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Négocier des identités nouvelles et en mouvance : «AfroScots», programme de films, vidéos et œuvres sonores présenté par la Galerie de l’UQAM

Commissaires : Mother Tongue (Glasgow)Artistes : Rayanne Bushell, Irineu Destourelles, Kapwani Kiwanga, Tako Taal et Alberta Whittle

Date : 25 février 2017, 13 hLieu : CDExUniversité du Québec à MontréalPavillon Judith-Jasmin, local J-R930405, rue Sainte-Catherine Est, Montréal

Le 20 février 2017 – La Galerie de l’UQAM invite le duo de commissaires Mother Tongue, basé à Glasgow en Écosse, à proposer un programme de films, vidéos et œuvres sonores. Sous le titre AfroScots, ce programme rassemble des œuvres de cinq artistes d’ascendance africaine ou caribéenne ayant, à certains moments de leurs carrières, vécu, exposé et travaillé en Écosse. Les œuvres se côtoient et se répondent ici pour esquisser une réflexion identitaire d’une indéniable actualité.

La projection est organisée dans le cadre du Mois de l’histoire des noirs à Montréal et en dialogue avec l’exposition Graham Fagen. Complainte de l’esclave, à voir à la Galerie de l’UQAM du 24 février au 8 avril 2017.

AfroScots« AfroScots » est un terme qui fait référence aux personnes d’ascendance africaine ou caraïbéenne vivant en Écosse. Relativement récent, il a gagné en popularité depuis une dizaine d’années. Il ne s’agit pas d’une catégorie officielle établie par le gouvernement, plutôt d’un référent identitaire informel issu de la population. L’expression est de plus en plus présente dans le domaine public, mais elle demeure problématique à certains égards.

Dans le cadre de ce programme de vidéos, le terme « AfroScots » est employé comme moyen de tracer le contour d’un groupe de praticiens dont le travail s’étend sur trois générations et qui ont – maintenant ou dans le passé – vécu, travaillé ou étudié en Écosse. Composé d’œuvres filmiques, vidéographiques et sonores, le travail de cinq de ces artistes est rassemblé pour la première fois dans un même espace et invité à dialoguer. Ce faisant, le programme veut donner lieu à de nouvelles lectures et interprétations des œuvres et mettre au jour le terrain qu’elles partagent éventuellement.

Dans la préparation de ce programme, la méthode privilégiée a consisté à récupérer des œuvres existantes, mais le contexte était tel que certains participants ont choisi de réagir par une nouvelle œuvre. Celles qui ont été retenues ont en commun de négocier des identités nouvelles et en mouvance, autour de thèmes récurrents comme les relations interpersonnelles (famille, amitié, sexualité) et la langue. Le programme cherche de plus à ouvrir le dialogue sur la diversité des arts en Écosse, et à interroger les notions de présence et de visibilité.

Les artistesD’abord étudiante en anthropologie et religions comparées à l’Université McGill, puis inscrite au programme La Seine de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Kapwani Kiwanga a été artiste en résidence à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, à Paris ; au Fresnoy - Studio national des arts contemporains, à Tourcoing ; à la fondation Mu, à Eindhoven ; et à la galerie Le Manège, à Dakar. Ses films et vidéos ont été sélectionnés pour deux prix BAFTA, et récompensés dans divers festivals internationaux. Des expositions lui ont été consacrées au Centre Pompidou et à la Fondation Ricard, à Paris; au Centre of Contemporary Art, à Glasgow; à Paris Photo; et à Art Catalyst, à Londres.

Alberta Whittle est une artiste, chercheuse et éducatrice barbadienne. Sa pratique consiste à chorégraphier des installations interactives, des interventions et des performances, œuvres in situ présentées dans des lieux publics ou privés. Au premier plan de ses recherches : une analyse des stratégies créatives employées pour mettre en cause l’autorité du pouvoir postcolonial, ses conséquences et son héritage. Alberta Whittle a participé à diverses expositions solos et collectives, notamment au pavillon de Johannesburg de la 56e Biennale de Venise; à Framer Framed, à Amsterdam; à la galerie David Dale, en Écosse; à Bozar, à Bruxelles, et à la National Art Gallery, aux Bahamas. En 2016, The Polity of Φ, un projet de recherche entrepris avec l’artiste et écrivain Deniz Uster, a été présenté à la galerie Intermedia à l’occasion de l’International Arts Festival de Glasgow.

Sur différents supports, et souvent en explorant les interstices entre la peinture, le texte et l’image en mouvement, Irineu Destourelles raconte ses expériences des lieux et de leurs pratiques sociales, avec un intérêt particulier pour la reproduction du discours colonial en contexte contemporain. Il est né au Cap Vert, une ancienne colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest, puis a déménagé à Lisbonne quand il avait quatre ans. Il a reçu sa formation à la Willem de Kooning Akademy de Rotterdam, et au Central St. Martins College of Art & Design, et ses œuvres vidéographiques ont été projetées à la Transmediale de Berlin, à l’ICA de Londres et à la Hangar Bicoca de Milan, entre autres. Irineu Destourelles vit à Édimbourg, en Écosse.

