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Le 13 juin 2011 - Dans le cadre des cérémonies de collations des grades de cinq de ses facultés, l'UQAM a décerné six doctorats honoris causa à des personnalités marquantes pour leur contribution exceptionnelle à la société. Il s'agit de :

  • Duncan Kennedy, Faculté de science politique et de droit, 10 juin, 19 heures;
  • Francine Lelièvre, Faculté des sciences humaines, 11 juin, 15 heures;
  • Lorraine Desmarais, Faculté des arts, 11 juin, 19 h 30;
  • Boris Cyrulnik, Faculté des sciences de l'éducation, 12 juin, 15 heures;
  • Larissa A. Grunig et James E. Grunig, Faculté de communication, 12 juin, 19 h 30.

Notons que l'UQAM a attribué, cette année, 10 000 diplômes, portant le nombre total de diplômés à 224 000.

Les cérémonies ont eu lieu à la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau de l'UQAM (300, boul. De Maisonneuve Est).

Faculté de science politique et de droit
Duncan Kennedy, professeur à la Faculté de droit de l'Université Harvard et principal initiateur du mouvement Critical Legal Studies

thumb_DHC-KennedyNé à Washington, en 1942, Duncan Kennedy a obtenu un baccalauréat en économie de l'Université Harvard avant d'entreprendre à l'Université Yale des études de droit, qu'il a complétées en 1970. Entré à la Harvard Law School comme assistant professeur de droit en 1971, il est nommé professeur en 1976. Il est Carter Professor of General Jurisprudence depuis 1996. Duncan Kennedy est l'un des principaux initiateurs du mouvement né en 1977, qui a pris nom de Critical Legal Studies. Ce mouvement cherchait à sortir le droit de son isolement académique et à montrer les liens organiques qui l'unissent à la science politique et, plus largement, aux sciences sociales. Le professeur Kennedy a publié, en 1997, l'un des livres les plus importants des 25 dernières années sur la théorie générale du droit aux  États-Unis, A Critique of Adjudication. Deux de ses livres ont été traduits en français récemment, ayant pour titres Sexy dressing, violences sexuelles et érotisation de la domination, qui est une contribution importante aux théories féministes dans le champ des études juridiques, et L'enseignement du droit et la reproduction des hiérarchies professionnelles qui, lors de sa parution en version intégrale à compte d'auteur, en 1983, a ébranlé durablement les fondements de l'enseignement du droit dans les facultés et écoles de droit américaines.

Faculté des sciences humaines
Francine Lelièvre, fondatrice, conceptrice et directrice générale de Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal

thumb_DHC-LelievreHistorienne et pédagogue de formation, Francine Lelièvre enseigne d'abord l'histoire à Rimouski, au cégep et à l'université, pendant cinq ans. En 1973, elle entre au service de l'organisme fédéral Parcs Canada. Elle complète ensuite sa formation par des stages dans plusieurs musées européens, ainsi qu'à l'Université de Toronto. À Parcs Canada, elle dirige la recherche et la mise en valeur de nombreux lieux historiques. En 1982, elle devient Chef des services d'interprétation, d'animation et de mise en valeur pour le Québec, et donc responsable de 30 parcs, lieux historiques et sites nationaux. Après un bref mandat comme directrice des expositions au Musée de la civilisation à Québec, elle crée, en 1987, son entreprise de services conseils. À la fin des années 1980, reconnue comme l'une des spécialistes de la muséologie historique au Québec, elle se voit confier le plus important mandat de sa carrière, à l'occasion du 350e anniversaire de la ville de Montréal, celui de concevoir et d'implanter un nouveau musée consacré à l'histoire et à l'archéologie. Fondatrice, conceptrice et directrice du projet de Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, elle en deviendra la directrice générale, en 1992, poste qu'elle occupe toujours. 

Faculté des arts
Lorraine Desmarais, pianiste de jazz, compositrice et professeure

thumb_DHC-LorraineDemarais-1Née à Montréal en 1956, Lorraine Desmarais a développé très jeune ses dons musicaux en rejouant sur le piano familial des mélodies qu'elle entendait à la radio. Elle a complété un baccalauréat en musique à l'Université de Sherbrooke en 1977, suivi d'une maîtrise accompagnée d'un premier prix en piano classique en 1979, tout en se produisant avec le McGill Jazz Ensemble. Elle parfait sa formation musicale avec les pianistes de jazz Armas Maiste à Montréal, Kenny Barron à New York, et le célèbre professeur de Boston, Charlie Banacos, qui l'ont aidée à peaufiner ses talents d'improvisatrice. La jeune carrière de Lorraine Desmarais prend un tournant décisif lorsqu'elle reçoit, en 1984, le prix Yamaha du Festival International de Jazz de Montréal et qu'elle enregistre l'année suivante, l'album Trio Lorraine Desmarais, qui obtient le Félix du meilleur album de jazz de l'ADISQ. Elle remporte, en 1986, le premier prix au Great American Jazz Piano Competition, du Festival de Jacksonville en Floride. Lorraine Desmarais joue en solo, duo, trio, quartette ou big band, tous les cas de figure lui réussissent. La pianiste est aussi professeure de piano jazz au cégep de Saint-Laurent, depuis 1979.

