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Montréal, le 10 octobre 2018− Le Colloque Une virile imposture, construction du jeune homme dans la littérature est présenté par le groupe de recherche Figura de l’UQAM du 17 au 19 octobre. Force, courage, sens de l’honneur, goût de la conquête, de la gloire, sens du sacrifice, patriotisme, valeur de la belle mort (au combat et héroïquement), contrôle de soi, puissance sexuelle, etc. Il en faut beaucoup pour être un homme, un «vrai». Ou plutôt, il en faut beaucoup pour être un homme viril. C’est ce à quoi s’intéresseront les participants au colloque, lors duquel la philosophe Olivia Gazalé et l’anthropologue Mélanie Gourarier donneront les conférences d’ouverture et de fermeture.

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Bâtie à coup de stéréotypes, la virilité semble une construction sociale toujours historiquement située et utilisée pour théoriser la supériorité du masculin sur le féminin. Mais pour la philosophe Olivia Gazalé, les femmes ne sont pas les seules victimes de ce mythe de la virilité. Les oppresseurs seraient eux aussi oppressés par leur propre outil de domination [Gazalé, 2017]. Les hommes, constamment contraints de faire la preuve de leur masculinité, tentent de répondre tant bien que mal aux injonctions qu’imposent les stéréotypes de la virilité. Réduits à un nombre limité de caractères et de valeurs supposés les consacrer en tant qu’hommes, ils sont amputés d’une grande partie de leur vie psychique, sociale et familiale. Les masculinités gagneraient ainsi à s’emparer, comme les féministes l’ont fait et continuent de le faire, du profond travail de déconstruction des lieux communs et stéréotypes aliénants.

L’anthropologue Mélanie Gourarier émet l’hypothèse que l’état de crise serait constitutif de la virilité et ne serait, non pas la marque de son affaiblissement, mais l’outil de son affermissement : «la rhétorique de la crise de la masculinité […] [devrait être] ainsi appréhendée comme une ressource discursive potentiellement mobilisable, d’ailleurs historiquement mobilisée, afin de reproduire un ordre social qui, passant pour menacé, se transforme, s’ajuste et se normalise» [Gourarier, 2017: 11]. Alors, comment devenir homme quand les repères et les modèles donnés sont constamment perçus comme étant en danger?

Le mythe de la virilité et son état de crise permanent apparaissent ainsi, plus que jamais, une question qu'il convient de poser à la littérature puisque celle-ci se révèle être un terrain propice à leur déconstruction. Les romans font partie des rares lieux où il est possible de révéler cette imposture en mettant fin à l’idée d’une prétendue transparence et essentialité de la virilité. Ils appuient sur les zones d’ombre qui entourent ce mythe en mettant en scène, non pas une virilité triomphante, mais une virilité du désarroi. À partir d'angles critiques divers (ethnocritique, sociocritique, psychanalytique, historique, philosophique, etc.), le colloque Une virile imposture, construction du jeune homme dans la littérature traitera de la place de la littérature dans ce travail de déconstruction. Comment se façonne l’identité individuelle et sociale du jeune homme face aux injonctions à la virilité dans les textes? Comment les œuvres littéraires éprouvent le modèle pour exposer l'imposture qu’est la virilité? La littérature peut-elle être un lieu de reconfiguration de la masculinité face aux changements sociétaux? Ce sont autant de questions qui seront abordées lors du colloque.

Outre Olivia Gazalé et Mélanie Gourarier, l’événement accueillera les conférenciers suivants : Rachel Corkle (City University of New York), Nigel Lezama (Brock University), Émilie Bauduin (UQAM), Charlotte Coutu (UQAM/Université de Tempere, Finlande), Kasimir Sandbacka (Université d’Oulu, Finlande), Marie Scarpa (LEAL/Figura/CREM, Université de Lorraine), Simon Lanot (UQAM/Université de Lorraine), Sophie Ménard (LEAL/Figura, UQAM), Guy Larroux (Université de Toulouse), Jordan Diaz-Brosseau (UQAM), Maxime Foerster (Université méthodiste du Sud, Dallas), Sergio Coto-Rivel (Université de Nantes), Marie-Ève Laurin (CÉGEP Saint-Laurent) et Alexis Lussier (UQAM).
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Lieu du colloque
17 octobre
UQAM, pavillon Judith-Jasmin, salle J-4225
405, Sainte-Catherine Est
18 et 19 octobre
UQAM, pavillon Athanase-David, salle D-R200
Entrée via le pavillon des Sciences de la gestion (R) 
au 315, rue Sainte-Catherine Est

Accès au programme

Le colloque sera diffusé en simultané sur le site de l'Observatoire de l'imaginaire contemporain (OIC)
La philosophe Olivia Gazalé et l’anthropologue Mélanie Gourarier sont disponibles pour des entrevues.

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Les médias sont invités à confirmer leur présence auprès de la soussignée.

Source
Julie Meunier
Conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse
et événements spéciaux
meunier.julie@uqam.ca
514 987-3000, poste 1707
twitter.com/meunierj_1
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