Née au Pays de Galles, d’ascendance gambienne et galloise, Tako Taal a obtenu en 2015 un baccalauréat ès arts avec spécialisation en pratique des arts contemporains de la Gray’s School of Art d’Aberdeen. Avant ses études, elle a travaillé en cinéma pour une boite de production indépendante de Berlin. Ses projets les plus récents comprennent Tracing the [public] Garden Wall, à Glasgow; Only the Improvisation remains Constant, à Aberdeen; et RSA New Contemporaries, à Édimbourg. Tako Taal vit à Glasgow.

Rayanne Bushell vit à Glasgow, en conflit incessant avec un lieu qui serait le sien. Motivés par un désir d’interroger l’histoire et ce qu’elle nous a laissé, les projets de Rayanne explorent (et collaborent afin de créer) les espaces et les pratiques physiques et virtuels conçus par les personnes de couleur en quête de sécurité et luttant pour survivre. Rayanne produit des œuvres photographiques, textuelles et sonores, organise en même temps des ateliers, des fêtes et une bibliothèque, et siège à un comité de la galerie Transmission, un centre d’artistes autogéré de Glasgow.

Les commissairesFondé en 2009 par Tiffany Boyle et Jessica Carden, Mother Tongue est un collectif de commissaires d’expositions indépendants guidés par la recherche. Leur pratique du commissariat d’expositions recoupe leurs champs d’intérêt en recherche, notamment (et non exclusivement) le postcolonialisme, le langage, la traduction, le patrimoine, les identités, le fait d’être autochtone, la migration et le mouvement. Depuis 2009, Mother Tongue a produit des expositions, des programmes de films, des évènements discursifs, des collections d’affiches et des émissions radiodiffusées, en partenariat avec des galeries, des musées et des festivals.

Le collectif a entreprit des résidences en Écosse, en Suède, en Finlande et à La Barbade, après avoir participé au programme CuratorLab du College of Arts, Crafts and Design de l’Université Konstfack, à Stockholm. Mother Tongue est l’une des équipes de partenaires derrière la nouvelle bourse Tilting Axis, qui offre à un praticien des Caraïbes la possibilité de consacrer une année à des recherches, dans la région et en Écosse. La bourse est financée par le British Council – Scotland, et offerte en collaboration avec le CCA de Glasgow, la galerie David Dale et Hospitalfield. Mother Tongue bénéficie en ce moment d’une subvention de recherche du Paul Mellon Centre for Studies in British Art pour la réalisation future d’une exposition AfroScots, qui repose sur des recherches en archives et dans des collections et rassemble dans un même récit, pour la première fois, le travail d’artistes noirs en Écosse, dans une perspective à la fois historique et actuelle. mothertongue.se

Partenaires

 

Adresse et heures d’ouvertureGalerie de l’UQAMPavillon Judith-Jasmin, salle J-R1201400, rue Berri, angle Sainte-Catherine Est, MontréalMétro Berri UQAM

Du mardi au samedi, de midi à 18 hEntrée libre

RenseignementsTél. : 514 987-6150www.galerie.uqam.ca / Facebook / Twitter / Instagram

-30-

Source : Maude N. Béland, conseillère en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Tél. : 514 987-3000, poste 1707 beland.maude_n@uqam.ca twitter.com/MaudeNBeland

lundi 20 février 2017
Negotiating new and in-flux identities: "AfroScots", a programme of film, video and sound work presented by the Galerie de l’UQAM

Curators: Mother Tongue (Glasgow)Artists: Rayanne Bushell, Irineu Destourelles, Kapwani Kiwanga, Tako Taal and Alberta WhittleDate: February 25, 2017, 1 pmVenue: CDExUniversité du Québec à MontréalPavillon Judith-Jasmin, room J-R930405, Sainte-Catherine East, Montréal

February 20, 2017 – The Galerie de l’UQAM has invited the Glasgow-based curatorial duo Mother Tongue to organize a programme of film, video and sound work. Titled AfroScots, the programme charts the work of five Black artists who have – in the present and historically – lived, worked, exhibited and studied in Scotland. In AfroScots, the works coexist and respond to each other, sketching a reflection on identity of an undeniable actuality.

The screening is organized in the context of Montréal’s Black History Month, and in dialogue with the exhibition Graham Fagen. The Slave’s Lament, presented at the Galerie de l’UQAM from February 24 to April 8, 2017.

AfroScotsAfroScots is a relatively new term describing people of African and Caribbean descent in Scotland which has gained currency in the last decade. It is not a category assigned officially by the government, but rather a grassroots, informal identification. It is beginning to enter the public domain but it remains problematic in some senses.

The programme takes this term as a means by which to draw a line around a group of practitioners working across three generations, who have – in the present and historically – lived, worked and studied in Scotland. Encompassing film, video and sound, the work of five artists is brought into the same space and in dialogue with one another for the first time. In doing so, the program aims to open up new understandings and readings of these works, and the potential shared ground between them.

The process of curating this programme has attempted to recoup works, whilst also being a context to which some of the participating artists have chosen to respond to with new work. In common, the selected works express the negotiation of new and in-flux identities, with shared themes of interpersonal relationships (family, friendship, sexual) and language. Moreover, the programme seeks to open-up discussions around the diversity of the arts in Scotland, and ask questions around presence and visibility.

The artistsInitially studying Anthropology and Comparative Religions at McGill University, later undertaking the "La Seine" programme at the École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Kapwani Kiwanga has been artist-in-residence at L’École nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris; Le Fresnoy - National Contemporary Art Studio, Tourcoing; at MU Foundation, Eindhoven; and Le Manège, Dakar. Her film and video works have been nominated for two BAFTAs and have received awards at international film festivals. She has exhibited internationally including at Centre Pompidou, Paris; Foundation Ricard, Paris; Centre of Contemporary Art, Glasgow; Paris Photo; and Art Catalyst, London.

