les résultats de ses tests d’orientation indiquaient un intérêt pour les arts, mais aussi pour… l’administration. Quelques années après son baccalauréat en danse, Nathalie Maillé ajoute une corde à son arc en obtenant un diplôme d’études supérieures en gestion des organismes culturels à HEC Montréal.

Après avoir été enseignante en danse, elle occupe tour à tour les postes d’agente de développement et de responsable de la diffusion au sein du Conseil des arts de Montréal (CAM), avant d’y être promue directrice des programmes de tournées et de diversité, puis directrice générale adjointe, programmes et partenariats. En 2013, elle est nommée directrice générale et secrétaire générale du Conseil, lequel soutient plus de 500 organisations dans diverses disciplines artistiques. Gestionnaire aguerrie, la diplômée est reconnue pour son leadership rassembleur, prenant appui sur des valeurs de créativité, d’audace, d’ouverture, de proximité et de transparence. Elle a œuvré à une plus grande reconnaissance de la diversité dans le domaine des arts et au sein de la relève artistique.

Lauréate, en 2015, du prix Femmes d’affaires du Québec dans la catégorie Organisme public ou parapublic, Nathalie Maillé a été présidente du Conseil d’administration de l’UQAM de 2018 à 2020. Elle est membre, depuis 2019, du Conseil d’administration de Tourisme Montréal et vice-présidente, depuis 2022, de la section Montréal de l’International Women’s Forum.


Crédit photo : Frédéric Faddoul

Michèle Ouimet

(M.A. histoire, 1980), lauréate du prix Mosaïque de la Faculté des sciences humaines

Journaliste de terrain courageuse et passionnée, Michèle Ouimet débute comme recherchiste à Télé-Québec en 1983, puis à l’émission Le Point à Radio-Canada. Journaliste à La Presse à compter de 1989, elle parcourt des zones dangereuses, couvrant l’Afghanistan, la guerre civile en Syrie, le Pakistan, l’Iran, les crises humanitaires et les catastrophes naturelles, notamment le génocide au Rwanda et le tremblement de terre en Haïti. Parallèlement à ses reportages, la diplômée occupe les fonctions de chroniqueuse et d’éditorialiste.

Michèle Ouimet est l’autrice de plusieurs ouvrages, dont Partir pour raconter, récit sur sa carrière de reporter paru en 2019, après sa retraite. Elle a également publié les romans La promesse, L’heure mauve et L’homme aux chats.

Au cours des dernières années, la journaliste a reçu plusieurs pris pour l’ensemble de sa carrière, notamment le prix Judith-Jasmin Hommage de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, en 2019, et le Prix de la chronique au Concours canadien de journalisme. Elle a aussi été récompensée pour un reportage sur les militants islamistes en Libye, en Tunisie et en Syrie, et a obtenu le prix Michener pour une enquête sur le régime des talibans en Afghanistan. En 2022, la Fondation pour le journalisme canadien lui a attribué le prix Couronnement de carrière et l’Université de Montréal lui a décerné l’Ordre du mérite. Michèle Ouimet est membre l’Ordre du Canada et de l’Ordre national du Québec.


Crédit photo : Frédéric Faddoul

Hugues Sweeney

(M.A. communication/multimédia interactif, 2005), lauréat du prix Mosaïque de la Faculté de communication

Leader dans le secteur des technologies interactives depuis plus de 20 ans, Hugues Sweeney sait fédérer les forces, créer des réseaux et développer des collaborations durables basées sur la confiance et une volonté commune d’atteindre les plus hauts standards de performance. Son leadership a généré de multiples partenariats en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud.

En 1999, il est embauché à Radio-Canada où il cofonde Bande à part, une plateforme web de radio consacrée à la musique émergente. En 2009, il joint les rangs de l’Office national du film (ONF) en tant que producteur exécutif, afin de démarrer la production interactive. Au cours des années qui suivent, les projets des studios interactifs de l’ONF sont récompensés par plus de 150 prix et nominations, dont un Gemini Award et un Webby.

Depuis 2019, le diplômé est le président du studio Thinkwell à Montréal, une entreprise internationale de design qui conçoit des expériences collectives et immersives pour des parcs thématiques, des musées, des espaces corporatifs et des destinations touristiques d’envergure. Profondément impliqué dans sa communauté, Hugues Sweeney a été président du Conseil d’administration de MUTEK, vice-président du Conseil des arts de Montréal, coprésident de la Commission numérique de Culture Montréal et aujourd’hui coprésident de XN Québec, l’association des producteurs d’expériences numériques, qui réunit plus de 150 studios. 


L’initiative est rendue possible grâce à TD Assurance, précieux partenaire du Bureau des diplômés.

Ce texte a été publié initialement par Actualités UQAM.

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