Faculté des sciences de l'éducation
Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, psychanalyste, éthologue, enseignant et essayiste

thumb_DHC-CyrulnikNeuropsychiatre, psychanalyste, éthologue, enseignant et essayiste, Boris Cyrulnik est un modèle remarquable de scientifique qui a su tirer parti des connaissances acquises dans les domaines des sciences du vivant et des sciences humaines, pour articuler une pensée critique et novatrice, aux applications thérapeutiques multiples en psychologie, pédagogie et psychoéducation. Né en 1937 à Bordeaux, il a fait ses études à la Faculté de médecine de Paris et à l'Institut de psychologie. En plus d'enseigner la médecine et la psychologie à l'Université de Marseille, il a dirigé le Groupe de recherche en éthologie clinique de l'Hôpital Toulon-La Seyne et servi d'expert à l'Organisation mondiale de la santé et à plusieurs ministères en France. Boris Cyrulnik a su transcender son parcours de vie difficile pour développer une analyse forte du concept de résilience qu'il a expliqué et illustré, avec sa vision unique de scientifique, dans un grand nombre d'ouvrages. Son Autobiographie d'un épouvantail, traduite en huit langues, a remporté le Prix Renaudot de l'essai en 2008 et s'est vendue à des centaines de milliers d'exemplaires à travers le monde.

Faculté de communication
Larissa A. Grunig, professeure émérite de l'Université du Maryland et importante contributrice à la recherche théorique et empirique dans le domaine des relations publiques et des communications

thumb_DHC-LarissaGrunigProfesseure émérite de l'Université du Maryland depuis 2005, Larissa Grunig a débuté sa carrière comme journaliste et consultante. À compter de 1985, elle poursuit sa carrière à titre de professeure à l'Université du Maryland, tant à l'École de journalisme qu'au Département de communication. Elle est également professeure associée au programme d'études féministes et à l'École d'affaires publiques de la même université. Dans une étude menée en 1990 par la publication PR Reporter auprès des professionnels des relations publiques aux États Unis, Larissa Grunig faisait partie des sept enseignants les plus souvent nommés comme modèle ou mentor ayant le plus contribué au développement et à la transmission des connaissances en relations publiques. La même année, elle était également nommée par la revue PR Week comme faisant partie des 100 personnes les plus influentes du siècle en relations publiques. Le couple Larissa et James Grunig, en collaboration avec David M. Dozier, publient en 2002 leur ouvrage le plus important en termes de profondeur, Excellent Public Relations and Effective Organizations: A Study of Communication Management in Three Countries, qui leur a valu le prix PRIDE de la National Communication Association.

Faculté de communication
James E. Grunig, professeur émérite de l'Université du Maryland et important contributeur à la recherche théorique et empirique dans le domaine des relations publiques et des communications

thumb_DHC-JamesGrunigConsidéré comme le père des relations publiques modernes, selon l'Association internationale des relations publiques, James Grunig est professeur émérite de l'Université du Maryland où il enseigne depuis 1969. Parmi ses contributions marquantes, il propose, au début des années 1980, une nouvelle approche paradigmatique en relations publiques basée sur l'identification de quatre modèles de pratique, soit la promotion, l'information, la conviction et le dialogue. L'importance du dialogue et de la prise en compte des positions des publics est aujourd'hui reconnue internationalement par les associations professionnelles et les programmes d'enseignement du domaine des relations publiques, dont celui de l'UQAM. Il a dirigé, de 1985 à 2002, un projet de recherche de très grande envergure financé par l'International Association of Business Communicators Research Foundation et qui a donné lieu à la publication de l'ouvrage Excellent Public Relations and Effective Organizations: A Study of Communication Management in Three Countries.

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Source: 
Jenny Desrochers, conseillère en relations de presse
Division des relations avec la presse et événements spéciaux
Service des communications
Tél. : 514 987-3000, poste 7730
desrochers.jennifer@uqam.ca

twitter.com/JennyDesrochers

 

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