Alberta Whittle is a Barbadian artist, researcher and educator. Her practice involves choreographing interactive installations, interventions and performances as site-specific artworks in public and private spaces. Foregrounding her research is an analysis of creative strategies employed to question the authority of postcolonial power, its implications and its legacy. Whittle has exhibited in various solo and group shows, including at the Johannesburg Pavilion at the 56th Venice Biennale, FRAMER FRAMED (Amsterdam), David Dale Gallery (Scotland), BOZAR (Belgium), and the National Art Gallery (Bahamas). In 2016, The Polity of Φ, a research project initiated in collaboration with artist/writer Deniz Uster was presented at Intermedia Gallery during Glasgow International Arts Festival.

Working across different media, and often exploring the interstices between painting, text and moving image, Irineu Destourelles relates his experiences of place and their social practices with particular interest on the reproduction of colonial discourse in contemporary contexts. He was born in Cape-Verde in West Africa, a former Portuguese colony, and moved to Lisbon aged four-years-old. He trained at Willem de Kooning Akademy Rotterdam, and Central St. Martins College of Art & Design, and his videoworks have been screened, amongst others, at Transmediale Berlin, ICA London, and Hangar Bicoca Milan. Irineu Destourelles lives and works in Edinburgh, Scotland.

Born in Wales to Gambian and Welsh parents, Tako Taal graduated in 2015 from Gray’s School of Art, Aberdeen with a BA in Contemporary Art Practice. Before studying she worked for an independent film production company in Berlin. Recent projects include, Tracing the [public] Garden Wall (Glasgow), Only the Improvisation remains Constant (Aberdeen) and RSA New Contemporaries (Edinburgh). Tako lives and works in Glasgow.

Rayanne Bushell is a Glasgow-based artist in constant conflict with their locale. Informed by a desire to interrogate history and what it has left us with, Rayanne's projects explore (and collaborate to create) the physical and virtual spaces and practices created by people of colour in the pursuit of safety and survival. Rayanne produces photographic, text and sound based works, alongside workshops, parties and a library. They are also a Committee Member at Transmission Gallery, an artist-run space in Glasgow.

The curatorsMother Tongue is a research-led, independent curatorial practice formed in 2009 by Tiffany Boyle and Jessica Carden. Their practice in exhibition-making intersects with research interests – including, but not limited to – post-colonialism, language, translation, heritage, identities, indigenousness, migration, and movement. Since 2009, they have produced exhibitions, film programs, discursive events, essays, poster series and radio broadcasts, in partnership with galleries, museums, and festivals.

They have undertaken residencies in Scotland, Sweden, Finland and Barbados, and previously participated on the CuratorLab programme at Konstfack University College of Arts, Crafts and Design, Stockholm. Mother Tongue is one of a team of partners behind the newly-launched Tilting Axis Fellowship: a one-year opportunity for a Caribbean-based practitioner to undertake across the region and in Scotland, funded by the British Council Scotland, designed in collaboration with the CCA Glasgow, David Dale Gallery and Hospitalfield. They are current recipients of a Paul Mellon Centre for Studies in British Art Research Support grant towards a future AfroScots exhibition project built upon archival and collection research, seeking to bring into a single narrative for the first time the work of Black artists in Scotland, both historically and in the present. mothertongue.se

Support provided by

Address and opening hoursGalerie de l’UQAMJudith-Jasmin Pavilion, Room J-R1201400 Berri Street (corner of Sainte-Catherine East), MontréalBerri-UQAM metro

Tuesday through Saturday, noon to 6 pmFree admission

InformationPhone: 514 987-6150www.galerie.uqam.ca / Facebook / Twitter / Instagram

- 30 -

Source: Maude N. Béland, Press Relations OfficerPress Relations and Special Events Division, Communications ServicePhone: 514-987-3000, ext. 1707beland.maude_n@uqam.ca twitter.com/MaudeNBeland

lundi 20 février 2017
Experts de l'UQAM : les enjeux du compostage

Le 20 février 2017 - La collecte des déchets en vue de diverses formes de compostage a un certain appui dans l’opinion publique, au nom de valeurs écologiques. Cependant, des questions se posent à propos de l’efficacité et de la cohérence des actions entreprises en ce sens. On peut se demander également si la récente promotion, par plusieurs arrondissements de la ville de Montréal, de la récupération des déchets organiques dans des bacs bruns sera suivie d’effets mesurables.

Des experts de l'UQAM sont prêts à répondre aux questions des médias.

D'autres chercheurs pourront s'ajouter à cette liste.

 

Charles SéguinProfesseur, Département des sciences économiquesÉcole des sciences de la gestion de l'UQAMTél. : 514 987-3000, poste 5509seguin.charles@uqam.ca

Champs d'expertise :

Efficacité des approches de compostage actuelles, sur le plan de la collecte et de la valorisation. Cohérence des critères de compostage entre les arrondissements de la ville de Montréal. Mesure de l'efficacité de la nouvelle campagne de récolte des déchets organiques.

