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Communiqués de presse

Le 13 avril 2018 - La Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) a annoncé le 11 avril les projets qui obtiennent du financement de la part du Fonds des leaders John-R.-Evans, consacré aux infrastructures de recherche. Trois de ces projets sont menés par les professeurs Lucie Ménard (linguistique), Martine Hébert (sexologie) et Joshua Byers (chimie).

La somme totale des investissements, qui comprend la contribution du gouvernement du Québec (habituellement équivalente à celle versée par la FCI) et des fonds octroyés par des partenaires de la FCI, s'élève à près de 500 000 dollars pour l'UQAM.

Développement de la parole
Pour l'enfant, apprendre à parler est un défi de taille: à l'aide de la perception des sons et des mouvements faciaux qui l'entourent, le petit locuteur apprend à positionner ses lèvres, sa mâchoire et sa langue afin de produire un son qui sera bien perçu. Pour les enfants atteints de troubles de la parole (12 % des enfants au Québec), cet apprentissage se bute à des obstacles majeurs. Compte tenu du rôle prépondérant que joue la communication verbale dans la participation sociale et la réussite scolaire, il est crucial de s'intéresser au développement de la parole. Quel est le rôle exact des modalités sensorielles auditives, visuelles et tactiles dans le processus complexe qu'est l'apprentissage de la parole? Comment les positions de la langue, de la mâchoire et des lèvres sont-elles affectées par les troubles d'articulation? Comment fournir aux orthophonistes des outils d'intervention appropriés?

L'objectif général du programme de la professeure Lucie Ménard est d'étudier le développement de la parole de la naissance à l'âge adulte, chez 200 enfants au développement typique et atteints de troubles d'articulation, par le biais de la réalité virtuelle et de la capture de mouvement.

Afin de réaliser ce projet de recherche, la chercheuse obtient une somme de 210 028 dollars qui lui permettra de mettre sur pied une infrastructure à la fine pointe de la technologie – échographie, articulographie et système de réalité virtuelle immersive. Ses liens privilégiés avec les orthophonistes, audiologistes et psychologues du CHU Sainte-Justine permettront une analyse expérimentale des troubles de la parole chez les enfants en intégrant le point de vue clinique.

Les traumas interpersonnels et la résilience
Le Laboratoire de recherche sur les traumas interpersonnels et la résilience (LaRTIR) examine l'évolution du développement des enfants et des adolescents victimes d'agression sexuelle, de leurs symptômes, mais aussi de leur trajectoire de résilience devant cette expérience de vie adverse. Il se penche également sur une pratique d'intervention exemplaire et analyse la progression des jeunes pour optimiser la réponse à la thérapie.

La nouvelle infrastructure de recherche pour laquelle la professeure Martine Hébert reçoit 163 418 dollars permettra d'automatiser la création du profil sommaire individualisé, un outil novateur permettant de produire un portrait du jeune dès sa visite initiale au centre au sein duquel il reçoit des services. Ce profil permettra de mieux orienter le traitement qui lui sera offert. Il présente les résultats obtenus par l'enfant ou l'adolescent aux différents outils d'évaluation et les compare aux seuils cliniques et/ou à la moyenne d'une population témoin. Cette automatisation facilitera la transmission des profils aux intervenants et permettra de recueillir des données afin de tracer, pour chacun des centres d'intervention, un portrait annuel de la clientèle.

Le deuxième volet vise à développer une application pour tablette iPad afin de recueillir des informations au sujet du progrès en thérapie des enfants victimes d'agression sexuelle. Des informations sur le fonctionnement des enfants dans leurs différents milieux de vie (école, famille, amis) seront aussi recueillies. Grâce à cette application, il sera possible d'obtenir un suivi hebdomadaire des participants en mesurant l'évolution de leurs symptômes (stress post-traumatique, par exemple) et d'identifier les marqueurs potentiels d'abandon du traitement ou de non-réponse.

Les processus dynamiques des interfaces des nanomatériaux
La production et le stockage de sources d'énergie alternatives constituent l'un des principaux défis du développement de technologies durables. Les recherches du professeur Joshua Byers, qui reçoit la somme de 118 000 dollars, visent à découvrir de nouveaux matériaux pouvant être utilisés dans des applications telles que les dispositifs photovoltaïques, la photosynthèse artificielle et la décontamination des eaux usées.

Ses recherches se concentrent notamment sur la découverte et le développement de nouveaux matériaux et d'architectures d'électrodes qui pourraient améliorer l'oxydation électrocatalytique de l'eau pour la production durable d'hydrogène comme source de combustible – en lien notamment avec l'adoption de véhicules à pile à combustible.

Il se penche également sur la conversion photoélectrocatalytique des réactifs chimiques dissous dans les solutions aqueuses. La dégradation photocatalytique des polluants est déjà utilisée dans la dépollution des eaux usées et les recherches du professeur Byers visent à trouver de nouveaux matériaux permettant d'améliorer ce processus.

Cet article a été publié dans le journal Web Actualités UQAM, le 11 avril sous le titre Des fonds pour l'innovation.

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Source : Rose-Aline LeBlanc, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Tél. : 514 987-3000, poste 2248
leblanc.rose-aline@uqam.ca
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