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Communiqués de presse

Le 16 novembre 2011 – Le professeur Jacques Forest, du Département d’organisation et ressources humaines de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM (ESG UQAM), est l’auteur principal d’une recherche qui va à l’encontre des croyances populaires : la rémunération et les bonis de performance ne permettent pas une meilleure productivité des employés. Au contraire, ils peuvent occasionner la contre-productivité et l’épuisement professionnel.  

« Rémunération : Quelles sont les meilleures pratiques pour vous motiver? »
Cette recherche a été réalisée auprès de 836 membres de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec. Elle avait comme objectif de vérifier certaines hypothèses en lien avec les effets de la rémunération sur la motivation et la démotivation au travail.

Constats
Deux grands constats ressortent des travaux du chercheur. Premièrement, le salaire n’a pas toujours un impact sur la performance. Par exemple, les bonis de performance offerts aux employés augmentent effectivement l’effort au travail, mais ceux-ci ont un certain coût psychologique, soit une augmentation du niveau d’épuisement émotionnel lié au travail. Dans plusieurs cas, les bonis de performance rendent même les salariés moins performants et contre-productifs. 

Deuxièmement, travailler par intérêt et vocation augmente le bien-être et rend les employés plus performants que ceux travaillant principalement pour l’argent. La recherche démontre que les salariés qui œuvrent pour une cause sociale ou par intérêt pour le travail connaissent moins d’épuisement. On constate qu’en plus, ils mettent plus d’énergie et d’efforts à leur travail. Cette réalité touche autant les entreprises privées que publiques.

« Les entreprises accordent une importance disproportionnée au pouvoir motivationnel de l’argent car elles croient qu’ajouter encore et toujours plus d’argent (que ce soit en salaire, en avantages sociaux ou en bonis) mènera systématiquement à plus de bien-être et de performance, explique le chercheur. « Cette pensée semble être plus fausse que vraie. Des enquêtes indépendantes dans le domaine démontrent qu’entre 61 % et  93,5 % des gens continuent de travailler même s’il n’est financièrement pas nécessaire pour eux de le faire. L’argent peut donc être considéré comme un facteur important pour la relation d’emploi, mais ce n’est certainement pas le plus important. C’est pourquoi qu’au-delà d’un salaire juste et équitable, il est primordial de s’intéresser à la satisfaction des besoins psychologiques des employés plutôt que de vouloir augmenter leur rémunération.»

Le professeur Jacques Forest, lauréat du Prix de la relève professorale en recherche de l’ESG UQAM pour ses recherches sur la motivation et le plaisir au travail, prouve qu’au-delà des simples besoins matériels et économiques, la satisfaction des besoins psychologiques est un facteur important du fonctionnement optimal au travail que les organisations devraient prendre en considération.

Renseignements:
Jacques Forest
Département d'organisation et ressources humaines
Tél. 514 987-3000, poste 3310
Forest.jacques@uqam.ca

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Source: 
Marie-Sophie Trudeau, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Tél. : 514 987-3000, poste 6832
trudeau.marie-sophie@uqam.ca
twitter.com/MarieSoTrudeau

 

 

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