 

-30-

Source : André Valiquette, M.A., ARP Conseiller en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Tél. : 514 987-3000, poste 3268 valiquette.andre@uqam.ca

 

lundi 20 février 2017
Ode à l’identité en images et en musique : « Graham Fagen. Complainte de l’esclave » à la Galerie de l’UQAM

Commissaire : Louise DéryDates : du 24 février au 8 avril 2017Vernissage : jeudi 23 février 2017, à 17 h 30

Le 16 février 2017 – La Galerie de l’UQAM et la commissaire Louise Déry présentent la première exposition individuelle au Canada de l’Écossais Graham Fagen, en proposant une installation vidéographique et musicale emblématique de sa recherche : The Slave’s Lament. L’artiste de Glasgow, qui a représenté avec beaucoup de succès l’Écosse à la Biennale de Venise de 2015, s’est intéressé à la traite des esclaves, au traitement inhumain des populations déportées et à l’implication écossaise en Jamaïque. Plusieurs dessins et photographies s’ajoutent à cette œuvre majeure pour permettre une extrapolation plus riche des motifs qui opposent identité nationale et identité culturelle.

L’exposition est présentée dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs à Montréal.

L’expositionComplainte de l’esclave propose un ensemble d’œuvres de l’artiste multidisciplinaire Graham Fagen sur le thème de l’esclavagisme et de l’implication écossaise dans le sort des populations africaines déportées dans les Caraïbes au 18e siècle. Les dessins présentant l’aspect de masques ou de portraits, les photographies de paysage marin ainsi que l’imposante installation vidéographique et musicale réunis dans cette exposition explorent les tensions et les émotions provoquées par le colonialisme et la traite des esclaves noirs. Alors que les manifestations de réconciliation et de rédemption nous mobilisent aujourd’hui de manière sensible par rapport à l’asservissement économique et à l’oppression culturelle des peuples – qu’ils soient autochtones, issus de l’immigration ou soumis aux formes actuelles d’une servitude sournoise –, le questionnement national et identitaire que pose Graham Fagen s’érige avec une rare pertinence sur une critique de l’héritage culturel et social.

C'était au doux SénégalQue par mes ennemis je fus asservi,Pour les terres de Virginie–ginie, oh !Arraché de cette charmante côte,Je ne la reverrai plus jamais,Et hélas ! Je suis usé, usé, oh ! [...]

- Robert Burns, The Slave’s Lament, 1792, traduction de Pierre Mathé

L’installation intitulée The Slave’s Lament, qui constitue le cœur de l’exposition à la Galerie de l’UQAM, renvoie à un poème lyrique de 1792 attribué au poète national de l’Écosse Robert Burns et propose la réflexion de ce dernier quant à la situation de l’esclavage. Interprétée par le célèbre chanteur reggae Ghetto Priest, qu’accompagnent des musiciens du Scottish Ensemble, The Slave’s Lament nous hante par sa mélodie poignante et le récit troublant d’un Sénégalais contraint à l’exil et au destin d’esclave et qui pleure son pays. Graham Fagen a filmé de près le chanteur et les musiciens, puis morcelé les temporalités pour recomposer de manière épique une ode à l’identité, celle qui nous est léguée, qui nous est usurpée ou que l’on adopte. La caméra scrute de près les regards et les gestes. Elle s’attarde à certains détails comme pour traquer ce potentiel d’authenticité et d’identité à sauvegarder et à partager.

Une publication accompagnant l’exposition sera lancée à l’automne 2017.

 

     

L’artisteGraham Fagen est un des artistes les plus influents de l’Écosse aujourd’hui. Ses œuvres mélangent les disciplines et sont présentées sur plusieurs continents. Il combine la vidéo, la performance, la photographie, la sculpture, le texte, la musique et la botanique. Plusieurs thèmes récurrents de sa pratique, comme les fleurs, les voyages et les chansons populaires, constituent des tentatives de comprendre les forces qui façonnent nos existences.

Graham Fagen a étudié à la Glasgow School of Art (1984-1988, BA) et au Kent Institute of Art and Design (1989-1990, MA). Il est maître de conférences au Duncan of Jordanstone College of Art & Design à Dundee. En 1999, Fagen a été invité par l’Imperial War Museum de Londres à travailler comme artiste de guerre officiel au Kosovo, et à partir de ce moment, il a extensivement exposé au Royaume-Uni et à l’étranger. En 2015, Graham Fagen a représenté l’Écosse à la 56e Biennale de Venise. Parmi les nombreuses expositions auxquelles il a participé, mentionnons : The Mighty Scheme, Dilston Grove et CPG London, Londres (2016), GENERATION: 25 Years of Contemporary Art from Scotland, Scottish National Gallery of Modern Art, Édimbourg (2015), In Camera (avec Graham Eatough), La Friche la Belle de Mai, Marseille (2015), Cabbages in an Orchard, Glasgow School of Art (2014), Bloodshed, Victoria & Albert Museum, Londres (2004), Art of the Garden, Tate Britain, Londres (2004), Golden Age, Institute of Contemporary Art, Londres (1999) et Zenomap, Scotland + Venice, 50e Biennale de Venise (2003). grahamfagen.com

La commissaireLouise Déry (doctorat en histoire de l’art) est directrice de la Galerie de l’UQAM et professeure associée au département d’histoire de l’art de l’UQAM. Auparavant conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal, elle a été commissaire de nombreuses expositions incluant Daniel Buren, Giuseppe Penone, Rober Racine, Sarkis, Nancy Spero, David Altmejd, Dominique Blain, Françoise Sullivan, Michael Snow, Stéphane La Rue, Raphaëlle de Groot, Artur Żmijewski, Manon de Pauw, et plus récemment Aude Moreau, pour ne citer que ces exemples. On lui doit une trentaine d’expositions d’artistes canadiens à l’étranger dont une douzaine en Italie, ainsi qu’en France, en Suisse, en Belgique, en Espagne, en Turquie, aux États-Unis et en Asie. Elle a été commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise avec une exposition de David Altmejd (2007). Lors des Biennales de Venise de 2013 et 2015, elle a présenté des performances de Raphaëlle de Groot et de Jean-Pierre Aubé. Elle a obtenu le Prix Hnatyshyn (2007) et le Prix du Gouverneur général du Canada (2015). Elle est membre de la Société royale du Canada.

Activités gratuites

Conférence de Graham FagenDans le cadre du programme ICI : Intervenants Culturels Internationaux

Mercredi 22 février 201712 h 45 – 13 h 45Université du Québec à MontréalPavillon des Sciences de la gestion, salle R-M110315, rue Sainte-Catherine Est, Montréal

AfroScots, programme de films, vidéos et œuvres sonoresCommissaires : Mother Tongue (Glasgow)Artistes : Rayanne Bushell, Irineu Destourelles, Kapwani Kiwanga, Tako Taal et Alberta Whittle

Samedi 25 février 2017, 13 hCDExUniversité du Québec à MontréalPavillon Judith-Jasmin, local J-R930405, rue Sainte-Catherine Est, Montréal

AfroScots est un programme de films, vidéos et œuvres sonores réalisés par des artistes noirs qui ont – maintenant ou dans le passé – vécus, travaillé, exposé ou étudié en Écosse. La sélection des œuvres est assurée par Mother Tongue, un duo de commissariat guidé par la recherche, fondé en 2009 et basé à Glasgow. Suite à la projection, le public aura l’occasion d’échanger dans une ambiance conviviale avec les commissaires ainsi qu’avec l’artiste Graham Fagen, qui sera présent.

Visites commentées de l’exposition en compagnie de la commissaireJeudi 2 mars 2017, 12 h 45 – 13 h 45Jeudi 30 mars 2017, 17 h 30 – 18 h 30

Conférences de Charmaine Nelson et de Jennifer CarterAnimation : Louise Déry

Lundi 27 mars 2017, 17 hGalerie de l’UQAM

Visites commentées de l’expositionOffertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca 

Partenaires

 

Adresse et heures d’ouvertureGalerie de l’UQAMPavillon Judith-Jasmin, salle J-R1201400, rue Berri, angle Sainte-Catherine Est, MontréalMétro Berri UQAM

Du mardi au samedi, de midi à 18 hEntrée libre

RenseignementsTél. : 514 987-6150www.galerie.uqam.ca / Facebook / Twitter / Instagram

English version

-30-

Source : Maude N. Béland, conseillère en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Tél. : 514 987-3000, poste 1707 beland.maude_n@uqam.ca twitter.com/MaudeNBeland

jeudi 16 février 2017
A visual and musical ode to identity: "Graham Fagen. The Slave’s Lament" at the Galerie de l’UQAM

Version française

Curator: Louise DéryDates: February 24 to April 8, 2017Opening: Thursday, February 23, 2017 at 5:30 pm

February 16, 2017 – The Galerie de l’UQAM and the curator Louise Déry are presenting the Scottish artist Graham Fagen’s first solo exhibition in Canada by proposing a video and music-based installation that is emblematic of his research: The Slave’s Lament. The Glasgow artist, who very successfully represented Scotland at the 2015 Venice Biennale, is interested in the slave trade, the inhuman treatment of the deported populations and the Scottish involvement in Jamaica. Several drawings and photographs have been added to this major work in order to allow for a more encompassing extrapolation of the motifs opposing national identity and cultural identity.

The exhibition is presented in the context of Montréal’s Black History Month.

The exhibitionThe exhibition The Slave’s Lament presents works by the multidisciplinary artist Graham Fagen on the theme of slavery and Scottish involvement in the fate of African people deported to the Caribbean in the 18th century. The drawings, with the look of masks or portraits, the seascape photographs and the imposing video and music installation shown here explore the tensions and emotions brought about by colonialism and the African slave trade. Today considerable feeling has been mobilized with the aim of reconciliation and redemption for the economic servitude and cultural oppression of peoples – whether aboriginal, the product of immigration or subject to current insidious forms of servitude. Fagen’s questioning of nationality and identity, however, is based on a particularly pertinent critique of the cultural and social heritage.

It was in sweet SenegalThat my foes did me enthral,For the lands of Virginia — ginia O!Torn from that lovely shore,I must never see it more,And alas! I am weary, weary O! [...]

- Robert Burns, The Slave’s Lament, 1792

The installation entitled The Slave’s Lament refers to a song dating from 1792 attributed to the Scottish national poet Robert Burns, and it expresses Burns’s attitude toward slavery. Sung by the famous reggae artist Ghetto Priest to an accompaniment by members of the Scottish Ensemble, the song haunts us with its poignant melody and troubling tale of a Senegalese who, forced into exile and slavery, mourns the loss of his country. Fagen filmed the singer and instrumentalists in close-up, then divided the temporal sequence into pieces that he recomposed into an epic-style ode to the identity that we inherit, that is stolen from us or that we assume. The camera scrutinizes the gazes and gestures, lingering over certain details as if to track down a potential for authenticity and identity to be safeguarded and shared.

A publication about the exhibition will be launched later in the year.

The artistGraham Fagen is one of the most influential artists working in Scotland today. His work mixes media and crosses continents; combining video, performance, photography and sculpture with text, live music and plants. Fagen’s recurring artistic themes, which include flowers, journeys and popular song, are used as attempts to understand the powerful forces that shape our lives.

Graham Fagen studied at The Glasgow School of Art (1984-1988, BA) and the Kent Institute of Art and Design (1989-1990, MA). He is senior lecturer at Duncan of Jordanstone College of Art & Design in Dundee. 1999 Fagen was invited by the Imperial War Museum, London to work as the Official War Artist for Kosovo, and since then has exhibited widely both in the UK and abroad. In 2015 Graham Fagen was selected to represent Scotland at the 56th Venice Biennale.

The several exhibitions he took part in include: The Mighty Scheme, Dilston Grove and CPG London, London (2016), GENERATION: 25 Years of Contemporary Art from Scotland, Scottish National Gallery of Modern Art, Edinburgh (2015), In Camera (with Graham Eatough), La Friche la Belle de Mai, Marseille (2015), Cabbages in an Orchard, Glasgow School of Art (2014), Bloodshed, Victoria & Albert Museum, London (2004), Art of the Garden, Tate Britain, London (2004), Golden Age, Institute of Contemporary Art, London (1999) and Zenomap, Scotland + Venice, 50th Venice Biennale (2003). grahamfagen.com

       

The curatorLouise Déry (PhD Art History) is director of the Galerie de l'UQAM and associate professor in the Department of Art History at UQAM. Formerly a curator at the Musée national des beaux-arts du Québec and the Montréal Museum of Fine Arts, she has curated numerous exhibitions, including Daniel Buren, Giuseppe Penone, Rober Racine, Sarkis, Nancy Spero, David Altmejd, Dominique Blain, Françoise Sullivan, Michael Snow, Stéphane La Rue, Raphaëlle de Groot, Artur Żmijewski, Manon de Pauw, and more recently Aude Moreau, to name just a few. She has presented some thirty foreign exhibitions of Canadian artists, including a dozen in Italy, as well as in France, Belgium, Spain, Turkey, the United States and Asia. She was curator of the Canadian pavilion at the Venice Biennale with a David Altmejd exhibition (2007). At the Venice Biennales of 2013 and 2015, she presented performances by Raphaëlle de Groot and Jean-Pierre Aubé. She is a recipient of the Hnatyshyn Award (2007) and the Governor General's Award (2015), and a member of the Royal Society of Canada.

Free activities

Artist talk by Graham FagenPart of the ICI : Intervenants Culturels Internationaux series

Wednesday, February 22, 2017, 12:45 – 1:45 pmUniversité du Québec à MontréalPavillon des Sciences de la gestion, room RM-110315, Sainte-Catherine East, Montréal

AfroScots, a programme of film, video and sound workCurators: Mother Tongue (Glasgow)Artists: Rayanne Bushell, Irineu Destourelles, Kapwani Kiwanga, Maud Sulter, Tako Taal and Alberta Whittle

Saturday, February 25, 2017, 1 pmCDExUniversité du Québec à MontréalPavillon Judith-Jasmin, room J-R930405 Ste-Catherine East, Montréal

AfroScots is a programme of film, video and sound work by Black artists who have – in the present and historically – lived, worked, exhibited and studied in Scotland. The works are selected by Mother Tongue, a research-led, independent curatorial practice formed in 2009 and based in Glasgow. Following the screening, the audience will have the opportunity to interact in a friendly atmosphere with the curators as well as with the artist Graham Fagen, who will be present.

Guided tours of the exhibition with the curatorThursday, March 2, 2017, 12:45 – 1:45 pmThursday, March 30, 2017, 5:30 – 6:30 pm

Talks by Charmaine Nelson and Jennifer CarterAnimation: Louise Déry

Monday, March 27, 2017, 5 pmGalerie de l’UQAM

Guided tours of the exhibitionAvailable any time. Reservations required with Philippe Dumaine, 514 987-3000, ext. 3280, or dumaine_allard.philippe@uqam.ca 

 

Support provided by

Address and opening hoursGalerie de l’UQAMJudith-Jasmin Pavilion, Room J-R1201400 Berri Street (corner of Sainte-Catherine East), MontréalBerri-UQAM metro

Tuesday through Saturday, noon to 6 pmFree admission

InformationPhone: 514 987-6150www.galerie.uqam.ca / Facebook / Twitter / Instagram

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Source : Maude N. Béland, Press Relations OfficerPress Relations and Special Events Division, Communications ServicePhone: 514-987-3000, ext. 1707 beland.maude_n@uqam.ca twitter.com/MaudeNBeland

jeudi 16 février 2017
Le silence comme posture critique : « Pauline Boudry & Renate Lorenz. Silent » à la Galerie de l’UQAM

Dates : du 24 février au 8 avril 2017Vernissage : jeudi 23 février 2017, 17 h 30

En collaboration avec la Biennale de l’image en mouvement (Genève)Direction artistique : Andrea BelliniCommissaires : Caroline Bourgeois, Cecilia Alemani et Elvira Dyangani Ose

Le 16 février 2017 – La Galerie de l’UQAM et le Centre d’art contemporain de Genève s’associent pour présenter à Montréal un volet de la Biennale de l’image en mouvement 2016. Cette première collaboration s’inscrit dans une démarche de diffusion internationale de cet événement majeur qui se distingue de la plupart des biennales existantes en ce qu’il est constitué exclusivement d’œuvres nouvelles, toutes produites par le Centre et ses partenaires.

Parmi les 27 œuvres inédites produites cette année par la Biennale de l’image en mouvement, la Galerie de l’UQAM a choisi l’installation filmique Silent de Pauline Boudry & Renate Lorenz, deux artistes basées à Berlin. Présentée dans une salle d’une blancheur immaculée, Silent s’intéresse à la fois à l’expérience agressive d’être contraint au silence, et au silence comme acte de résistance performatif et puissant.

L’expositionSilent débute par l’interprétation de 4’33’’ de John Cage (1952). Convenant à n’importe quel instrument, la partition indique à la personne qui la performe de ne rien jouer pendant les 30 secondes, 2 min 23 s et 1 min 40 s que dure chacune des trois parties. Dans l’installation de Boudry & Lorenz, la musicienne Aérea Negrot interprète 4’33’’ sur une plateforme tournante installée dans un lieu public de Berlin, l’Oranienplatz, occupé entre 2012 et 2014 par un camp de réfugiés protestataires. Aérea Negrot chante ensuite une pièce composée spécialement pour le film.

Cher président_eVotre profil est vague,Vous êtes sans bras, sans cheveux, sans jambes, et sans sexeVotre ennemi est votre amant_eJ’ai besoin de maquillage, de sous-vêtements et d’hormones!

- Aérea Negrot dans Silent de Pauline Boudry & Renate Lorenz

Le silence a été décrit tantôt comme une expérience violente – « être réduit au silence » –, tantôt comme une puissante performance de résistance – réalisée par divers mouvements de désobéissance civile partout dans le monde. Silent cherche à savoir de quelle façon les deux s’entremêlent. L’œuvre est centrée sur la performance d’un acte silencieux, capable pourtant de faire place à l’agentivité, à la force et même au plaisir sans effacer les traces de violence ni la vulnérabilité. Entre « être en silence » et « se faire entendre », le film propose de percevoir un dialogue plutôt qu’une relation d’exclusion mutuelle.

Les artistesTravaillant en duo depuis 2007, Pauline Boudry & Renate Lorenz proposent des installations cinématographiques et des performances revisitant des documents du passé, photos, partitions ou films, puisant dans l’histoire des moments queer effacés ou illisibles. Ces travaux présentent des corpus qui sont en mesure de traverser et de tisser des liens entre les époques, laissant présager ainsi la possibilité d’un futur queer. Parmi leurs expositions solo récentes, on compte Portrait of an Eye, Kunsthalle Zürich (2015), Loving, Repeating, Kunsthalle Wien, Vienne (2015), Patriarchal Poetry, Badischer Kunstverein, Karlsruhe (2013), Aftershow, CAPC, Bordeaux (2013), Toxic Play in Two Acts, South London Gallery, Londres (2012), Contagieux! Rapports contre la normalité, Centre d´art contemporain de Genève (2011). Plusieurs catalogues s’intéressent à leur pratique : Temporal Drag, Hatje Cantz (2011), Aftershow, Sternberg Press (2014) et I Want, Sternberg Press (2016). À Montréal, on aura récemment pu apprécier leur travail dans l’exposition individuelle To Valerie Solanas and Marilyn Monroe in Recognition of their Desperation à La Centrale Galerie Powerhouse au printemps 2016. boudry-lorenz.de

La Biennale de l’image en mouvementDepuis sa création en 1985, la Biennale de l’image en mouvement se positionne comme une plateforme artistique de dialogue et d’échanges d’idées. Elle explore les vastes territoires des images en mouvement et cherche à donner du sens à cet extraordinaire foisonnement d’images qui envahit de plus en plus l’ensemble de la création contemporaine. Organisée par le Centre d’art contemporain de Genève, la Biennale de l’image en mouvement 2016 réunissait, du 9 novembre 2016 au 29 janvier 2017, 27 œuvres inédites, commandées, produites ou coproduites par le Centre d’art contemporain pour l’occasion. Elles prenaient la forme d’installations, de performances et de films. Sous la direction artistique d’Andrea Bellini, directeur du Centre d’art contemporain de Genève, la Biennale de l’image en mouvement 2016 était commissariée par Cecilia Alemani, directrice et curatrice de la High Line Art (New York), Caroline Bourgeois, curatrice et conservatrice de la Pinault Collection (Paris) et Elvira Dyangani Ose, curatrice, chargée de cours à la Goldsmiths University of London et conseillère pour la Fondazione Prada.

Activités gratuitesVisites commentées de l’expositionOffertes en tout temps. Réservations requises auprès de Philippe Dumaine, 514 987-3000, poste 3280, ou dumaine_allard.philippe@uqam.ca 

Partenaires

    

Adresse et heures d’ouvertureGalerie de l’UQAMPavillon Judith-Jasmin, salle J-R1201400, rue Berri, angle Sainte-Catherine Est, MontréalMétro Berri UQAM

Du mardi au samedi, de midi à 18 hEntrée libre

RenseignementsTél. : 514 987-6150www.galerie.uqam.ca / Facebook / Twitter / Instagram

English version

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Source : Maude N. Béland, conseillère en relations de presse Division des relations avec la presse et événements spéciaux Service des communications Tél. : 514 987-3000, poste 1707 beland.maude_n@uqam.ca twitter.com/MaudeNBeland

jeudi 16 février 2017
Silence as a critical posture: "Pauline Boudry & Renate Lorenz. Silent" at the Galerie de l’UQAM

Version française

Dates: February 24 to April 8, 2017Opening: Thursday, February 23, 2017 at 5:30 pm

Presented in collaboration with the Biennale of Moving Images (Geneva)Artistic direction: Andrea BelliniCurators: Caroline Bourgeois, Cecilia Alemani and Elvira Dyangani Ose

February 16, 2017 – The Galerie de l’UQAM and the Centre d’Art Contemporain de Genève are joining forces to present in Montréal a component of the Biennale of Moving Images 2016. This first collaboration is part of an international dissemination approach for this important event that distinguishes itself from most of the existing biennales by the fact that it is exclusively made up of new works, all of which are produced by the Centre and its partners.

Among the 27 new works produced by the Biennale of Moving Images, the Galerie de l’UQAM chose the film installation Silent by Pauline Boudry & Renate Lorenz, two artists based in Berlin. Presented in an impeccably white room, Silent is interested in the aggressive experience of being constrained to silence, and in silence as an act of powerful and performative resistance.

The exhibitionSilent starts with an interpretation of John Cage‘s score 4'33'' (1952). The score is conceived for any instrument and instructs its performer not to play their instrument during the entire duration of the three parts of 30s, 2m 23s and 1m 40s. In the Boudry and Lorenz installation, the musician Aérea Negrot performs the score on a rotating stage placed on Oranienplatz, a public square in Berlin where a refugee protest camp took place between 2012 and 2014. In a second part of the film, she performs a song, which has been composed for the occasion.

Dear President,Your profile is vague,You have no arms, no hair, no legs, and no sexYour enemy is your loverI need make-up, underwear and hormones!

- Aérea Negrot in Silent by Pauline Boudry & Renate Lorenz

Silence has been described either as a violent experience, as in being silenced, or as a powerful performative act of resistance, as it has been carried out by various disobedience movements around the world. Silent asks how both moments are intertwined. It focuses on the performance of a silent act, which might allow for agency, strength and even pleasure without erasing the traces of violence and vulnerability. The film suggests a dialogue between being silent and sounding rather than seeing them as mutually excluding.

The artistsWorking as a duo since 2007, Pauline Boudry & Renate Lorenz propose films and performances that revisit filmic and audio material from the past, excavating unrepresented or illegible moments of queer history. These works present a corpus capable not only of traveling across epochs, but also of imagining links between those epochs, so foreshadowing the possibility of a queer future. Their recent solo exhibitions include: Portrait of an Eye, Kunsthalle Zürich (2015), Loving, Repeating, Kunsthalle Wien, Vienna (2015), Patriarchal Poetry, Badischer Kunstverein, Karlsruhe (2013), Aftershow, CAPC, Bordeaux (2013), Toxic Play in Two Acts, South London Gallery, London (2012), Contagieux! Rapports contre la normalité, Centre d'art contemporain de Genève, Geneva (2011). Several catalogues have been published about their work: Temporal Drag, Hatje Cantz (2011), Aftershow, Sternberg Press (2014) and I Want, Sternberg Press (2016). The Montréal public has recently been able to appreciate their work in the solo exhibition To Valerie Solanas and Marilyn Monroe in Recognition of their Desperation at La Centrale Galerie Powerhouse in the Spring of 2016. boudry-lorenz.de

The Biennale of Moving ImagesSince its inception in 1985, the Biennale of Moving Images has provided a platform for art and ideas by surveying the ever-shifting territories of moving images while aiming to make sense of this extraordinary profusion of images that has progressively invaded all aspects of contemporary art. Organized by the Centre d’art contemporain de Genève, the 2016 Biennale of Moving Images featured, from November 9, 2016 to January 29, 2017, 27 new productions commissioned, produced and/or supported by the Centre d’art contemporain for the occasion. They were presented as installations, performances or films. Under the artistic direction of Andrea Bellini, director of the Centre d’art contemporain de Genève, the 2016 Biennale of Moving Images was curated by Cecilia Alemani, director and curator of the High Line Art (New York), Caroline Bourgeois, chief curator and conservator of the Pinault Collection (Paris) and Elvira Dyangani Ose, curator and lecturer in visual cultures at Goldsmiths, University of London, and member of the Thought Council at the Fondazione Prada.

Free activitiesGuided tours of the exhibitionAvailable any time. Reservations required with Philippe Dumaine, 514 987-3000, ext. 3280, or dumaine_allard.philippe@uqam.ca 

Support provided by

     

Address and opening hoursGalerie de l’UQAMJudith-Jasmin Pavilion, Room J-R1201400 Berri Street (corner of Sainte-Catherine East), MontréalBerri-UQAM metro

Tuesday through Saturday, noon to 6 pmFree admission

InformationPhone: 514 987-6150www.galerie.uqam.ca / Facebook / Twitter / Instagram

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Source : Maude N. Béland, Press Relations OfficerPress Relations and Special Events Division, Communications ServicePhone: 514-987-3000, ext. 1707 beland.maude_n@uqam.ca twitter.com/MaudeNBeland

jeudi 16 février 2017
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